23/09/2007

« Jours tranquilles » à Auschwitz ....

Bourreaux et insouciants, les SS savaient profiter de la vie, entre des actes de mort…

Devoir de mémoire ? Devoir d’information d’abord. Et face à l’indicible, nous ne connaissons pas tout encore…. Bien des témoignages inédits, bien des documents non publiés, bien des archives personnelles cachées, égarées ou oubliées conservent leurs secrets.

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Deux « nouveautés » en la matière ces derniers jours :

>>>un album photo révélé par le New-York Times et mis en relief par le Journal du Dimanche de ce jour : comment les SS vivaient des jours tranquilles à Auschwitz. Des documents qui donnent froids dans le dos. Quand on a , à l’esprit, d’autres photos…

>>>Et un texte inconnu  de Primo Lévy dont une phrase reste un avertissement surtout en cette ère où l’efficacité commande d’aller de l’avant avec des regards très sélectifs sur le passé : «Quiconque oublie son passé est condamné à le revivre».

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En janvier dernier, une archiviste du Mémorial de l’Holocauste de Washington a reçu une enveloppe de photos conservées depuis 60 ans par un ancien agent des services de renseignement de l’armée : L’album dit de Karl Höcker (commandant adjoint du camp de mai 44 à janvier 45). Höcker  n’a pas pris lui-même les photos puisqu’il figure en bonne place sur nombre d’entre elles, mais il se révèle bon rédacteur (froid) de légendes et soigneux dans la conservation de ses « souvenirs ». Des souvenirs roses d’une période noire. « Les bourreaux ne l’étaient pas en permanence », commente Serge Klarsfeld dans le JDD  « La barbarie d’un coté, la vie ordinaire de l’autre »… 

Ces photos montrent comment les SS de Auschwitz occupaient leur temps libre, les jours où, las de la routine de l’extermination, ils exerçaient leur droit à la paresse. Et au divertissement. Au « temps libre ». A des loisirs ordinaires pour se repose d’une barbarie « ordinaire »

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A l’époque où ont été pris ces clichés, en 44, les chambres à gaz et les fours crématoires marchaient jour et nuit pour « traiter » les arrivages massifs de juifs hongrois. Et l'Armée Rouge se rapprochait dangereusement.

Mais les gardes savaient tout de même se divertir dans leur retraite voisine du camp. On les voit chanter à la chorale, boire du schnaps et de la bière, danser au son d’un accordéon et flirter avec les dames SS : des  coquettes, celles-là, des coquines, et des  gourmandes. Il y a aussi des photos inédites d’un certain docteur Mengele… L’ensemble, commenté par l’archiviste du Mémorial sur le site du New York Times, offre une nouvelle et sidérante vision de l’ignominie humaine. 

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Vingt ans après le suicide de Primo Lévi, soixante après la publication de «Si c’est un homme», son témoignage de rescapé d’Auschwitz, un autre document signé de sa main a été retrouvé dans les archives du mémorial israélien de Yad Vashem, à Jérusalem. On y trouve les noms écrits en toutes lettres de ses compagnons d’infortune, des noms escamotés dans le livre. Ceux que l’auteur a rencontrés entre septembre 1943, date de son arrestation en Italie, et janvier 1947, quand il est revenu de déportation. Ceux de son groupe de résistants, celui du traître «qui ne devait pas tarder à nous dénoncer», ceux des médecins juifs du camp d'Auschwitz, dont le Grec ayant «dénoncé les malades aux SS» et le Français, «plus humain», son chef de baraquement.

Selon la direction des archives de Yad Vashem, le document, daté du 14 juin 1960, était destiné aux juges d'instruction qui travaillaient à la préparation du procès d'Adolf Eichmann, capturé en Argentine par les Israéliens en 1960, puis jugé à Jérusalem et condamné à mort par pendaison le 15 décembre 1961

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Depuis plus d’un demi-siècle, la littérature concentrationnaire, de Primo Levi à Robert Anthelme en passant par Jorg Semprun,  Charlotte Delbo et d’autres, exerce horreur et fascination. Avec obsédante, cette question toujours  sans vraie réponse : comment écrire et penser après Auschwitz.

