06/12/2007
Un policier saisit la Halde pour discrimination au concours d'officiers
Abdeljalel El Haddioui s'estime victime de racisme lors de l'oral du concours d'officiers. "Votre femme porte-t-elle le voile?", "vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement avec des ministres arabes?", sont quelques unes des questions qui lui ont été posées.

(c) Reuters
"Faites-vous le ramadan?", "votre femme porte-t-elle le voile?", "votre avis sur la corruption des fonctionnaires de police marocains?", etc. Abdeljalel El Haddioui, 40 ans, est persuadé d'avoir été "éliminé" du concours d'officier par ce feu de questions discriminatoires.
"Le jury s'est basé sur mes origines arabo-musulmanes et ma confession pour m'éliminer", estime le gardien de la paix, recalé au concours interne d'officier de police 2007 après avoir reçu un 4 sur 20, éliminatoire, à l'épreuve d'entretien, dotée du plus fort coefficient.
"Est-ce qu'on demande aux autres s'ils fêtent Noël ?"
Aux six autres épreuves, ce gardien de la paix entré en 1998 dans la police, et en poste à la police aux frontières à Paris, a obtenu des notes supérieures à la moyenne. Une note de 8,6/20 lui aurait permis de figurer parmi les 20 admis sur 700 candidats de départ.
Seul candidat au patronyme maghrébin sur 50 admissibles à l'oral, cet homme disert et courtois est convaincu d'être la victime d'une "discrimination". Il "lance un appel" au président de la République, "qui a déclaré qu'il fallait combattre l'islamophobie comme l'antisémitisme", lundi à Alger.
Selon le policier, l'entretien avec le jury, fin septembre, a été "hors du commun", "porté de manière négative et subtile sur mes origines, mon quartier". "Est-ce qu'on a demandé aux autres s'ils fêtaient Noël ou la Toussaint et ce qu'ils pensaient de la discrimination positive?", s'interroge-t-il.
"Vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement avec des ministres arabes?"
La question "vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement de la France avec des ministres arabes et un président à moitié hongrois?" le laisse encore songeur.
Interrogé par l'AFP sur la véracité du contenu de l'entretien, le président du jury, le préfet à l'Inspection générale de l'administration Jean-Michel Fromion, se refuse à tout commentaire.
Une "demande d'information" a été adressée, mardi, par la Halde au ministère de l'Intérieur, où "une réponse est en préparation", a appris l'AFP auprès des autorités chargées du recrutement. "Dans ce type de dossiers, la difficulté est d'établir la preuve", prévient la Halde. Si l'entretien s'est déroulé comme l'affirme le policier, il illustre une dérive dénoncée fin 2004 par Azouz Begag.
Ethnicisation
Dans un rapport transmis au ministre de l'Intérieur, le sociologue, qui n'était pas encore ministre délégué à l'égalité des chances, déplorait les questions "tendancieuses" fréquemment posées aux jeunes issus de l'immigration voulant devenir gardien de la paix ou adjoint de sécurité, créant "une ethnicisation implicite".
Il s'appuyait sur une étude de 2001 de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) consacrée aux mécanismes discriminatoires des procédures de recrutement.
Dans les entretiens, notait-il, "la subjectivité joue fortement" et les candidats maghrébins "doivent lever la méfiance qui pèse d'emblée sur eux en donnant des gages".
"Geste d'intégration républicaine"
Universitaire de formation, Abdeljalel El Haddioui, "fils d'un tirailleur marocain de l'armée française", naturalisé français, est devenu policier, explique-t-il, "pour que mes enfants soient fiers de moi, par geste d'intégration républicaine". Le policier, qui vit en banlieue parisienne, a le sentiment d'une profonde "injustice".
Il déposera un recours en référé dans les jours à venir devant le tribunal administratif, avec le soutien du Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (Mrap). Il a aussi décidé de postuler de nouveau au rang d'officier. Il se présentera aussi, par défi, au concours de commissaire
- L'article 225-1 du Code Pénal
- Les textes juridiques relatifs à la discrimination
- Discrimination raciale et recrutement: exemples
- Une fiche sur le métier d'officier de la police nationale
- Comment saisir la Halde ?
