20/11/2007

Journée(s) mondiale(s) pour l'élimination des violences à l'égard des femmes

ACTIONS

25 novembre - 10 décembre 2007 : Action de solidarité

Le 25 novembre a été proclamé par l'ONU "Journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes".
Les Etats, les organisations intergouvernementales, les associations, sont invitées à cette occasion à sensibiliser l'opinion publique à ce problème.

Un certain nombre d'associations à travers le monde organisent à cette occasion 16 jours d'action publique, du 25 novembre au 10 décembre (Journée internationale des droits de l'homme). C'est le cas d'Amnesty International.

Nous vous proposons cette année d'agir en envoyant quelques lignes sur une simple carte postale de votre choix à 5 femmes ou associations qui défendent les droits des femmes.

Un simple message de soutien peut faire beaucoup.
C'est un encouragement précieux pour celles qui agissent dans des conditions difficiles, pour celles qui sont directement touchées par ces violences.
C'est la reconnaissance de leur courage et de leur combat face aux autorités de leur pays auxquelles elles se heurtent.
Soutenez les femmes et les associations qui luttent contre ces violences.

Pour en savoir plus et agir : nos pages spéciales

 

Dans le cadre de notre campagne "Soutenir les femmes Défenseures au Zimbabwe", nous vous proposons d'agir en faveur de :

Irene Petras
Avocats du Zimbabwe pour les droits humains


Mary Sandasi

Réseau de soutien femmes et SIDA (WASN)

 

SAVOIR et FAIRE SAVOIR

L'Observatoire national de la délinquance a publié le 12 novembre les résultat d'une enquête menée avec l'INSEE concernant les violences physiques ou sexuelles commises en France en 2005 et 2006.

Elle a été réalisation auprès des victimes (échantillon de plus de 11 200 personnes), début 2007.

Pour la période 2005 et 2006, on estime que :
- plus de 340 000 femmes ont été victimes de violences de leur conjoint
- 120 000 femmes ont été victimes de violences de la part de leur ex-conjoint.

Pour plus d'informations :
www.inhes.interieur.gouv.fr

Rendez-vous / Autres actualités majeures d'Amnesty International

Pour connaître les rendez-vous d'Amnesty International près de chez vous : consultez l'agenda du site

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RELIRE SUR RELATIO >>>>>>>>

LIENS RELATIO >>>>>>

LIVRES: Les persécutions des femmes

SUGGESTION RELATIO 
Persécution des femmes
Savoirs, protections et mobilisations
Sous la direction de Jane Freedman et Jérôme Valluy
c2f4248fbb966369a2bb11e3181ff321.jpgMariages forcés, grossesses ou avortements forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l’acide et autres crimes d’honneur, esclavages et violences domestiques sans recours, viols d’épurations ethniques, esclavage sexuel et prostitution forcée, privations traditionnelles ou politiquement tolérées de libertés et droits humains fondamentaux…
Dans ce domaine, les travaux des sciences humaines et sociales n’ont généralement pas été produits en relation avec la problématique de l’exil et de la protection internationale des réfugiés. Ce point de vue spécifique permet de reconsidérer les données existantes sur la situation des femmes persécutées dans le monde et d’apporter des connaissances nouvelles qui permettent d’inaugurer une anthropologie des persécutions spécifiques aux femmes.
Les persécutions des femmes ne sont pas seulement des faits sociaux, elles sont aussi des causes de mobilisations sociales nationales et internationales. Le mouvement féministe participe, par ses actions, à la reconnaissance de ces persécutions mais demeure segmenté par les frontières nationales et par le fossé qui sépare le « nord » et le « sud » des conditions économiques et sociales : les « violences aux femmes » ici, sont peu reliées encore aux « persécutions des femmes » làbas.
A la croisée de la sociologie des mouvements sociaux et des rapports de domination entre les genres, les recherches existantes montrent que ce sont surtout les associations caritatives et humanitaires qui se mobilisent aujourd’hui en faveur de la reconnaissance et de la protection des victimes de persécutions spécifiques aux femmes.
 
