19/11/2007

INTERNET : Monopoles et protection du droit des personnes

L’enquête de la Commission européenne sur le rachat de DoubleClick par Google n’a pas que des aspects commerciaux…

DECRYPTAGE RELATIO :Le problème est triple. Il se pose sur trois décors. Qui mettent en relief des vertus « européennes » trop peu partagées dans ce monde-jungle

>>>Concurrence : attention aux monopoles ou aux positions trop dominantes ! Les « eurocritiques » qui dénoncent le « libéralisme » de l’Union oublient à quel point la Commission joue un rôle irremplaçable de gendarme du « marché »…

>>>Consommation : les droits des consommateurs sont mieux défendus dans l’Union qu’ailleurs.

>>>Morale ou éthique : en termes de gouvernance d’Internet, les Européens par les textes communautaires et les Conventions du Conseil de l’Europe, sont en flèche pour concilier progrès technologique, droits de l’homme, libertés individuelles…même si, dans la foulée de la Conférence de Rio beaucoup reste à faire.

Alors que Facebook s'apprête à vendre le profil de ses internautes à des publicitaires (ce qui doit soulever bien des objections !), la Commission européenne a donc bloqué temporairement, le rachat de la régie publicitaire « DoubleClick » par « Google »…

En avril dernier, le géant américain avait annoncé vouloir racheter « DoubleClick » pour 3,1 milliards de dollars (2,12 milliards d'euros). Depuis, les autorités australiennes de la concurrence et le régulateur brésilien ont donné leur feu vert. De son côté, l'exécutif européen a annoncé ouvrir une enquête approfondie sur les risques de "pratiques anticoncurrentielles"  et de "préjudices aux consommateurs". La direction de la concurrence s'engage dans une analyse de cinq mois et devra se prononcer le 2 avril prochain.

« Nous sommes évidemment déçus », explique à la presse Eric Schmidt, le PDG de Google. « Nous cherchons à éviter des délais supplémentaires qui nous désavantageraient dans la concurrence avec Microsoft, Yahoo!, AOL et d'autres, dont les acquisitions sur le marché de la publicité en ligne ont déjà été approuvées », a-t-il ajouté. Eric Schmidt fait notamment référence à l'achat, en mai, par Microsoft, de « aQuantive », le groupe spécialisé dans le marketing interactif, pour 6 milliards de dollars.

La Commission européenne , officiellement, ne s'intéresse qu'à l'impact que ce rachat aura sur le marché, mais il est clair que les critiques portent principalement sur les risques d'atteintes à la vie privée… La Commission des Libertés du Parlement européen devrait d’ailleurs jouer un rôle de vigilance plus grand qu’actuellement en ce domaine… Google est déjà un colosse de l'information. Soit. Sa réussite n’est pas le fruit du hasard. Mais si l’on ajoute au géant incontournable « DoubleClick », on se retrouve face à un colosse qui, selon la formule d’un parlementaire américain, « en saura plus sur vous et moi que n'importe qui à l'exception de ma mère et des impôts ».

« DoubleClick » est la plus importante société de publicité ciblée en ligne. Elle agit comme un intermédiaire entre annonceurs et éditeurs de sites Internet, en organisant le placement de publicité sur les pages web. Aux Etats-Unis, la Federal Trade Commission (FTC) devrait rendre un avis d'ici la fin de l'année. Voilà sept ans déjà, la FTC s'était déjà inquiétée (à juste titre) du rachat par « DoubleClick » d'  « Abacus », le plus importante des bases de données personnelles américaines…

C’est la protection de ces données personnelles qui devient une vraie priorité à l’échelle planétaire.

Le Forum de Rio n’a pas manqué de le souligner, notamment sous l’influence du Conseil de l’Europe. Application concrète sous forme de question : Comment donner une "plus grande indépendance" à l'ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers), organisme américain chargé par les Etats-Unis de la gestion des noms, adresses et numéros sur le réseau mondial. Le coordinateur exécutif du FGI, Markus Kummer, a affirmé que la discussion avait "bien avancé" depuis la précédente réunion à Athènes (en 2006) et qu'elle serait "encore approfondie" en 2008 en Inde, probablement à New Dehli.D’ici là, cette question sera étudiée de près par le Conseil de l’Europe.

