20/11/2007
Journée mondiale de l'enfance: le Commissaire européen aux droits de l'homme fait appel aux médias
Varsovie-A l'occasion de la Journée mondiale de l'enfance, Thomas Hammarberg, Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, est intervenu à Varsovie au sujet de la participation des enfants, en plaidant en faveur d'une " culture dans laquelle les adultes seraient plus à l'écoute du point de vue des enfants et le respecteraient davantage ".
Le Commissaire a insisté sur le fait que " les enfants ont le droit d'être entendus et les adultes devraient être attentifs à leur point de vue ". La participation des enfants, un droit garanti par la Convention relative aux droits des enfants, devrait être favorisée dans tous les domaines qui les concernent, en famille, à l'école et au sein de la collectivité. " La capacité des enfants à exprimer librement leurs points de vue est une condition préalable indispensable à leur épanouissement ", a-t-il déclaré.
Le Commissaire a souligné que les enfants devraient participer à toutes les questions qui ont une incidence sur leur existence. " Il importe que les instances décisionnaires mettent en place un système qui permette aux enfants de donner leur avis. Cela vaut aussi bien pour les gouvernements et les parlements nationaux, les collectivités locales et régionales, que pour les organisations internationales ", a-t-il ajouté.
Compte tenu de la place croissante qu'ils occupent dans notre société, " les médias ont également un rôle essentiel à jouer pour porter à la connaissance du grand public le point de vue des enfants ". M. Hammarberg a par ailleurs précisé que " les médias de masse pourraient faire davantage pour informer les enfants, en utilisant de moyens adaptés à leur âge ".
Cet exposé, le premier d'une série de trois, était consacré à Janusz Korczak, considéré comme l'un des pères des droits de l'enfant ; il a été présenté dans l'ancien orphelinat créé par J. Korczak avant la deuxième guerre mondiale.
23:04 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : enfants, jeunesse, droits, europe, éducation, international
13/11/2007
Droits de l'Homme en Europe: la responsabilité des autorités nationales doit être mieux assumée
Strasbourg-Le forum international qui doit s'ouvrir à Lisbonne, Portugal, le vendredi 16 novembre sera consacré au rôle joué par les institutions nationales des droits de l'homme (INDH) dans la promotion et la protection des droits de l'homme. Une soixantaine de participants discuteront de diverses questions relatives aux travaux des INDH, y compris l'interaction de celles-ci avec les cours constitutionnelles, les tribunaux ordinaires et les offices de médiateur, ainsi que le rôle qu'elles peuvent jouer dans la sauvegarde et le développement des processus démocratiques.
Les exposés porteront aussi sur le rôle de la coopération Nord-Sud sur le renforcement de l'efficacité des INDH. Les participants discuteront également des bonnes pratiques des INDH en matière de protection et de promotion des droits des groupes les plus vulnérables, y compris les enfants.
Cette manifestation, qui durera deux jours, est organisée par le Centre Nord-Sud en coopération avec la Commission de Venise et le Bureau du Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe.
Pour plus d'information, consulter le site Internet http://www.nscentre.org
02:03 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeunesse, éducation, europe, france, association
30/10/2006
« De la misère en milieu étudiant’ (version 2006)…
La prostitution gagne les bancs de la fac
SELECTION DpJ DANS LE FIGARO, un article de JEAN-MARC PHILIBERT qui ne peut laisser indifférent Selon le syndicat SUD-Étudiant, quelque 40 000 étudiants se prostitueraient, notamment via Internet et dans des bars à hôtesses.
CERTAINES « travaillent » dans les bars à hôtesses ou les agences d'escort girls. D'autres utilisent Internet pour louer leurs services de masseuses ou de femmes de ménage en petite tenue. Les plus téméraires investissent la rue à Paris, à Lyon, à Montpellier ou même à Bruxelles. Le sujet est sensible, mais les étudiantes aussi peuvent verser dans la prostitution. Pour payer leur loyer, financer leurs études ou bien « gagner » leur argent de poche ; régulièrement ou de façon occasionnelle ; issues de milieux défavorisés ou pas... Elles seraient de plus en plus nombreuses à faire commerce de leur corps.
Conséquence de la paupérisation des étudiants, mais aussi d'une vision de plus en plus consumériste de la société, le phénomène passe en tout cas largement au travers de l'action des services sociaux ou universitaires. Aucune étude n'a été menée sur le sujet. Seul le syndicat SUD-Étudiant ose avancer un chiffre. Selon lui, 40 000 étudiants se prostitueraient, des filles à une écrasante majorité, soit près d'un étudiant sur 57. Un chiffre à prendre toutefois avec des pincettes.