«Le Magazine Littéraire» y consacre un dossier ce mois-ci: «comment les rescapés des camps, d’abord paralysés par le souci d’oublier, d’effacer, de taire, choisissent de se faire entendre et de raconter l’indicible (…) Ces romans, loin de trahir la cause de la mémoire, parviennent à rendre encore plus présentes et poignantes les tragédies qu’ils décrivent». Des tragédies à ne pas oublier si l’on ne veut pas que l’Histoire bégaye ou en secrète d’autres sous des formes différentes, mais avec la même nature : celle de la déshumanisation de l’Homme par l’Homme.

16/12/2006

Milana Terloeva: Une jeunesse tchétchène….

Une leçon de Résistance et d’espérance

>>>> Danser sur les ruines…Cette jeune Tchétchène de 26 ans a  publie chez Hachette-Littérature un témoignage très fort : “Danser sur les ruines”. Après trois années passées en France invitée par “Etudes Sans Frontières”, admise à l’école de journalisme de Sciences po, elle va rentrer dans son pays avec le projet d’y créer un journal pour les jeunes.Elle sera ce samedi, à 15h,  à la salle Blanche de la Librairie Kleber, à Strasbourg. Pour témoigner. pour dialoguer. J’ai lu son livre, si pudique et si profond. Il ne se raconte pas. Il faut le lire. Je suis honoré et ému d’animer cette rencontre.DR

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Les premières lignesde “danser sur les ruines”

medium_balalaika.jpg“Un homme errait dans Grozny avec sa balalaïka. La guerre lui avait tout pris et la musique seule le rattachait à la vie. Il venait parfois jouer sous ma fenêtre, racontait qu’autrefois il avait parcouru la Russie, l’Europe, le monde avec son instrument. Ses aventures décousues finissaient toutes de la même manière : «Mais, après, la guerre…»

Un jour, il débarqua dans la cour de mon immeuble, désespéré, les bras ballants, inutiles et vides, sans musique. Des soldats avaient volé son dernier bien. Avec une amie, j’ai collecté de l’argent, puis toutes deux sommes parties au marché racheter une balalaïka. Sur le chemin du retour, nous avons remarqué une dizaine de militaires et un petit attroupement de civils. Le musicien gisait par terre, le corps criblé de balles. Il venait d’être abattu avec huit jeunes du quartier lors d’une «opération de nettoyage». Le lendemain, la télévision de Moscou annonça fièrement l’élimination de neuf terroristes.

Aujourd’hui, c’est cela Grozny, un chaos de morts et de mensonges dans lequel des ombres humaines luttent pour leur survie. Ce livre n’a pas pour vocation de démonter une propagande ou d’expliquer un conflit vieux de trois siècles. C’est l’histoire simple d’une jeune fille, un miroir promené le long des routes défoncées de ma chère Tchétchénie.”

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Extrait page 111 : “Sur la notion de chance à Grozny”

La chance est une notion toute relative. A Grozny, la chance est d’abord celle de rester en vie, de rentrer chez soi après une journée d’études ou de travail et de retrouver autour de la table, au dîner, le même nombre de personnes qu’au petit déjeuner, de se réveiller le matin ailleurs qu’en prison ou au paradis. Une infinité de nuances, jusqu’au fond de l’enfer, distinguent les “chouchous du destin” des autres.

Deni, mon voisin du deuxième étage, se rasait tous les soirs à la fenêtre. Une fois, il s’est penché pour ramasser sa serviette et la balle d’un sniper est passée juste au-dessus de lui. Il a clairement eu de la chance. Roumisa, ma voisine de palier, est sortie sur le balcon étendre les vêtements de ses enfants et, elle, elle n’a pas évité la balle du sniper. Elle n’a pas eu de chance à cet instant. Mais elle a eu la chance que ce même Deni soit médecin et qu’il puisse lui sauver la vie. Shama, qui habitait au troisième étage n’a pas eu cette chance. Il a été touché au thorax par le tir d’un soldat et il est mort dans les bras de Deni qui ne disposait ni du bon matériel ni des médicaments nécessaires.