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SUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, VOIR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>

29/10/2007

Violences faites aux femmes: «A la première baffe, barrez-vous»

Une vingtaine de personnalités  ont dénoncé la violence faite aux femmes, hier, sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris, lors d'une manifestation organisée par un collectif qui représentait près de 600 associations.

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 Ce rassemblement, qui a attiré environ 400 personnes sous un ciel gris, était organisé à l'initiative de la productrice Catherine Maheo. En présence d'Anne Hidalgo, adjointe PS au maire de Paris, Nadine Trintignant a donné en quelques mots les raisons de cette manifestation: «dire notre colère de voir encore aujourd'hui des femmes insultées, harcelées, battues, mutilées, tuées par celui qui disait les aimer.»

«Elles ne sont pas seules»

 «Nous sommes rassemblées pour que ces femmes battues qui vivent dans la peur sachent qu'elles ne sont pas seules», a déclaré Nadine Trintignant, dont la fille Marie a été victime à l'été 2003 des coups mortels de son compagnon Bernard Cantat, qui vient d'être libéré de prison.
 Outre Catherine Jacob, Maria de Medeiros ou Lambert Wilson qui ont lu des textes, Guy Bedos a livré un témoignage très personnel. «J'ai failli moi-même tomber dans l'extrême violence car je me baladais dans la maison avec un couteau quand j'entendais ma mère hurler sous les coups de son mari. J'en plantais la lame dans les portes plutôt que de le planter dans son ventre», a lancé le comédien que l'on entend rarement sur ce registre.

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Pour une «tolérance zéro»

 La réalisatrice Coline Serreau a souhaité que la violence faite aux femmes devienne une «grande cause nationale». «Que l'on soit marié ou non, le corps de l'autre ne vous appartient pas», a-t-elle lancé. «Il est souverain, il a droit au plaisir et à la liberté», a-t-elle souligné. «A la première baffe, barrez-vous», a-t-elle dit avant de lire un message d'Antoinette Fouque, cofondatrice de Mouvement de Libération des Femmes en France en 1968, qui demande une «tolérance zéro» pour ces violences.
 «Si commettre un crime sur la femme qu'on aime est moins grave que de la commettre sur un étranger, alors je ne comprends pas bien comment fonctionne la justice», s'est interrogée Carole Bouquet. «Certains femmes pensent que par amour elles vont guérir celui qui les maltraite», a-t-elle poursuivi.
 «Certaines se sentent coupables parce qu'elles pensent que leur amour n'est pas assez grand pour le soigner de ses souffrances. C'est à ce moment que vous avez besoin des autres parce qu'il faut que quelqu'un vous éclaire, vous protège et vous raconte de nouveau comment fonctionne ce que c'est que d'aimer», a-t-elle conclu sous les applaudissements.

VOIR LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>

 

11/10/2007

Violences policières contre des militants du DAL à Paris

Jean-Baptiste Eyraud, porte parole de Droit au Logement et trois autres militants du DAL ont été arrêtés à Paris. Violemment pris à parti par la police, ils ont été mis à terre et menottés. Nous condamnons ces méthodes violentes et inacceptables. Nous rappelons que le campement du DAL dénonce la situation insupportable de centaines de familles que la spéculation immobilière a exclus du logement. La tension locative interdit aux salariés modestes l'accès au logement dans les principales métropoles françaises. Les"campeurs" de la rue de la banque sont des salariés qui n'ont pour seul recours que des chambres d'hotels ruineuses à terme et incompatibles avec une vie de famille. La force employée contre ces personnes est un moyen indigne d'un état démocratique  pour répondre à une grave situation sociale, nous appelons les citoyens, les associations et les partis politiques à réagir contre cette violence policière.

Droit Au Logement du Bas-Rhin (Dal 67)

DpJ, Le Droit pour la Justice se joint à cette protestation. Ce n'est évidemment pas avec ce type d'interventions que se règlent des problèmes importants et urgents!