- Les actions non-juridiques et juridiques pour lutter contre la discrimination au travail (Halde)
- Les dernières actualités sur le site de la Halde
19:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : police, racisme, france, administration, discrimination
05/11/2007
APPEL CONTRE LA STATISTIQUE ETHNIQUE
Un communiqué de SOS RACISME STRASBOURG >>>>>>>>>>>>>>&...
20770 personnes ont signé l'appel en ligne
>>>>> SIGNEZ L'APPEL <<<<<
En adoptant la loi relative à l’immigration, l’intégration, l’asile, le parlement a modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration ». Dès 2008, une grande enquête publique, portant sur les revenus, le niveau d’étude, etc… prévoit de demander à 24 000 personnes de répondre à des questions comme « De quelle origine vous diriez-vous ? », «et de quelle couleur de peau vous diriez-vous ? » et « Avez-vous une religion ? Si oui, laquelle ? » etc..
Il est urgent de se mobiliser devant ce renoncement aux principes fondateurs de notre République. Aujourd’hui, un appel est lancé :
>>>>> SIGNEZ L'APPEL <<<<<
Je refuse les « statistiques ethniques »...
Je refuse que quiconque me demande ma couleur de peau, mon origine et ma religion. Je refuse que l’on puisse faire de même avec mon conjoint, mes enfants, mes parents. Je refuse que mon identité soit réduite à des critères d’un autre temps, celui de la France coloniale, ou de Vichy.
Je refuse l’idée que la lutte contre les discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de catégories ethnoraciales. Le prétendre est une manipulation intellectuelle et politique. Je refuse d’accepter que le regard et l’investigation se posent sur les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations. La nécessaire connaissance de la réalité des discriminations doit passer par d’autres moyens comme par exemple, le testing. Je souhaite que l’on cherche à diagnostiquer réellement les pratiques discriminantes pour les sanctionner plus sévèrement. Je refuse qu’une prétendue caution scientifique consolide des stéréotypes racistes qui continuent malheureusement à travailler de l’intérieur la société française.
Je refuse que l’Etat réhabilite un référent racial ethnique ou religieux pour établir des « statistiques ethniques ».
Je refuse de modifier les fondements de notre République, et demande au Conseil Constitutionnel de ne pas valider l’article 63 de la loi sur l’immigration.
09:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits, droits de l'homme, racisme, pétition, web, net, internet
20/10/2007
Le Dr James Watson exclu d'un laboratoire new-yorkais
Le laboratoire auquel le chercheur était associé depuis 1948 a expliqué que "Cette initiative fait suite au communiqué diffusé hier pour désapprouver les propos que le Sunday Times britannique a attribués au Dr Watson dans son édition du 14 octobre". Dans cet entretien, Watson, âgé de 79 ans, se disait "fondamentalement pessimiste quant à l'avenir de l'Afrique" car "toutes nos politiques sociales sont basées sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que tous les tests disent que ce n'est pas vraiment le cas". SUR DpJ >>>>>>>>>
19:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, science, recherche, droits de l'homme
19/10/2007
Londres: un Nobel américain (raciste) fait scandale
James Watson, généticien, prix Nobel de médecine, affirme que les Noirs sont moins intelligents que les Blancs....

James Watson (AFP)
Le Dr Watson devait s'exprimer vendredi soir au musée des Sciences de Londres, dans le cadre d'une visite en Grande-Bretagne pour assurer la promotion de son dernier livre à paraître cette semaine.
Dans une interview accordée au Sunday Times le 14 octobre le généticien, âgé de 79 ans, s'était dit "foncièrement pessimiste sur l'avenir de l'Afrique".
Le Dr Watson affirme qu'il souhaite l'égalité des hommes, mais que "les gens qui ont affaire à des employés noirs trouvent que ce n'est pas vrai".
Le scientifique a poursuivi: "Nos politiques sociales se fondent sur le fait que leur intelligence est la même que la nôtre, alors que toutes les recherches disent que ce n'est pas vraiment le cas".
Limites dépassées et lois non respectées
Le musée des Sciences a estimé que ces propos justifiaient l'annulation du discours de James Watson. Un porte-parole a expliqué: "Nous savons que d'éminents scientifiques peuvent parfois provoquer des controverses et le musée des Sciences ne recule pas devant un débat sur des idées controversées". "Mais le musée des Sciences estime que les récents propos du prix Nobel James Watson ont dépassé les limites acceptables d'un débat et en conséquence nous annulons son intervention vendredi".