 

Forum sur la gouvernance de l'Internet
(12-15 novembre - Rio, Brésil)

Dossier ''Forum sur la gouvernance de l'Internet''
Vidéos de la conférence
Points forts - 14 novembre
Points forts - 13 novembre
Points forts - 12 novembre

 

5e283f58154c22c7c537ad4f4247bcda.pngSUR RELATIO >>>>>>>>>>>>>>>> ET >>>>>>>>

 

05/11/2007

APPEL CONTRE LA STATISTIQUE ETHNIQUE

Un communiqué de SOS RACISME STRASBOURG >>>>>>>>>>>>>>&...

20770 personnes ont signé l'appel en ligne

>>Voir les signatures

>>>>> SIGNEZ L'APPEL <<<<<

En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », «et de quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..

Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé :

>>>>> SIGNEZ L'APPEL <<<<<

Je refuse les « statistiques ethniques »...

 

Je refuse que quiconque me demande ma couleur de peau, mon origine et ma religion. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants, mes parents. Je refuse que mon identité soit réduite à des critères d’un autre temps, celui de la France coloniale, ou de Vichy.

Je refuse l’idée que la lutte contre les discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de catégories ethnoraciales. Le prétendre est une manipulation intellectuelle et politique. Je refuse d’accepter que le regard et l’investigation se posent sur les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations. La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme par exemple, le testing. Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes pour les sanctionner plus sévèrement. Je refuse qu’une prétendue caution scientifique consolide des stéréotypes racistes qui continuent malheureusement à travailler de l’intérieur la société française.

Je refuse que l’Etat réhabilite un référent racial ethnique ou religieux pour établir des « statistiques ethniques ».

>>>>>>>>>>>>

Je refuse de modifier les fondements de notre République, et demande au Conseil Constitutionnel de ne pas valider l’article 63 de la loi sur l’immigration.

 

04/11/2007

WEB: Halte aux proxénètes de l'info-intox!

 

DESINFORMATION : Confidences en guise

de Défense et illustration de… Sarkozy.

« Sarko, l’Américain » : un « agent » de l’Oncle Sam ?

Le « réseau Voltaire » devrait avoir la décence de changer de nom…

7a2956bdf21090d4570f2f1301ff0cf8.jpgRUE89 éprouve le besoin de s’étendre, pour les leur tordre le cou,  sur des fausses infos diffusées par le « réseau Voltaire », l’un des champions toutes catégories de l’intox sur internet, et reprises sur d'innombrables blogs. Un réseau qui devrait avoir la décence de changer de nom, tant il insulte ce philosophe que l’on devrait tellement relire en cette période liberticide et lâche.  

Voici une preuve de plus de l’extrême difficulté de lutter contre les effets pervers d’Internet « grande machine à rumeurs ». Sarkozy se voit d'avoir été "formé" par les Américains, voire d'être un "agent" américain. Du coup, l’effet boule de neige du web en folie, accrédite cette connerie immonde !

A la base de cette accusation, un voyage d'étude aux Etats-Unis effectué par Nicolas Sarkozy dans les années 80 alors qu'il était maire de Neuilly, à l'invitation du département d'Etat dans le cadre de son Programme d'invitation de personnalités étrangères.

SIX SEMAINES QUI VALENT DES ANNEES

Et alors ? Confidence : ce programme, j’en ai bénéficié aussi.  Et je ne regrette en rien d’avoir grâce à lui passé six semaines (plus que la norme de ce type de bourse) à sillonner les Etats-Unis, à rencontrer des membres du Congrès, des conseillers de la maison Blanche, des responsables du département d'etat,et les meilleurs chercheurs, experts ou acteurs  des domaines qui m’intéressaient : la presse et le média (bien sûr), les minorités (Noirs , Portoricains,Indiens, Amish, Mexicains, Chinois, "Français" de Louisiane), les rouages du complexe militaro-industriel et les multinationales... 