LES FAITS:

Evacuation des tentes le 5 octobre (Reuters).

Evacuation des tentes le 5 octobre (Reuters). (c) Reuters

Policiers et gendarmes ont une nouvelle fois évacué les mal-logés installés rue de la Banque à Paris (IIe), ce jeudi après-midi. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du DAL, ainsi que trois militants de l'association ont été embarqué par les forces de l'ordre avec trois autres militants au cours de l'opération. Les militants du mouvement de défense des mal-logés ont auparavant été menottés au sol. Plusieurs dizaines de personnes se sont regroupées au milieu de la chaussée pour entravant la circulation.

Peu avant 17H30, une quarantaine de gendarmes mobiles, une vingtaine de CRS et une dizaine de policiers en civil, ont déployé plusieurs véhicules, avant de s'emparer des couvertures et des bâches installées sur le trottoir pour les emporter. Les forces de l'ordre ont fait entrer de force plusieurs dizaines de mal-logés, en majorité des femmes, dans le "ministère de la Crise du logement", un bâtiment où des associations se sont installées en décembre 2006, racheté depuis par la Ville de Paris, qui leur a accordé un bail.

Nombreuses évacuations

Cette nouvelle évacuation succède à plusieurs autres interventions. La dernière en date remontait à mercredi : le campement de fortune avait déjà été démantelé le matin, mais les sans-logis s'étaient réinstallés aussitôt. Désormais privés de leurs tentes, ils s'étaient installés "sur des bâches", exigeant "leur relogement, et celui de 100 000 précaires du logement, avant l'hiver", selon un communiqué du DAL. Ces "campeurs", français ou africains en situation régulière, ont déposé des demandes de logements sociaux et dénoncent leurs conditions de vie dans des hôtels ou des centres d'hébergement d'urgence, pas adaptés à leur situation.

17/08/2007

Pédophilie: La convention du Conseil de l'Europe bientôt ouverte à signature

A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>

 

10/08/2007

La justice italienne absout la charia en famille

Un père musulman acquitté malgré les violences infligées à sa fille Fatima.

Les combats contre les femmes battues et les violences domestiques  menés par des ONG, des gouvernements,  des villes avec le soutien actif du Conseil  de l’Europe sont décidément bien difficiles. En Italie, c’est la Justice qui absout la charia en famille… Lu dans LIBERATION, un article d’ Eric Jozsef

dc3d5f53e087695187c1e264671141ca.jpg« Les coups portés à Fatima, les mauvais traitements, la séquestration ? «Prouvés» reconnaît la Cour de cassation. Les juges italiens ont pourtant acquitté en fin de semaine dernière ses parents et son frère, d’origine maghrébine, provoquant un vif émoi dans la péninsule et relançant les polémiques sur la politique d’intégration du pays.

Déjà l’an passé, le meurtre d’une jeune Pakistanaise de Brescia, Hina Saleem, égorgée par son père parce qu’il ne tolérait plus son mode de vie «à l’occidentale», avait provoqué une forte indignation et une vague d’interrogations. Cette fois, l’affaire apparaît encore plus déconcertante. Car ce sont des magistrats qui ont estimé que les sévices subis par la jeune femme étaient en substance «pour son bien» et que ses parents souhaitaient, en toute bonne foi, la punir «pour son style de vie non conforme à leur culture».

Le cas de Fatima R., une adolescente musulmane de Bologne, avait été porté en 2003 devant le tribunal local. En première instance, ses parents avaient été condamnés pour séquestration et mauvais traitements. Avant que la cour d’appel ne renverse le jugement en septembre 2006. La semaine dernière, la Cour de cassation a confirmé l’absolution. Les juges ont en effet considéré que la jeune fille avait été frappée «non pour des motifs vexatoires ou par mépris». Qui plus est, a estimé la cour, les violences n’étaient pas habituelles : son père ne l’aurait frappée «qu’à trois reprises durant toute sa vie», de surcroît au motif «que les comportements de la fille avaient été jugés incorrects».