Le secrétaire d'Etat britannique à l'apprentissage, David Lammy, a lui aussi condamné les déclarations "profondément choquantes" du Dr Watson. David Lammy : "il est dommage qu'un scientifique aussi distingué puisse laisser ses propres préjugés ternir son travail".
De son côté, le Pr Steven Rose, neurobiologiste britannique, a rappelé que le Dr Watson était coutumier des déclarations provocatrices. Steven Rose a déclaré au sujet de James Watson sur la BBC: "Il est réputé pour ses déclarations à l'emporte-pièce (...) qui sont racistes, sexistes, homophobes, profondément choquantes".
- James Watson sur le site du Nobel, (en anglais)
- Un portrait de James Watson
- Une fiche sur James Watson (wikipédia)
- Le scientifique affirme que les Noirs sont moins intelligents
- Un site sur le racisme et la discrimination raciale
- La discrimination raciale au quotidien
- Propos racistes et sexistes
- La génétique et les droits de l'Homme
19:16 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, science, scandale, europe
11/10/2007
Les "vents mauvais" français vus par Serge BILE
L’ADN des polygames...
TRIBUNE LIBRE : Serge Bilé est journaliste, auteur de plusieurs ouvrages, dont le best-seller Noirs dans les camps nazis, en 2005. Il a également connu un succès avec son second livre La légende du sexe surdimensionné des Noirs, et publie, le 10 janvier prochain, un essai sur les grands empires soudanais du Moyen-âge. Passionné de musique, il vient d’achever une comédie musicale inspirée de la vie de Nelson Mandela, qui sera jouée aux Antilles et à Paris en avril 2008. DpJ reprend ici ce qui a été publié sur RELATIO :sa réaction aux polémiques qui font rage en France sur l'utilisation de l'adn pour les regroupements famaliaux, sur les procès de la colonisation et sur les suites d'une partie du discours de Dakar de Sarkozy. Un discours que BHL n'est pas seul à juger "raciste".

A l’heure où la France cherche à réduire ses dépenses publiques, il est surprenant que ses députés et sénateurs gaspillent l’argent des contribuables dans un interminable débat sur le regroupement familial, dont on connaissait, par avance, l’issue. Car, que révèleront les tests ADN, qu’on ne sache déjà ? D’abord que « l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire », d’où son retard ; ensuite qu’il reste, même loin de sa base, un indécrottable « polygame », d’où les émeutes en banlieues ; enfin que la violence est « culturelle » chez les Noirs, d’où leur incapacité à s’intégrer ; sans oublier qu’il y a « trop de Blacks chez les Bleus », d’où leur défaite à la dernière coupe du monde de football !
S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, avec les économies réalisées, enrichir la bibliothèque de l’assemblée nationale et du sénat, voire celle de la présidence de la république, de quelques ouvrages essentiels, pour les aider à combler leurs lacunes sur l’Afrique, dans la perspective des futures lois sur l’immigration qu’ils ne manqueront pas de voter à nouveau.

Ils auraient pu, ainsi, acquérir le récent livre de l’historien anglais Hugh Thomas, La Traite des Noirs, qui rappelle, opportunément, qu’au, Moyen-âge, donc bien avant l’esclavage et la colonisation qui l’ont affaiblie, « l’Afrique de l’ouest travaillait le fer et l’acier comme l’Europe au 13ème siècle avant l’utilisation de la force hydraulique », et que « la plupart des foyers africains avaient des couteaux, des épées, des haches et des houes de ce métal ». L’évidence même !
Ils auraient pu se procurer, également, les fameuses Descriptions de l'Afrique, du voyageur andalou Léon l’Africain, qui visita Tombouctou, en 1526, et s’enthousiasma pour cette cité florissante et moderne, traversée « par des canaux », servant à recevoir l’eau du fleuve Niger en cas de crue. Un tiers des 70 à 80.000 habitants de la ville était des étudiants « pleins d’ardeur pour la science et pour la vertu ».
Ils fréquentaient l’université de Sankoré, dont le niveau des enseignements n’avait rien à envier aux facultés de Cordoue, Damas, Grenade, ou du Caire, comme en témoigne la surprise d’un lettré arabe, arrivé de la Mecque pour occuper une chaire de droit. « Il se fixa à Tombouctou et trouva cette ville remplie d’une foule de jurisconsultes soudanais. Aussitôt qu’il s’aperçut que ceux-ci en savaient plus que lui en matière de droit, il partit pour Fez, s’y adonna à l’étude du droit, puis il revint se fixer de nouveau à Tombouctou ».