LIRE LA SUITE >>>>>>>>>>>

24/10/2007

En relief sur RELATIO

Les populismes européens en débat

>>> « Vous avez dit « populiste ? », par Daniel RIOT

>>>  Le dossier d’euro/topics  

A LIRE AUSSI:

>>> Traité de Lisbonne : Polémique avec un Noniste, par Daniel RIOT 

>>>  La Pologne nouvelle accepte la Charte des droits fondamentaux

>>> Tests adn : le coup de gueule du New-York Times

>>> Suisse :Le triomphe de Blocher

 

09/10/2007

Strasbourg: Le Conseil de l'Europe lance un site web consacré à la formation des juges et procureurs aux droits de l'homme

Le Conseil de l'Europe a lancé aujourd'hui un site web visant à aider ses 47 États membres à intégrer les droits de l'homme dans la formation des juges et procureurs, dans le cadre du programme européen d'éducation relative aux droits de l'homme pour les professionnels du droit (programme HELP).

Le programme vise à s'assurer qu'en 2009 les normes de la Convention européenne des Droits de l'Homme (CEDH), telles qu'interprétées par la Cour européenne des Droits de l'Homme seront pleinement intégrées aux programmes nationaux de formation professionnelle des juges et des procureurs dans tous les États membres et feront partie intégrante de leurs connaissances de base.

Le site, à l'adresse http://www.coe.int/help, contient des programmes types sur la CEDH, un manuel sur la méthodologie de la formation et un ensemble de matériels pédagogiques (diapositives, études de cas, tribunaux fictifs) à utiliser par les formateurs dans les États membres.

Le site est public avec interface restreint, accessible uniquement avec un mot de passe, à l'intention des juges, des procureurs et des formateurs dans les structures nationales de formation pour le judiciaire. Cette partie du site est interactive avec des outils permettant l'échange de matériels et l'examen de questions pertinentes.

Le lancement de ce site web coïncide avec la deuxième réunion annuelle du programme HELP. Les correspondants de la formation aux droits de l'homme, qui représentent les structures de formation destinées aux  juges et procureurs dans les 47 États membres du Conseil de l'Europe, participent à la réunion, qui se tient aujourd'hui à Strasbourg.

Le Programme HELP, lancé en 2006, fait partie de l'action du Conseil de l'Europe visant à assurer l'efficacité continue de la Cour européenne des Droits de l'Homme et à renforcer la mise en oeuvre de la CEDH au niveau national. Des moyens sont nécessaires pour réduire le volume d'affaires devant la Cour. Quelque 90 000 requêtes individuelles sont actuellement en instance.

Pour plus d'informations : http://www.coe.int/t/dc/files/themes/cedh/default...

07/10/2007

POUR OU CONTRE la dépénalisation du droit des affaires

DONNEZ VOTRE AVIS, VOTEZ >>>>>>

16/09/2007

Chantal Cutajar :Les combats contre l'antisémitisme, les racismes et les discriminations continuent

DpJ reprend ici l'article publié par Chantal Cutajar sur son blog personnel et sur son blog politique à la suite des articles de presse sur les rumeurs éhontées et les désinformations dont elle a été l'objet. Cette campagne a touché évidemment le Droit pour la Justice dont les engagements citoyens ne sont évidemment pas apprécié dans tous les milieux....

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A propos d'une campagne de dénigrement

La presse s’en est fait l’écho. Sur ce blog politique comme sur mon blog personnel, je me suis abstenue délibérément  de tout commentaire. Ce n’était évidemment pas à moi de nourrir (même indirectement par des démentis) une rumeur sans fondement lancée en janvier dernier, relancée en juin et réactivée en septembre (à la veille de ma rentrée politique annoncée) par des rumeurs de ville reprises sur des blogs.

Cette « affaire » qui n’aurait jamais en être  une vient de se terminer par une déclaration de la Présidente de l’Université Robert Schuman : « L'université doit encourager l'innovation pédagogique, il n'y a donc pas lieu de laisser ouvert ce dossier ».    Le dossier est donc clos, comme écrivent les DNA.  