«Automutilation».  Le procureur de Bologne qui avait déposé un recours contre l’acquittement en appel a rappelé que Fatima avait été séquestrée et attachée à une chaise, «puis libérée uniquement pour être brutalement battue par ses parents, qui voulaient la punir de sa fréquentation avec un ami et plus généralement pour son style de vie».

En vain. La Cour de cassation a jugé qu’aucun délit ne peut être relevé étant donné «qu’au cours des débats, il est apparu avec certitude que la jeune fille était terrorisée face aux possibles réactions de ses parents. Elle ne s’était pas rendue à son travail préférant retrouver un homme et avait en conséquence menacée de se suicider.» En clair, les juges ont conclu que son père, sa mère et son frère avaient été contraints de l’attacher pour éviter que l’adolescente ne commette des «actes d’automutilation».

«C’est une honte, s’insurge Souad Sbai, présidente de l’Association des femmes marocaines en Italie, c’est une décision digne d’un pays arabe où serait en vigueur la charia. Au nom du multiculturalisme et du respect des traditions, les juges appliquent deux types de règles, l’une pour les Italiens, l’autre pour les immigrés. Un père catholique, qui se serait comporté de la sorte, aurait été durement condamné.»

Dans la classe politique aussi, la décision de la Cour de cassation a suscité désarroi et incompréhension. La ministre (centre gauche) pour l’Egalité des droits, Barbara Pollastrini, s’est déclarée «blessée» par la sentence et a admis «qu’il est urgent d’affronter la question de la tutelle et des droits de très nombreuses immigrées dans notre pays. Une adoption rapide de la loi contre la violence sur les femmes est nécessaire.» «Doit-on attendre que dix femmes soient lapidées sur la place publique pour que la politique se mobilise ?» s’est exclamée la parlementaire de droite, Daniela Santanché, qui vit depuis deux ans sous escorte après avoir été durement attaquée par un imam milanais, qui l’avait traitée «d’ignorante» pour ses positions en faveur de l’interdiction du voile islamique sur le modèle de la loi française. «Le verdict de la cassation légitime des systèmes éducatifs qui n’ont rien à voir avec notre culture et qui ne s’insèrent pas dans notre cadre institutionnel», a pour sa part expliqué la vice-présidente des parlementaires Verts, Luana Zanella.

0d8705bf31d70f4fb23451639a8cbe37.jpgAlors que l’Italie a connu tardivement le phénomène de l’immigration, «on constate une tolérance excessive envers certains comportements», estime néanmoins Souad Sbai, «à droite et encore plus à gauche, très souvent c’est le politically correct qui prévaut. Il faut faire respecter la loi italienne», insiste-t-elle. «Surtout en défense des femmes, investir de l’argent pour l’intégration des parents qui sont souvent illettrés, renforcer les centres d’accueil des femmes victimes de violences.» Le nombre de jeunes musulmanes battues par leurs parents parce qu’elles adoptent le mode de vie occidental et fréquentent des Italiens serait en forte augmentation. Le procès à l’encontre du père d’Hina Saleem, qui «ne voulait pas qu’elle devienne comme les autres», débutera en septembre. Mais selon l’Association des femmes marocaines, ce ne sont pas moins de neuf musulmanes qui auraient été retrouvées mortes en Italie, au cours de la dernière année, victimes des brutalités de leurs proches. Le problème est d’autant plus brûlant que certains responsables politiques soufflent sur les braises.

7cd2b23544811c2b29a29d245da3e12c.jpgFanatiques.  Depuis des années, des parlementaires xénophobes de la Ligue du Nord mènent en particulier une croisade contre l’immigration musulmane. Lundi soir, devant la mosquée de Segrate, dans la banlieue de Milan, la voiture d’un imam a été incendiée par un cocktail Molotov. «C’est un épisode qui couronne les attaques que nous subissons depuis longtemps», a commenté l’imam modéré et président du centre islamique de Milan, Abu Shwaima. «On veut faire croire que toutes les mosquées sont des repaires de terroristes». Les risques de dérapage se multiplient. En juin, une jeune militante musulmane, Dounia Ettaib, a été agressée par deux fanatiques parce qu’elle manifestait en hommage à Hina Saleem.