Faut-il, par ailleurs, rappeler, que L’Afrique noire connaissait, à cette époque, pas moins de… sept systèmes d’écritures qui, pour des raisons historiques, n’ont pas eu le développement de ceux des peuples asiatiques et européens : les écritures arako et nsibidi du Nigéria, giscandi du Kenya, ou encore mende de Sierra-Leone, pour ne citer qu’elles.
Faut-il, également, souligner, que c’est au Congo, que l’archéologue belge, Jean de Heinzelin de Braucourt, a découvert, en 1950, la plus ancienne calculette préhistorique, connue, aujourd’hui, sous le nom de bâton d’Ishango ? Il s’agit d’un petit os, datant de 20.000 ans av J.C., sur lequel figure une série de nombres, et qui prouve que les Africains maitrisaient les mathématiques bien avant tout le monde.
S’ils s’étaient dispensés de ce débat, ces parlementaires auraient pu, aussi, acheter et lire Voyages dans l’intérieur de l’Afrique de Mungo Park, cet aventurier écossais, qui sillonna le continent noir au xviiie siècle. Il a fourni de précieuses indications sur les connaissances médicales des « Nègres » qu’il rencontra, et qui se révélèrent « meilleurs chirurgiens que médecins », tant ils excellaient « dans le traitement des fractures et des dislocations », savaient guérir les fièvres, par des bains de vapeur, et soigner la cataracte.
La lecture de ces livres, et de quelques autres, montre bien que la période précoloniale fut, pour le continent noir, une période faste, marquée par un bouillonnement culturel, un développement économique et une stabilité politique, incarnés, notamment en Afrique de l’ouest, par trois grands empires, celui de Ghana, de Mali, et du Songhaï, qui égalaient, en puissance, leurs lointains voisins arabes et européens, avec lesquels ils entretenaient des relations suivies. Leurs monarques étaient, d’ailleurs, sur bien des plans, en avance sur leur temps :
>>>Soundiata Kéita fit adopter, au 13ème siècle, une charte des droits de l’homme et du citoyen, la fameuse charte de Kouroukan Fouga, dont l’article 16 stipulait, déjà, que « les femmes, en plus de leurs occupations quotidiennes, doivent être associées à tous nos gouvernements ».
>>>Aboubekr II entreprit de traverser l’Atlantique et de rallier l’Amérique, bien avant Christophe Colomb, comme le rapporte l’auteur égyptien du 13ème siècle Al-Omary.
>>>Mohamed Aboubakr créa, dès le 16ème siècle, une armée de métier et un ministère de… l’intégration pour les étrangers, arabes et européens, qui venaient dans le pays.
Il y eut, justement, parmi ces étrangers, un voyageur français, du nom de René Caillié. En route pour Tombouctou, il fit une halte à Djenné, le 11 mars 1828, et découvrit, en même temps que l’hospitalité du lieu, l’histoire de cette île, dont le fondateur, le sultan Konboro, s’était converti à l’islam, au douzième siècle. Il avait, à cette occasion, demandé, expressément, aux oulémas, les docteurs de la loi, de prier Dieu d’accorder au moins deux choses à sa ville. La première : « Que, celui qui, chassé de son pays par l’indigence et la misère, viendrait habiter cette ville, y trouvât en échange, grâce à Dieu, abondance et richesse, de façon qu’il oubliât son ancienne ». Et la seconde, encore plus étonnante : « Que la ville fut peuplée d’un nombre d’étrangers supérieur à celui de ses nationaux ».
Ce n’est pas aujourd’hui qu’on entendrait ça !!!
Serge Bilé

23:01 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, colonisation, adn, sarkozy, hortefeux, droits, jusrice
Un jeune Belge condamné à la perpétuité pour un double meurtre raciste
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Le 11 mai 2006, en plein centre d'Anvers, en Belgique, Hans Van Themsche, 18 ans, avait abattu de sang-froid, avec une arme de 9 mm qu'il avait acquise le matin même, une Malienne de 24 ans, Oulemata Niangadou, et la petite fille de 2 ans, dont elle avait la garde en tant que jeune fille au pair. La Malienne était enceinte au moment des faits. Avant cela, le meurtrier avait tenté de tuer une femme turque de 46 ans portant un foulard, la blessant grièvement. Les témoins de la scène avait tous décrit le meurtrier comme un jeune homme calme, sûr de lui et dénué de toute émotion.