Une nuit, je travaillais tard, seule dans l’appartement. Tout d’un coup, j’entendis des bruits dans l’immeuble voisin. Des soldats défonçaient une porte. Il y eut des tirs, des cris et les soldats repartirent avec trois garçons et une jeune fille. Sans passer par chez nous. Les gens de mon immeuble ont eu de la chance, les voisins non. Les trois garçons envoyés dans un camp de filtration, furent rachetés par leurs familles. La fille n’était pas à vendre. Elle a disparu pour toujours dans les mains de ces monstres. On dira que les garçons ont eu ce jour-là plus de chance que la fille. Mais qui osera dire que quiconque passant par les camps de filtration russes ait bénéficié de la moindre chance ? S’il y a une limite au relativisme, elle se trouve quelque part entre Tchernokosovo et Khankala.(1)

(1)(villages connus pour leurs célèbres “camps de filtration”, lieux de détention où l’armée russe prétend filtrer, trier, sélectionner les persones arrêtées lors des rafles. En réalité, ces camps sont des lieux de torture où les détenus meurent en masse et où les soldats russes se livrent aux trafics les plus variés, revendant les prisonniers, leurs cadavres ou parfois même leurs organes.)

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Elle s’est confiée à Dominique Simonnet (L’Express)

http://www.lexpress.fr/info/monde/dossier/tchetchenie/dos...

Extraits :

“Il y a quelques années, quand j’étais tapie, avec ma famille, dans les caves, sous les bombes, je pensais que rien ne pouvait être pire. J’ai compris, en retournant à Grozny l’an dernier, que j’avais tort. Maintenant, il n’y a plus de bombardements massifs comme autrefois, il y a moins de checkpoints. Mais la terreur n’a cessé de croître. Les soldats russes et les milices locales pratiquent toujours les « nettoyages », rafles suivies d’assassinats systématiques par la torture. Auparavant, ils piochaient au hasard dans les rues. Désormais, les enlèvements sont ciblés : ils touchent les intellectuels, ceux qui ont de l’argent, ceux qui ont prononcé un mot de travers… Comme sous Staline, il suffit de dire que les autorités sont corrompues, et hop, une nuit, on disparaît. Au mieux, les familles parviennent à racheter les corps atrocement mutilés pour 2 000 dollars. Tout s’achète ou se prend de force. Sous les bombes, les gens parlaient encore entre eux. A présent, c’est le silence. Ils sont résignés, désespérés. Grozny est peuplée d’ombres muettes qui luttent pour leur survie.

…/…

medium_tchechenie_disparus.jpgQuelques “disparus”, parmi d’autres….

Vous êtes née il y a vingt-six ans, dans un petit village à 60 kilomètres de Grozny. Plutôt paisible, à l’époque.

C’était un village tranquille, et j’étais une petite fille comme les autres, dans le monde soviétique. On vivait bien, mais dans le mensonge. A l’école, on ne nous parlait pas de l’histoire tchétchène, mais de la grande épopée communiste. Nous fêtions le 23 février 1944 en agitant nos drapeaux rouges, et je ne comprenais pas que ma grand-mère en soit attristée. Je l’ai su plus tard : pour elle, c’était un jour noir, celui de la déportation de tous les Tchétchènes. Elle avait été raflée avec toute sa famille et envoyée au Kazakhstan dans des wagons à bestiaux sur lesquels était écrit : « Ennemis du peuple ». Les Russes ont brûlé vifs ceux qu’ils n’ont pas pu déporter. Ils voulaient éradiquer la nation tchétchène. Ma grand-mère a survécu par miracle ; elle est revenue treize ans après, s’est mariée, a recommencé sa vie, reconstruit sa maison… Mais ce n’était pas fini.

A la chute de l’Union soviétique, pourtant, la Tchétchénie croit à son indépendance.

J’avais alors 10 ans, et ma vie ressemblait à celle des jeunes Français. Nous avions les mêmes caprices, les mêmes rêves, nous portions des minijupes, regardions des films américains. J’allais à l’école coranique. Je sais… pour vous, cela signifie « endoctrinement ». Le mollah essayait bien de nous discipliner, mais sans succès. Nous apprenions le Coran, nous respections les traditions tchétchènes, mais nous n’étions pas étouffés par la religion… Et puis, une nuit de janvier 1993, on est venu déposer une caisse en fer devant notre maison : dedans, il y avait mon père, assassiné. On nous a fait comprendre qu’il valait mieux ne pas chercher à savoir ce qui lui était arrivé.