J’ai rédigé un communiqué publié dans les DNA : « Mon combat contre l’antisémitisme, le négationnisme, le racisme et les discriminations est utile et juste.

Ce combat, je le mènerai partout où je serai. A l’Université, et dans la sphère politique.

Je suis heureuse de la décision prise par la Présidente de l’URS. Je saisirai les instances universitaires afin d’adapter le règlement d’examen aux actions pédagogiques et de solidarité tournées vers la cité et au service de valeurs fondamentales.

J’introduirai une action en diffamation contre quiconque, sans exception, et en quelque lieu que soit, y compris dans l’enceinte du Conseil municipal de Strasbourg, propagerait des informations et des rumeurs portant atteinte à mon honneur, ma réputation et ma probité professionnelle, quelque soit le moyen de diffusion ».

Je m’en tiens là. J’ajouterai seulement trois choses qui me semblent essentielles :

1)     Je suis vraiment désolée que l’honneur des étudiantes et des étudiants qui ont travaillé  beaucoup et bien  dans ces opérations ait été atteints à travers les attaques dont j’ai été l’objet. Il n’y a eu ni « surnotation », ni « surprime », ni « cadeau  bonux pour les fayots » comme j’ai pu le lire. Les points attribués étaient justifiés non par le volontariat mais par la qualité et la quantité du travail fourni et des prestations effectuées. Les travaux qui à mes yeux ne méritaient pas une note d’excellence ont été soit retournés soit retravaillés. En quoi une note d’excellence pour un travail excellent peut-elle être « discriminatoire » ? Chaque étudiant pour cette option a travaillé au moins 135 heures!

2)     Contrairement à ce qui a été dit et écrit, la médiatisation de mon cours au Struthof et de mes cours n’a pas été faite pour faire « mousser » qui que ce soit et surtout pas moi. Je déplore même qu’elle n’ait pas été plus grande cette année : 1000 lycéens ont été concernés par ces cours d’éveil.

3)     J’espère que cette action, menée à Strasbourg et à Marseille, continuera à avoir un effet boule de neige et devienne une opération nationale voire européenne puisqu’elle s’inscrit dans le cadre de campagnes pédagogiques stimulées par le Conseil de l’Europe.(Année de l'égalité des chances , notamment)

Merci à celles et à ceux qui dans cette épreuve (car épreuve, il y a) m’ont soutenue et ont continué à me faire confiance.

Les attaques injustes dont j’ai été l’objet et qui atteignent toutes celles et ceux qui travaillent avec moi pour développer une pédagogie active du droit (il s’agit  surtout et d’abord de cela) me confortent dans ma détermination de continuer à défendre les causes qui me semblent essentielles dans l’application des droits de l’homme. L’antisémitisme, les racismes, les discriminations en tous genres ne sont pas seulement des fautes morales, mais constituent des délits.

Chantal CUTAJAR

LIRE MON MEMO SUR MON INITIATIVEChantal CUTAJAR. DROIT ET DISCRIMINATIONS.doc

A LIRE AUSSI >>>>>

LE BLOG POLITIQUE DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>>

LE BLOG PERSONNEL DE CHANTAL CUTAJAR >>>>>

 

04/09/2007

Lu dans LIBERATION: La dernière "trouvaille" des négationnistes...

Sur YouTube, Faurisson se cache derrière un baiser lesbien
Quand visionner des vidéos coquines mène directement vers une propagande négationniste.
Par Arnaud Vaulerin
LIBERATION.FR : lundi 3 septembre 2007
      
YouTube pris dans le piège négationniste. Pendant au moins deux jours, des images qui enfreignent la loi Gayssot contre la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les Nazis ont été diffusées sur le site de vidéos en ligne, avant d'être retirées lundi en fin d'après-midi.

A première vue pourtant, les images proposées n'ont rien de choquant, ni de condamnable. Bien au contraire. Le document s’appelle Bisous sur la bouche! La photo d’appel de la vidéo montre deux jeunes adolescentes asiatiques habillées en écolières sages qui s’embrassent du bout de la langue. Dans une autre version également en ligne, qui emprunte beaucoup plus à l’imagerie porno, deux femmes s’échangent  langues et regards dans un face-à-face lesbien. Une troisième version, Jolie Vanessa, montrant une jolie métisse, a été également disponible pendant plusieurs jours.