"IMPUNITÉ ET MANQUE D'ORDRE"
Pour perpétrer ces meurtres racistes, il s'était rasé les tempes, portait un long manteau noir et arborait divers signes d'appartenance à l'extrême droite, dont des croix celtiques et l'autocollant d'un groupe ultranationaliste flamand. Hans Van Themsche, qui paraissait vouloir poursuivre son chemin et faire feu sur d'autres personnes, avait été repéré et blessé au ventre par un policier en civil qui tentait de l'arrêter.
19:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : anvers, belgique, racisme, justice, crime
04/10/2007
Contrôles au faciès : le Conseil de l'Europe s'inquiete
La Commission contre le racisme et l'intolérance de l'organisation recommande aux 47 Etats membres d'interdire clairement cette pratique de plus en plus répandue, sous couvert de lutte contre le terrorisme.

Une opération de police antiterroriste à la gare de Waterloo, à Londres (AP)
La Commission contre le racisme et l'intolérance (Ecri) de l'organisation a ainsi présenté à Paris une "recommandation" pour aider les gouvernements à réglementer ou à légiférer "afin d'interdire clairement le profilage racial dans la loi", une pratique qui se répand de plus en plus en Europe sous couvert de lutte contre le terrorisme. Les recommandations de l'Ecri n'ont pas de valeur contraignante.
Recul des droits de l'Homme
Le profilage racial, c'est, selon Isil Gachet, secrétaire exécutive de l'Ecri, "l'utilisation par les polices, sans raison légitime ou justification objective, de motifs tels que la race, la couleur, la langue, la nationalité dans les activités de contrôle, de surveillance ou d'investigation".
Si les problèmes de discrimination raciale dans les activités de police ne datent pas d'aujourd'hui, le phénomène a pris de l'ampleur après les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, souligne-t-elle.
Elle a ainsi cité le rapport d'une ONG sur le profilage dans le métro de Moscou à l'égard notamment de Tchétchènes.
"Il y a eu une approche 'ethnique' dans la lutte contre terrorisme, des tabous sont tombés et ont fait reculer les droits de l'homme", résume Isil Gachet.
Elle affirme que l'efficacité du profilage n'est pas prouvée mais qu'il a "des répercussions lourdes sur les minorités ainsi stigmatisées et qui n'ont plus confiance en la police".
Ne pas "stigmatiser" les policiers
Une réflexion a été entamée, notamment en France, par des policiers et syndicats de policiers, indique cependant l'Ecri qui "ne veut absolument pas stigmatiser" les policiers.
La recommandation introduit la notion de "soupçon raisonnable" selon laquelle "les activités de contrôle, de surveillance ou d'investigation ne peuvent être exercées que sur la base d'une suspicion fondée sur des critères objectifs".
Dans son texte, l'Ecri suggère la mise en place d'un organe "à la fois indépendant de la police et du parquet" pour enquêter sur les allégations de discrimination raciale et de comportements abusifs "à motivation raciste" de la police.
Elle prône plus largement un suivi régulier des incidents racistes et de leur traitement par la police, comme cela est déjà le cas au Royaume Uni.
- Présentation de la Commission contre le racisme et l'intolérance (Ecri)
- Le profilage racial aux Etats-Unis, sur le site de la gendarmerie royale du Canada
- Le profilage racial au Canada, sur le site de la ligue des droits et libertés (section de Québec)
- "Le profilage racial et religieux n’a pas sa place dans la lutte antiterroriste", point de vue, sur le site du Conseil de l'Europe (mai 2007)
- Le code de déontologie de la police nationale française, sur le site du ministère français de l'Intérieur
- La lutte contre le terrorisme en France, sur le site du ministre des Affaires étrangères
- La sécurité nationale, sur le site de la Maison blanche (en anglais)
21:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, police, enquête, délit de facies, immigrés, terrorisme
Lutte contre les racismes: Le rôle spécifique de la police....