Plus généralement, l’Association des femmes marocaines dénonce le nombre de plus en plus important de jeunes filles contraintes, «dès l’âge de 8 ou 12 ans», de porter le voile en public et celui d’adolescentes fuyant le domicile familial. «Nombre d’entre elles cherchent à trouver refuge en France», affirme Souad Sbai. Agée de 19 ans, Fatma R. se trouverait aujourd’hui dans un centre social accueillant les femmes battues.

Eric Jozsef (Libération)  

03/06/2007

STRASBOURG: EN FINIR AVEC LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

Une journée européenne de confrontations d'expériences et de réflexions pendant laquelle Daniel RIOT, journaliste et  vice-president de DpJ, animera  une table ronde

medium_femmes_battues_2.jpgCAMPAGNE DU CONSEIL DE L’EUROPE
POUR COMBATTRE LA VIOLENCE
A L’EGARD DES FEMMES,
Y COMPRIS LA VIOLENCE DOMESTIQUE
CONFERENCE CONJOINTE DES POINTS DE CONTACT NATIONAUX ET DES PARLEMENTAIRES DE REFERENCE

Palais de l’Europe Salle 1

Strasbourg, 5 juin 2007 (DE 9HEURES A 16 HEURES)

LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES:UNE AFFAIRE QUI CONCERNE LES HOMMES. A LA MAISON, AU TRAVAIL, DANS LA RUE ET AILLEURS...

Au cours de cette journée, Daniel RIOT de RELATIO (et vice-président de DpJ) animera une table ronde avec:

medium_femmes_violences.JPG·                     Mme Gemma GALLEGO-SANCHEZ, Juge, Madrid, Espagne

·                     Mme Funmi JOHNSON, Ministère public (Crown Prosecution Service), Royaume-Uni

·                     M. André KONZE, Chef du Programme « Police et Droits de l’Homme au-delà de 2000 » du Conseil de l’Europe et ancien Chef de la Police de la ville de Hagen, Allemagne

·                     Mme Rosa LOGAR, Centre d’intervention contre la violence domestique (Vienne, Autriche) et réseau WAVE, membre de la Task Force du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique  

 ·                     Mme Tracy MORRISON, Chef de Programme, Tribunal spécialisé en matière de violence domestique, Her Majesty’s Courts Service, Royaume-Uni

·                     Mme Angela NAKE, Association européenne des femmes juristes, Compagnie juridique Menz et associés, Allemagne

 

medium_violence_5.2.jpgLE PROGRAMME >>>>>>>>> medium_femmes.jpg

LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>

En Europe, 12% à  15% des femmes sont quotidiennement victimes de violences domestiques 
Le Conseil de l’Europe, organisation pionnière dans le domaine des droits de l'homme en Europe, a décidé qu'il était temps que cela cesse. Il a lancé une campagne dans ses États membres pour criminaliser la violence domestique, garantir un soutien aux victimes et favoriser un changement de mentalité afin que les violences conjugales à l’encontre des femmes ne soient plus tolérées. Nous avons tous un rôle à jouer. Ce site illustre ce qui se fait et les endroits où la violence contre les femmes peut être combattue. Cela vous concerne, vous aussi.

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>>>>>  Les Parlements unis L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et les parlements nationaux s’engagent dans la campagne. Des parlementaires de votre pays coordonnent et mettent en œuvre diverses initiatives. Pour savoir comment votre parlement national participe à cette campagne, visitez notre site.

>>>>> Les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe ont adopté en 2002 une Recommandation sur la protection des femmes contre la violence. En outre, ils ont mis en place en 2006 une Task Force afin d’évaluer les progrès accomplis au niveau national et de formuler des propositions d’action dans ce domaine.