Mais derrière ces deux clichés, en guise de film érotique 6 minutes 52 avec Robert Faurisson, le négationniste plusieurs fois condamné pour avoir nié l’existence des chambres à gaz «qui n’ont pu être qu’imaginaires», assène l'historien négationniste.

Le document intitulé «Le problème des chambres à gaz» revient très longuement sur les élucubrations de Faurisson. Au début de ce petit film de médiocre qualité, le négationniste se présente comme un «professeur à Lyon -II». Il dit avoir 52 ans. Ce qui indique que le film a dû être tourné en 1981, Faurisson étant né en 1929.

Ce document a été mis en ligne il y a deux jours indique YouTube, par un certain Maranache. Sur son espace personnel l'auteur précise qu’il s’est inscrit le 4 avril 2007, qu’il s’est connecté pour la dernière fois vers 11 heures lundi matin, qu’il a 25 ans et qu'il vit en Bolivie.

Plus intéressant, cette page où Maranache compile toutes ses vidéos témoigne de la tentative de contagion extrémiste via YouTube. Ainsi, sur les 8 documents proposés, trois au moins sont des campagnes de promotion pour le Front national ou pour les idées d’extrême droite.

Le décorum est toujours le même: une image aguichante et, derrière, les grosses caisses de la propagande. Ainsi, Melody n’est pas le clip d’une quelconque chanteuse, actrice ou danseuse mais un appel à voter pour Le Pen à la présidentielle de 2007. La vidéo a été mise en ligne il y a quatre mois. Autre film, Malinka. Soit un clip pathétique, véritable ode au patriarche Le Pen, sur l’air de Quelque chose de Tennessee de Johnny Hallyday: «On a tous quelque chose en nous de Jean-Marie, cette envie de prolonger la France», etc. Le reste est à l’avenant.

Contactée par Libération lundi, Google France (YouTube appartient à Google), précise qu’une «vidéo est retirée quand un utilisateur la signale comme un contenu incorrect ou bien quand le film enfreint la loi». Et ajoute qu’elle ne pourra avoir plus de précision avant plusieurs heures, le temps de contacter YouTube aux Etats-Unis. Mais en fin d'après-midi, les films ont été retirés du site à la demande des «juristes de Youtube», annonce Google France. Les «utilisateurs d'ordinateurs à IP (numéro d'identification de la machine, ndlr) française, allemande ou polonaise» ne pourront plus les visionner. La loi dans chacun de ces pays les protège des tentations négationnistes. Ailleurs, Faurisson peut débiter ses élucubrations

Lu dans LIBERATION: La dernière "trouvaille" des négationnistes...

Sur YouTube, Faurisson se cache derrière un baiser lesbien
Quand visionner des vidéos coquines mène directement vers une propagande négationniste.
Par Arnaud Vaulerin
LIBERATION.FR : lundi 3 septembre 2007
      
YouTube pris dans le piège négationniste. Pendant au moins deux jours, des images qui enfreignent la loi Gayssot contre la négation de l’ampleur ou de la réalité du génocide juif perpétré par les Nazis ont été diffusées sur le site de vidéos en ligne, avant d'être retirées lundi en fin d'après-midi.

A première vue pourtant, les images proposées n'ont rien de choquant, ni de condamnable. Bien au contraire. Le document s’appelle Bisous sur la bouche! La photo d’appel de la vidéo montre deux jeunes adolescentes asiatiques habillées en écolières sages qui s’embrassent du bout de la langue. Dans une autre version également en ligne, qui emprunte beaucoup plus à l’imagerie porno, deux femmes s’échangent  langues et regards dans un face-à-face lesbien. Une troisième version, Jolie Vanessa, montrant une jolie métisse, a été également disponible pendant plusieurs jours.

Mais derrière ces deux clichés, en guise de film érotique 6 minutes 52 avec Robert Faurisson, le négationniste plusieurs fois condamné pour avoir nié l’existence des chambres à gaz «qui n’ont pu être qu’imaginaires», assène l'historien négationniste.