La protection de la sécurité et des droits de l'homme pour tous est une des missions principales de la police. Pourtant, en cette période de mondialisation et de terrorisme international, cette mission est devenue de plus en plus difficile et les agents de police individuels ne sont pas toujours assez bien équipés pour s'occuper de ces nouveaux défis. Ils sont confrontés à une société de plus en plus diverse composée de personnes avec des origines ethniques et religieuses variées, avec lesquelles ils sont peu familiers et face auxquelles ils ne savent pas toujours comment réagir. Cela est quelquefois à l’origine d’un climat de soupçon et d'hostilité entre la police et certains groupes minoritaires, dans lequel le racisme et la discrimination raciale peuvent se développer.
Ce problème a été largement documenté par la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (ECRI), dans le cadre de ses travaux de monitoring pays-par-pays. Puisque ce problème existe partout en Europe, l’ECRI a décidé de préparer une Recommandation de politique générale spécifique sur la lutte contre le racisme et la discrimination raciale dans les activités de la police, qui offre aux décideurs politiques et aux législateurs des lignes directrices concrètes et pratiques dans ce domaine.
Le but de cette Recommandation, qui résulte d’un processus de consultation avec les acteurs concernés, est d’aider la police à promouvoir la sécurité et les droits de l’homme pour tous grâce à des activités de police de qualité. Elle porte sur les questions de racisme et de la discrimination raciale dans le contexte de lutte contre tous les crimes, y compris le terrorisme. Elle souligne l’importance de prévoir des garde-fous efficaces contre les actes racistes susceptibles d’être commis par des agents de la police, pour garantir le respect des droits de l’homme et assurer que tous les éléments de la société placent leur confiance dans la police, renforçant ainsi la sécurité générale.
Ce texte juridique se concentre particulièrement sur le profilage racial ; la discrimination raciale et les comportements abusifs à motivation raciale par la police ; le rôle de la police dans la lutte contre les infractions racistes et le suivi des incidents racistes; et les relations entre la police et les membres de groupes minoritaires.
Parmi les recommandations clés figurant dans cette Recommandation de politique générale, peuvent être mentionnées celles:
- de former la police à travailler dans le contexte d’une société plurielle ;
- de recruter au sein de la police des membres de groupes minoritaires sous représentés ;
- de définir et interdire clairement le profilage racial dans la loi ;
- de garantir l’ouverture d’une enquête efficace sur les allégations de discrimination raciale ou de comportements abusifs à motivation raciste de la police ;
- de s’assurer que la police mène des enquêtes approfondies sur les infractions racistes ;
- de mettre en place et de gérer des systèmes d’enregistrement et de suivi des incidents racistes.
Ce texte juridique important est présenté aujourd'hui lors d’un un événement public spécial à Paris, qui réunira des représentants de la police et des ministères de l’intérieur, des représentants d'organisations intergouvernementales et non gouvernementales, des centres de recherche et des universitaires travaillant sur ces questions. L’ECRI espère qu’un débat ouvert entre tous les acteurs concernés sur ce sujet important contribuera à définir un ensemble de moyens efficaces pour mieux mettre en œuvre des initiatives existantes et donnera également une impulsion à de nouvelles réformes dans les Etats membres du Conseil de l’Europe.
Europe: Interdire le "profilage racial"
L'ECRI, un organe du Conseil de l'Europe invite les 47 Etats membres à bannir le "profilage racial" des méthodes de la police mais recommande la collecte de données à caractère ethnique comme moyen de vérifier qu'aucun groupe minoritaire n'est victime de discrimination. La recommandation de la Commission européenne contre le racisme et l'intolérance (Ecri) sur "la lutte contre le racisme et la discrimination raciale dans les activités de la police" devait être présentée jaujourd'hui à Paris. L'Ecri souligne "l'importance de prévoir des garde-fous efficaces contre les actes racistes susceptibles d'être commis par des agents de la police". Selon la Commission, une telle démarche est de nature à renforcer la sécurité générale en rétablissant la confiance entre la police et "l'ensemble des éléments de la société, qu'ils soient majoritaires ou minoritaires".
10:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : europe, racisme, police, droitsde l'homme
04/09/2007
Europe: le fléau du racisme, encore et toujours...