>>>> Villes et régions d’Europe mobilisées Le Congrès du Conseil de l’Europe contribue, par sa dimension locale et régionale, à la campagne. L’objectif principal est d’associer de manière active les villes et les régions à la lutte contre la violence domestique. Pour savoir comment votre municipalité ou région peut participer à cette campagne, visitez le site.

08/05/2007

Peines de prison ferme pour des manifestants aniti-Sarko

Rennes, quatre ijeunes gens, interpellés dans la nuit de dimanche à lundi, ont été jugés en comparution immédiate, mardi 8 mai, et condamnés par le tribunal correctionnel à deux mois de prison ferme pour l'un et de 105 à 140 heures de travail d'intérêt général pour les autres. L'homme condamné à la peine la plus lourde est âgé de 20 ans et originaire de Vitré (Ille-et-Vilaine). Il était notamment accusé de jets de canettes et de bouteilles, sans faire de blessés, mais le tribunal a souligné qu'il avait déjà été condamné à de nombreuses reprises.

A Lyon, quatre personnes, "essentiellement des jeunes majeurs", ont été jugées, mardi, en comparution immédiate pour des violences sur policiers et des dégradations, selon le parquet de Lyon. Deux d'entre elles ont été condamnées à des peines de six mois et trois mois de prison ferme pour des violences commises lors de la manifestation de dimanche soir. Les deux autres ont été condamnés à 120 heures de travaux d'intérêt général. Une dizaine de jeunes, arrêtés dans le cadre de la manifestation de lundi soir, doivent à leur tour être jugés en comparution immédiate mardi, a-t-on indiqué de même source.A Bordeaux, dix-huit personnes, interpellées dans la nuit de dimanche à lundi, doivent également comparaître, mercredi, devant le tribunal correctionnel pour outrage et rébellion. La moitié d'entre elles comparaîtront libres et l'autre moitié sera présentée, mardi, devant le juge des libertés et de la détention, le parquet ayant requis qu'elles comparaissent détenues, a-t-on précisé de source judiciaire.
 
LES INSTANCES ÉTUDIANTES VIGILANTES
Alors que des manifestations plus ou moins improvisées et des incidents se sont de nouveau produits, lundi soir, dans plusieurs grandes villes de France, une mobilisation au niveau étudiant est en train de prendre forme, notamment à Paris, où des petites assemblées générales se sont tenues, mardi, dans les universités de la Sorbonne et de Tolbiac. La Fédération syndicale étudiante (FSE), à l'origine de ces rassemblements, parle de cinquante à trois cents participants à ces réunions.

Les principaux syndicats étudiants et lycéens, dont l'UNEF et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont, pour leur part, très vite pris leur distance avec ces actions. "Il n'y a aucune raison de contester cette victoire ou d'appeler à des assemblées générales dans les universités ou des manifestations qui n'auraient que pour seul but de contester la victoire de Sarkozy", a ainsi déclaré le président de l'UNEF, Bruno Julliard, qualifiant ces mouvements de "contre productifs", et risquant de faire apparaître les jeunes comme antirépublicains. La présidente de l'UNL, Floréale Mangin, a pour sa part indiqué que l'"UNL n'appelle pas à ces mouvements" et qu'elle "attend de voir comment vont se passer les concertations" tout en rappelant qu'elle "reste très vigilante".

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730 voitures incendiées dans la "nuit des élections" 

De nouveaux incidents se sont produits, place de la Bastille à Paris, lundi 7 mai, au terme d'une manifestation de quelques centaines de personnes après l'élection de Nicolas Sarkozy. Il en a été de même à Nantes et à Lyon. Mardi matin, 8 mai, vingt personnes, soupçonnées d'avoir participé aux incidents parisiens, étaient toujours en garde à vue.