…/…

medium_techechenie_enfants.jpgEnfants de Tchéchénie:la guerre pour horizon…

Vladimir Poutine avait promis de poursuivre les terroristes « jusque dans les chiottes ». Il suffisait d’avoir plus de 12 ans pour être considéré comme terroriste. Pour les Russes, il n’y a pas de civils. Un général, interrogé sur les massacres d’enfants, a même dit un jour : « Et alors ? Ce sont de futurs terroristes ! » Les Russes ont alors intensifié les « nettoyages » et les enlèvements. Cette violence inouïe, l’impuissance que l’on éprouve, ce sentiment d’injustice… Je ne comprenais pas pourquoi des êtres humains pouvaient inventer de tels supplices envers d’autres êtres humains.

Avez-vous une réponse aujourd’hui ?

Il n’y a pas de réponse. Les soldats russes sont jeunes, peu éduqués, placés entre deux feux, menacés par les mercenaires et les officiers qui les forcent à tuer. Ils deviennent comme eux : fous, meurtriers. Il n’y a pas de limites dans l’inhumain. Et il n’y a pas de morale, pas de lois, dans cette armée-là.

Comment avez-vous fait pour garder un peu de force ?

On trouve toujours des moyens. Surtout les femmes : elles ont fait des travaux très durs. C’étaient les femmes qui, parfois, s’opposaient à la rafle d’un garçon dans un bus. Pour elles, il y avait aussi la menace du viol. Dans la tradition tchétchène, une jeune fille violée est une honte pour sa famille. Alors, les victimes se taisent. Auprès de qui témoigner ? Nous essayions en tout cas de cultiver une impression de normalité, de nous maquiller, de garder notre dignité. Et nous nous rendions à l’université, en ruine, pour tenter d’étudier. Un jour, à un checkpoint, un soldat nous a arrêtées. « Vous allez où ? - Nous allons à l’université ! » Il s’est mis à hurler : « Mais vous êtes folles ! Vous ne voyez pas ce qui se passe ? Il y a un nettoyage, là-bas. C’est quoi, ce peuple de fous ? »

Oui, c’est quoi ?

Rien n’est rationnel dans cette histoire. On en avait assez de rester chez nous. Beaucoup d’entre nous ont été tués durant les trajets, mais nous pouvions aussi mourir en restant dans la cave. Quelle différence ? C’était notre manière de braver la terreur. Cela nous aidait, au contraire, à ne pas devenir fous. « Quoi qu’il arrive, disions-nous, on ne les laissera pas gagner, on ne deviendra pas des bêtes. » En Tchétchénie, survivre, c’est déjà résister.

…/…

Je suis écartelée entre les deux pays. J’ai créé à Paris des liens essentiels dans ma vie. Mais la Tchétchénie, c’est mon pays, mon enfer à moi. Là-bas, je veux dire qu’en France on ne nous laisse pas tomber. Il est important que les Tchétchènes sachent qu’ils ne sont pas seuls au monde. Je veux créer un journal indépendant pour les jeunes. Et puis, ma famille est là-bas. J’ai conscience de la mettre en danger. Mais puis-je rester sans rien faire ? Quand j’étais avec ma grand-mère dans la cave, je me demandais si, moi aussi, je me retrouverais dans cinquante ans, avec mes enfants, dans une cave. Elle qui a connu tant de ruines et de souffrances m’a dit : « Milana, tu n’as pas droit au désespoir ! » Voilà. Je n’ai pas d’autre choix : je suis condamnée à l’espoir.

(1) www.etudessansfrontieres.org

A LIRE AUSSI…

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DANS L’ACTUALITE

Affaire Politkovskaïa : Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a remis 12 175 signatures à René van der Linden, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe

Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières, a rencontré le 15 décembre 2006, à Paris, René van der Linden, président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. A cette occasion, Robert Ménard lui a remis la liste des signataires de la pétition demandant l’ouverture d’une enquête internationale après la mort de la journaliste russe Anna Politkovskaïa, le 7 octobre dernier.