« C'est vrai, le phénomène existe, confirme Guillaume Houzel, le président du conseil de l'Observatoire de la vie étudiante (OVE). Il faut dire que, depuis quelques années, nous constatons une tension croissante sur le pouvoir d'achat des étudiants. Avec la hausse des prix de l'immobilier, leurs dépenses de logement augmentent. Pas le montant des bourses. »
Résultat : selon l'OVE, plus de 45 000 étudiants vivent aujourd'hui dans une situation de très grande pauvreté et 225 000 peinent à financer leurs études. Cela constitue un réservoir considérable de candidats prêts à tout pour gagner un peu d'argent. Sans parler des quelques-uns attirés par le luxe et les paillettes, un phénomène qui a toujours existé selon un enquêteur de la brigade de répression du proxénétisme de Paris (BRP).
Sept ans de «job d'été »
De fait, l'argent est bien le critère déclencheur du basculement dans la prostitution. Comme pour Emma, 36 ans, aujourd'hui mariée et mère de famille dans le Nord. La jeune femme s'est livrée à la prostitution durant sept ans, chaque été, dans les maisons closes de la rue d'Aerschot, à Bruxelles. Alors étudiante à l'école vétérinaire, il s'agissait avant tout pour elle d'un « job d'été ». «En deux mois, j'avais mon argent de poche pour l'année. Ce que je n'aurais pas réussi à avoir en travaillant chez McDo. Je ne dis pas que c'est de l'argent facile, mais j'avais la fierté de l'avoir gagné sans voler personne», confie-t-elle aujourd'hui.
Attendre le client en petite tenue derrière une vitrine : l'exemple d'Emma est une exception. La très grande majorité des prostituées étudiantes font tout pour éviter la rue, où sévissent les réseaux de proxénètes. «La prostitution étudiante est plutôt une activité individuelle et occasionnelle, confirme-t-on à l'Office central de la répression de la traite des êtres humains (Ocreth). C'est un phénomène très discret et difficilement quantifiable qui, de plus, n'est pas répréhensible. » En d'autres termes, en l'absence de racolage et de proxénétisme, la police passe à côté. En fait, c'est sur Internet que les étudiantes vendent aujourd'hui leurs charmes. Webcams, photos érotiques, petites annonces... difficile de les rater. Sur les sites dédiés aux étudiants, à la catégorie offres d'emplois, les propositions sérieuses ont parfois du mal à surnager au milieu des offres «d'hommes mûrs et généreux » cherchant « à combler une étudiante fauchée ». Même chose dans la catégorie logement. Là, les propositions d'hébergement gratuit abondent pour des « étudiantes débrouillardes et pas farouches ».
Du coup, certaines se sont engouffrées dans la brèche, telle cette étudiante de Montpellier qui vend sur la Toile ses « petites culottes portées ». Ou cette Niçoise qui propose que l'on se connecte à son site Internet pour un strip-tease personnalisé. Seule obligation : passer par un site de paiement en ligne avant la prestation.
Devant la forte demande, les arnaques aussi se sont multipliées. « Les fausses étudiantes sont peut-être encore plus nombreuses que les vraies », précise-t-on à la BRP. Sans parler de celles qui n'ont d'étudiantes que le statut.
Durant l'année 2004, la brigade a ainsi démantelé un réseau où exerçaient de jeunes Marocaines, fausses étudiantes mais vraies prostituées. « Elles avaient toutes leur carte d'étudiante. Cela leur permettait surtout d'avoir un titre de séjour. Mais elles n'ont pas dû passer beaucoup de temps à la fac...»
Les « Universtituées »…
>>>>Dans le même numéro du Figaro: C'est une étude de la très sérieuse Kingston University, dans le sud-ouest de Londres : de plus en plus d'étudiantes se prostituent ou travaillent dans l'industrie du sexe pour payer les frais d'inscription de leur université. Selon le sondage réalisé auprès de 130 étudiants, une personne sur dix déclare connaître des étudiantes qui travaillent dans des clubs de strip-tease, des salons de massage ou des agences d'escorte. Quelque 6 % ont de plus admis connaître une étudiante se prostituant. Un chiffre en hausse de 50 % depuis 2000. Selon les promoteurs de cette étude, l'argent serait leur motivation principale alors que les frais d'inscription dans les universités britanniques ont triplé depuis 1998 pour atteindre 4 500 euros en moyenne.
Le phénomène serait également très répandu au Japon, pays où le coût des études se révèle être l'un des plus élevés du monde, mais aussi en Europe de l'Est. En Pologne, la presse a tiré la sonnette d'alarme devant la recrudescence des activités de « sponsoring ». Quant aux étudiantes qui y ont recours, elles ont été baptisées les « universtituées ».
12:00 Publié dans revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : université, jeunesse, société