Dans la nuit de dimanche à lundi, 730 voitures avaient été incendiées et 592 interpellations avaient eu lieu, dont 79 dans la capitale. La géographie des incendies est différente de celle habituellement constatée lors de violences urbaines. Les quartiers les plus sensibles d'Ile-de-France ont connu un nombre d'incidents comparable aux nuits du 14-Juillet ou du Nouvel An. Dans le Bas-Rhin, la préfecture n'a recensé que 21 incendies de véhicules et 11 feux de poubelles. Dans l'Essonne, 66 véhicules ont été brûlés et trois tentatives d'incendies d'écoles constatées. "La plupart des feux de voitures étaient isolés et ont eu lieu en dehors d'un contexte d'affrontement avec les forces de l'ordre", explique la préfecture. A l'inverse, l'Isère a été plus touchée qu'à l'habitude : 91 véhicules incendiés et 14 personnes interpellées. "Il y a eu deux aspects différents dans la soirée : des violences urbaines dans les quartiers et des violences provoquées par les mouvements anarchistes", analyse la préfecture, qui évoque un "noyau dur très actif" de 150 individus.




 

07/05/2007

Strasbourg: Les hommes contre la violence domestique

Un séminaire du Conseil de l'Europe en Croatie

La terrible épreuve que vivent les victimes de la violence domestique est un phénomène répandu et largement étudié: entre un cinquième et un quart des femmes ont été victimes de violences physiques une fois au moins au cours de leur vie adulte, et plus du dixième ont subi des violences sexuelles comportant l’usage de la force.

Et si l’on mettait fin à la violence domestique en sollicitant à cette fin la perspective masculine ?

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Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe, et Rachel Mayanja, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, rencontreront des représentant(e)s de haut niveau du gouvernement croate lors d’un séminaire international organisé sur le thème « Participation active des hommes à la lutte contre la violence domestique », afin d’examiner les origines de la violence domestique et de déterminer comment le fait d’inscrire cette question dans une perspective masculine peut contribuer à prévenir la violence contre les femmes.

Ce séminaire de deux jours – qui se tiendra les 9 et 10 mai à l’Hôtel international, (Miramarska 24), et sera ouvert à la presse – réunira des intervenant(e)s de haut niveau des Nations Unies, des spécialistes dans le domaine des droits de la personne humaine ainsi que des représentants de neuf États membres du Conseil de l'Europe et d’ONG.

Les points suivants figurent à l’ordre du jour :
comment les hommes peuvent-ils argumenter de façon convaincante pour en dissuader d’autres de se livrer à la violence domestique ? ;
les mesures d’éducation préventive pour les jeunes garçons et les adolescents ;
la formation spécialisée des professionnels en contact avec des victimes de la violence domestique ;
les programmes d’intervention auprès des auteurs d’actes de violence domestique afin de protéger les femmes qui en sont victimes.

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Une conférence de presse aura lieu à l’hôtel le mercredi 9 mai à 10h50, avec :
- Jadranka Kosor, Vice-Première Ministre de la République de Croatie (et Ministre de la Famille, des Anciens Combattants et de la Solidarité intergénérationnelle) ;
- Maud de Boer-Buchicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe ;
- Rachel Mayanja, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, Conseillère spéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme ;
- Dubravka Šimonivić, Vice-Présidente de la « Task Force » du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique ;
- Carina Hägg (Suède) Présidente de la Sous-commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la violence à l’égard des femmes ;
- Dr Ivanka Novak (Croatie), membre de la Commission pour la Cohésion sociale ainsi que de la Chambre des Régions, Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux, Conseil de l’Europe.

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Le Conseil de l'Europe a prévu de tenir en 2007 cinq séminaires régionaux portant sur plusieurs thématiques de la Campagne du Conseil de l'Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique. Le premier séminaire régional, qui avait trait aux mesures juridiques visant à combattre cette violence, s’est tenu à La Haye en février dernier.

Site Internet : Campagne pour combattre la violence contre les femmes, y compris la violence domestique

15/03/2007

Violences conjugales : lancement du 3919

Le gouvernement a mis en place un numéro de téléphone destiné aux victimes et aux témoins de violences conjugales. Une campagne choc de promotion à la télévision est prévue.