INFO RELATIO
| Crimes racistes en augmentation dans 8 pays européens au moins...Mais à quoi sert l'agence des droits fondamentaux? Que l'UNION donne plus de moyens au Conseil de l'Europe pour accomplir l'une de ses missions essentielles au lieu de financer une officine de plus qui enfonce des portes ouvertes! On le savait: Les données manquent cruellement. Pourtant, parmi les 11 bons élèves européens qui comptabilisent les crimes racistes perpétrés sur leur territoire, 8 ont enregistré, l’année dernière, une augmentation des incidents xénophobes. C’est ce qui ressort du premier rapport publié (en anglais, seulement, ce qui est un scandale!) par la toute nouvelle Agence des Droits Fondamentaux, et présenté ce lundi en commission des libertés civiles au Parlement européen. Selon les mots du rapport, «la violence et les crimes racistes restent une maladie sociale grave à travers l’Europe». On le savait... France, Danemark, Allemagne, Irlande, Pologne, Slovaquie, Finlande et Grande Bretagne : dans chacun de ces 8 pays européens, le nombre de crimes et violences racistes enregistrés était en hausse l’année dernière. ![]() Crimes racistes : des résultats peu encourageants...et incomplets Sur les 11 pays européens qui comptabilisent les données pénales liées à des actes xénophobes, seuls 3 ont donc connu une évolution positive en 2006 : l’Autriche, la Suède et la République tchèque semblent un peu plus tolérants qu’auparavant, puisque le nombre de crimes racistes déclarés y a baissé. Pourtant, la lutte contre le racisme a encore de belles batailles à remporter. On le savait, même sans ce type d'études... Bataille des données tout d'abord : si l’on ne peut souligner cette évolution que dans 11 pays européens, c’est que la majorité des membres de l’Union Européenne (UE) ne comptabilise pas les violences xénophobes sur leur territoire -ou alors de manière inappropriée ou incomplète. Pas de comptabilité, et donc pas d’analyse éclairante sur le phénomène du racisme en Europe. Que fait donc cette nouvelle Agence? ![]() Pour combler ces lacunes administratives, restent les Organisations Non Gouvernementales (ONG), comme l’explique le rapport de l’Agence : « Dans de nombreux États membres, lorsque les gouvernements ne communiquent pas de statistiques officielles relevant du domaine pénal, les ONG continuent de jouer un rôle complémentaire essentiel en compilant les incidents racistes. » On le savait.... Seul bon élève européen en matière d’enregistrement des données : le Royaume-Uni. A lui seul, il a compilé plus de rapports sur des actes racistes que les 26 autres pays européens réunis. Un modèle à suivre ? C'est peut-être parce que l'agence ne travaille qu'en anglais, y compris sur internet... Le large éventail des discriminations en Europe On le savait:Au jour le jour, le racisme peut aussi se révéler dans de petits actes quotidiens qui, s’ils n’ont pas la violence d’un crime, affectent les plus « vulnérables ». Les immigrés, les réfugiés, les demandeurs d’asile ou encore les Roms sont, d’après les statistiques, confrontés aux plus nombreuses discriminations. Ainsi, le taux d’emploi des minorités ou immigrés reste, dans la plupart des Etats-membres, inférieur à la moyenne nationale. Au point que certains pays, comme la Suède, ont mené des projets de candidatures anonymes pour accroître la diversité ethnique sur le marché de l’emploi. Car un nom à consonance arabe, selon des études du même pays scandinave, réduit considérablement les chances de trouver un emploi, à qualifications égales. ![]() On le savait: En matière de logement, il n’est pas rare dans plusieurs pays européens de lire des petites annonces garantissant au potentiel locataire l’absence « d’étrangers » dans le bâtiment. L’auteur belge d’une telle annonce a été condamné en 2006 à 3 ans d’emprisonnement avec sursis. On le savait:L’école n’est pas épargnée par les ségrégations. L’Agence des Droits Fondamentaux cite ainsi le cas de la République tchèque, où plus de la moitié des élèves Roms sont inscrits dans des écoles spécialisées ou pour enfants handicapés. Des programmes ont été mis en place pour y pallier, mais un gros travail reste à faire. Des directives européennes anti-discriminations existent pourtant. Mais, selon l’Agence, « le très faible taux de plaintes enregistrées en 2006 dans certains pays donne à penser que les victimes ne connaissent