Le document intitulé «Le problème des chambres à gaz» revient très longuement sur les élucubrations de Faurisson. Au début de ce petit film de médiocre qualité, le négationniste se présente comme un «professeur à Lyon -II». Il dit avoir 52 ans. Ce qui indique que le film a dû être tourné en 1981, Faurisson étant né en 1929.

Ce document a été mis en ligne il y a deux jours indique YouTube, par un certain Maranache. Sur son espace personnel l'auteur précise qu’il s’est inscrit le 4 avril 2007, qu’il s’est connecté pour la dernière fois vers 11 heures lundi matin, qu’il a 25 ans et qu'il vit en Bolivie.

Plus intéressant, cette page où Maranache compile toutes ses vidéos témoigne de la tentative de contagion extrémiste via YouTube. Ainsi, sur les 8 documents proposés, trois au moins sont des campagnes de promotion pour le Front national ou pour les idées d’extrême droite.

Le décorum est toujours le même: une image aguichante et, derrière, les grosses caisses de la propagande. Ainsi, Melody n’est pas le clip d’une quelconque chanteuse, actrice ou danseuse mais un appel à voter pour Le Pen à la présidentielle de 2007. La vidéo a été mise en ligne il y a quatre mois. Autre film, Malinka. Soit un clip pathétique, véritable ode au patriarche Le Pen, sur l’air de Quelque chose de Tennessee de Johnny Hallyday: «On a tous quelque chose en nous de Jean-Marie, cette envie de prolonger la France», etc. Le reste est à l’avenant.

Contactée par Libération lundi, Google France (YouTube appartient à Google), précise qu’une «vidéo est retirée quand un utilisateur la signale comme un contenu incorrect ou bien quand le film enfreint la loi». Et ajoute qu’elle ne pourra avoir plus de précision avant plusieurs heures, le temps de contacter YouTube aux Etats-Unis. Mais en fin d'après-midi, les films ont été retirés du site à la demande des «juristes de Youtube», annonce Google France. Les «utilisateurs d'ordinateurs à IP (numéro d'identification de la machine, ndlr) française, allemande ou polonaise» ne pourront plus les visionner. La loi dans chacun de ces pays les protège des tentations négationnistes. Ailleurs, Faurisson peut débiter ses élucubrations

13/08/2007

Un nouveau site web pour la Conseil consultatif de procureurs européens

info RELATIO

Le Conseil consultatif de procureurs européens dispose désormais d'un nouveau site internet. Outre les fonctionnalités standards, le site offre une meilleure lisibilité grâce à des outils de navigation simples et efficaces.

A DECOUVRIR >>>>

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A propos du CCPE...

 

 Ses origines


Le Conseil consultatif de procureurs européens (CCPE), organe consultatif du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, a été créé par décision des Délégués des Ministres le 13 juillet 2005, afin d’institutionnaliser la Conférence annuelle des Procureurs généraux d’Europe (CPGE).

La CPGE avait été lancée à Strasbourg pour assurer le suivi de la Recommandation Rec(2000)19 sur le rôle du Ministère Public dans le système de justice pénale et s’est réunie chaque année jusqu’en 2006. En institutionnalisant ce forum, le Comité des Ministres, ainsi que son Comité européen pour les problèmes criminels (CDPC), reconnaissent l’importance d’associer étroitement les Ministères Publics de ses Etats membres à ses travaux visant le développement de politiques et d’instruments juridiques communs relatifs à leur fonctionnement et à leurs activités professionnelles.

La première réunion du CCPE a eu lieu le 6 juillet 2006 à Moscou. La 2ème réunion aura lieu du 28 au 30 novembre 2007 à Strasbourg.

Programme cadre d’action global pour les travaux du CCPE

EN SAVOIR PLUS >>>>>

LIENS UTILES >>>>>>>

 

Deux associations européennes ont un statut d'observateurs au CCPE: 

- l'Association internationale des procureurs,

- l’Association "Magistrats européens pour la démocratie et les libertés" (MEDEL).

Toutes les notes