“A ce jour, nous avons recueilli 12 175 signatures. Cela témoigne de l’importante mobilisation de l’opinion publique après l’assassinat d’Anna Politkovskaïa. Cette pétition a également reçu le soutien de personnalités politiques européennes comme Carla del Ponte, procureur du Tribunal pénal international, Elmar Brok, président de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, Baltasar Garzón, magistrat espagnol, Bronislaw Geremek, membre de la Commission des Affaires étrangères du Parlement européen, Bertrand Delanoë, maire de Paris et Walter Veltroni, maire de Rome,” a déclaré Reporters sans frontières.

“Cette mobilisation doit se poursuivre. Nous appelons les autorités des pays démocratiques à interroger régulièrement le président russe Vladimir Poutine sur l’avancement de l’enquête”, a ajouté l’organisation de défense de la liberté de la presse.

Anna Politkovskaïa travaillait depuis 1999 pour le bihebdomadaire Novaïa Gazeta. Saluée internationalement pour son courage et son professionnalisme, elle a été retrouvée morte, assassinée de plusieurs coups de feu, dans son immeuble du centre de Moscou, le 7 octobre 2006. L’enquête de la justice russe est menée par une équipe de plus de deux cents spécialistes.

11/12/2006

Jean-Marie CAVADA ou l'Humanisme en actions...

Une marche dans le Siècle, de Jean-Marie Cavada: Cinq livres en un. LES CONFESSIONS D'UN REPUBLICAIN "CHARNELLEMENT EUROPEEN"

RAPPEL>>> Jean-Marie Cavada sera ce mardi 12 décembre à 17h30 à la Librairie Kléber  à Strasbourg  pour une conversation-débat que Daniel RIOT autour de son livre "Une marche dans le siècle"

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Son livre lu par Daniel RIOT : Cinq ouvrages en un…A lire, à offrir, à partager!

Ceux qui fréquentent mon site (merci à eux, ils sont de plus en plus nombreux) le savent : j’ai déjà vanté les mérites de l’ouvrage de Jean-Marie Cavada. J’y reviens, non pour lui faire de la promotion gratuite, mais parce que je pense que ce livre vaut plus que ce qui en a été dit sur quelques plateaux de télévision ou dans quelques micros de radios… Où une fois de plus on a joué la carte opposée à celle que jouait Cavada dans sa « Marche du siècle » : celle de la superficielle émotivité…

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02/11/2006

STYRON, l'auteur du "Choix de Sophie", est mort

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Comment Vivre après  Auschwitz-Birkenau ? 

 

 

 

 

 

 

« Le choix de Sophie », publié en 1979 (et traduit en fraçais en 1981).  Un chef d’œuvre. Par l’écriture, l’histoire et la puissance de la narration, les personnages, atypiques et profonds. L’amour entre Sophie et Nathan. Voyage dans les ténèbres du mal absolu, au cœur d’une tragédie hallucinante,   avec des regards sur le nazisme, les camps, le tourbillon de l’inhumanité (humaine, trop humaine…) totalitaire. Avec la difficultés de trouver les mots de l’indicible.WILLIAM STYRON EST MORT. LIRE L'ARTICLE DE Daniel RIOT >>>>

 

22/10/2006

Le livre du mois du Conseil de l'Europe: l'aide aux victimes

medium_aide_aux_victimes.jpgLa justice véritable dépend non seulement de l'aptitude des Etats à poursuivre les auteurs d'un crime mais aussi de leur capacité à rétablir la situation des victimes. Depuis plus de cinquante ans, le Conseil de l'Europe contribue à la construction d'un espace juridique commun fondé sur le respect des droits de l'homme, la démocratie et l'Etat de droit. La lutte contre la criminalité est au coeur de ces efforts.
Depuis les années 1980, le Conseil de l'Europe a intégré dans ses travaux le sort réservé aux victimes et a produit et mis à jour une série d'instruments juridiques visant à aider les Etats à répondre aux besoins des victimes.
Ce livre rassemble ces normes et vise à constituer un document de référence accessible et exhaustif.

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