pas la protection légale à laquelle elles ont droit ». Un constat validé par un récent sondage Eurobaromètre, selon lequel à peine 32 % des citoyens européens disent connaître leurs droits au cas où ils seraient victimes de discrimination ou de harcèlement. Il semble donc plus que jamais nécessaire de sensibiliser les victimes potentielles. L’Agence des Droits Fondamentaux, pas assez chien de garde ? « J’aurais aimé que l’on donne à l’Agence plus de dents, afin qu’elle devienne un vrai chien de garde » : voilà comment la députée néerlandaise Sophia In’t Veld (ALDE) a critiqué le mandat limité de la nouvelle Agence des Droits Fondamentaux. Une position largement soutenue par ses collègues de la commission des Libertés civiles. Quel avenir pour cette agence basée à Vienne, née le 1er mars dernier, si neuve qu’elle n’a pas encore de directeur ? Le Conseil de l’UE -l’institution qui représente les Etats-membres- n’a pas obligation de venir témoigner régulièrement devant l’Agence, mais seulement « s’il en a envie », a regretté le socialiste italien Claudio Fava. Un manque de contrôle et de responsabilité qui pourrait réduire l’impact des travaux de l’Agence -et donc son importance, selon lui. Car l’ambition est grande (ah!bon...) : l’Allemand Manfred Weber (PPE-DE) a affirmé que l’Agence devait être « un modèle de référence des Droits de l’Homme à travers le monde ». Et qu’il fallait, pour cela, éviter toute politisation de son travail et de son fonctionnement. ![]()
Il eut sans doute mieux valu donner davanatge de moyens d'action au Conseil de l'Europe et aux ONG qui mènent de vrais combats contre le racisme . Nous avons là un exemple de cette boulimie bureaucratique de l'UNION qui fait du tort ... à la construction européenne. Les premiers responsables sont les politiques (parlementaires européens compris) qui préfèrent faire du neuf plutôt que d'améliorer ce qui existe, histoire de satisfaire leur ego en réinventant le fil à couper le beurre. Ou en montrant leur ignorance... La Cour des comptes ne dit rien? La lutte contre le racisme et la xenophobie mérite mieux.... Et il importe (ce n'est qu'un exemple parmi d'autres) de mieux définir les compétences entre les institutions et organisations européennes. Les 27 ne font-ils pas TOUS partie du Conseil de l'Europe? DR | |
01:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, droits de l'homme, europe, études
29/08/2007
Les incidents racistes sont en augmentation dans l'Union européenne

Un rapport relate une augmentation des crimes et des violences racistes dans huit pays de l'UE (Reuters)
Davantage de progrès sont également nécessaires pour combattre la discrimination raciale en matière d'emploi, de logement et d'éducation, estime également l'organisation. Il s'agit de son premier Rapport sur le racisme et la xénophobie dans les États membres de l'UE depuis sa création en mars 2007.
FRA signale une hausse des crimes et violences racistes en 2005 et 2006 dans huit des onze pays ayant fourni des données judiciaires en la matière: Allemagne, Danemark, Finlande, France, Grande-Bretagne, Irlande, Slovaquie et Pologne.
Les règles communautaires sur l'égalité raciale non appliquées
Le rapport regrette en général un manque de statistiques pénales de la part des 27 Etats membres, inexistantes dans cinq d'entre eux.
Toutefois, dans un communiqué, "l'Agence constate que la législation communautaire sur l'égalité raciale se traduit progressivement par une évolution positive", "la classe politique, les médias et l'opinion publique étant mieux sensibilisés aux questions de discrimination".
Mais "fin 2006, un grand nombre de pays n'avaient toujours pas mis en oeuvre l'intégralité des règles communautaires en matière d'égalité raciale. De plus, les contrevenants échappaient à toute sanction dans environ la moitié des États membres".
Le rapport pointe une autre faiblesse. Selon un récent sondage Eurobaromètre, à peine 32 % des citoyens de l'UE affirment connaître leurs droits au cas où ils seraient victimes de discrimination ou de harcèlement.
00:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, xénophonie, violences raciales














COMMENTAIRE RELATIO: En la matière, le Conseil de l'Europe remplit une fonction exemplaire depuis longtemps. Cette Agence comunautaire qui fait un rapport qui s'ajoute à d'autres faits par d'autres (plus sérieux)et ouvre un