 

Extrait d'un spot télévisé consacré aux victimes de violences conjugales

Extrait d'un spot télévisé consacré aux victimes de violences conjugales

La ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin a lancé mercredi 14 mars un nouveau numéro, plate-forme téléphonique unique, le 3919, dédié aux victimes de violences conjugales.

Partant des chiffres toujours aussi alarmants du décès d'une femme sous les coups tous les trois jours en France, le gouvernement se mobilise avec le slogan "Violences conjugales, parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire. Appelez le 3919". Ce numéro, au coût d'un appel local, "est destiné aux victimes et témoins de violences conjugales pour améliorer l'écoute, l'information et l'orientation" des victimes", précise le ministère.

Accessible du lundi au samedi, de 8h à 22h, et de 10h à 20h les jours fériés, il "garantit une qualité de la réponse apportée, uniforme sur tout le territoire, avec une écoute professionnelle, anonyme et personnalisée". "Et le cas échéant, une orientation adaptée".

11 à 23 écoutantes

"Entre 11 à 23 écoutantes, formées et spécialisées dans l'accueil et l'écoute des femmes victimes de violences conjugales, seront mobilisées pour répondre aux demandes", indique le ministère de Mme Vautrin. Les écoutantes sont "des travailleuses sociales aux profils variés: assistantes sociales, éducatrices spécialisées, psychologues formées à la spécificité des violences au sein du couple".

Ce numéro sera promu également par la diffusion d'un spot télévisé sur toutes les chaînes à partir de samedi. Intitulé "Anne Leroy", il montre l'image d'une tombe avec une voix off racontant les violences d'un homme contre sa compagne avec comme chute "depuis 15 jours, c'est enfin terminé".

Dépliant et aide-mémoire

Sera également diffusé un film adapté à la diffusion sur Internet sur plusieurs sites et portails (MSN, Yahoo!, auféminin, doctissimo, Le journal des femmes).

Des documents plus ciblés comprenant une affiche sur le 3919, un dépliant sur les démarche à entreprendre en cas de violences et un aide-mémoire sur les informations à connaître pour lutter contre ces violences seront disponibles dans tous les lieux susceptibles d'accueillir des victimes (associations, services administratifs, services médicaux et services publics

07/01/2007

Nouvel An en Alsace: cinq personnes condamnées à des peines de prison ferme

Cinq personnes ont été condamnées à des peines de prison ferme à la suite de violences commises en Alsace pendant la nuit de la Saint-Sylvestre.

A Colmar, un homme de 23 ans a ainsi écopé d'un an de prison ferme avec mandat de dépôt pour des jets de pierres sur des pompiers et des policiers dans le quartier Europe, où les incidents se sont multipliés depuis la mi-novembre.

Le 24 novembre dernier, un feu de cave, vraisemblablement d'origine criminelle, dans un immeuble de ce quartier sensible, avait notamment provoqué la mort par intoxication d'une jeune femme de 32 ans.

A Mulhouse, un homme âgé de 21 ans a été condamné par le tribunal correctionnel à huit mois ferme pour avoir lancé des fusées d'artifice en direction des gendarmes.

Il a également écopé de 200 euros d'amende pour outrages et violences et un mandat de dépôt a été prononcé contre lui.

A Strasbourg, un jeune homme de 18 ans a été condamné à deux mois de prison ferme pour outrages, rébellion et dégradation légère sur un véhicule de police, également pendant la nuit de dimanche à lundi.

Un second prévenu s'est par ailleurs vu infliger un mois de prison ferme pour avoir lancé des pétards sur une voiture de police tandis qu'un autre a également été condamné à un mois de prison pour conduite en état d'ivresse et sans permis.

Six adolescents entre 13 et 17 ans ont enfin été déférés mardi au parquet des mineurs de Strasbourg pour des violences perpétrées la nuit de la Saint-Sylvestre, a-t-on appris auprès du tribunal pour enfants

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