20/11/2007
ALLEMAGNE: Des parrains bénévoles pour les enfants issus de l'immigration
Info Relatio, l'Europe en revue
AL
Plus d'informations (en allemand) :
www.bundesregierung.de/nn_774/Content/DE/Artikel/2007/11/...
23:09 Publié dans Etudes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, intégration, éducation, allemagne, europe
12/07/2007
L'Allemagne lance son grand plan national pour l'intégration
Tous unis pour l'intégration. A l'occasion du deuxième sommet national sur l'intégration, une centaine de responsables politiques, de représentants syndicaux et patronaux, et d'acteurs sociaux et associatifs ont lancé aujourd'hui à Berlin un vaste plan national pour améliorer l'intégration des étrangers. Ils ont pris une série d'engagements - près de 400 au total, dont 150 pour le seul gouvernement fédéral. Les mesures mettent l'accent sur la maîtrise de l'allemand, l'égalité des chances à l'école, la formation et l'emploi. Des mesures qui vont dans le sens des campagnes lancées au niveau européen, par L'Union et par le Conseil de l'Erope.
Le gouvernement d'Angela Merkel a programmé quelque 750 millions d'euros de dépenses par an d'ici à 2011 pour favoriser l'intégration. A ses yeux, cela passe d'abord par la maîtrise de l'allemand. En collaboration avec les Länder et les communes, il entend donc, premièrement, renforcer les cours d'intégration dispensés aux étrangers. Le nombre d'heures passera de 600 à 900. Les cours seront mieux ciblés en fonction des publics. Ils comprendront des offres spécifiques pour les jeunes, les femmes et les personnes analphabètes. Les enfants de migrants seront, par ailleurs, aidés dès le plus jeune âge dans l'apprentissage de la langue allemande.

Le gouvernement veut ensuite renforcer l'égalité des chances à tous les niveaux. A l'école, les enfants de migrants bénéficieront de projets-pilotes visant à les réintégrer dans la scolarité, et à réduire l'échec scolaire dont ils sont plus souvent victimes que leurs camarades. Les organisations issues de la communauté turque (Communauté turque d'Allemagne - TDG - et Fédération des associations de parents turcs), se sont engagées, de leur côté, à agir auprès des parents pour qu'ils s'investissent dans la réussite de leurs enfants. Le gouvernement créera aussi un réseau de "parrains" éducatifs pour apporter aux jeunes un soutien à l'école et durant leur formation.
A l'entrée sur le marché du travail aussi, les participants au sommet veulent ouvrir des portes aux jeunes issus de l'immigration. Avec plusieurs partenaires, l'Association des Chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK) a promis la création de 10.000 places d'apprentissages d'ici à 2010 dans les entreprises dont le propriétaire est d'origine étrangère. Les jeunes issus de familles immigrées auront aussi plus facilement accès aux aides à la formation professionnelle et aux bourses d'étude.
La présentation du plan national pour l'intégration couronne un an de travail, entamé par tous les partenaires lors du premier sommet national sur l'intégration, en juillet 2006, à l'appel de la chancelière Angela Merkel. Tous les secteurs de la société se sont véritablement mobilisés. Les chaînes de télévision publique ARD et ZDF ont décidé de mettre davantage en valeur le thème de l'intégration. Le Comité olympique allemand souhaite former plus de migrants aux fonctions de préparateur physique, et accroître l'offre sportive dans les zones sensibles. La ligue nationale de football s'apprête à créer un réseau et à nommer un chargé de mission consacré à l'intégration. Le gouvernement se joindra à leurs efforts en lançant un programme et une campagne d'intégration par le sport. Une attention particulière est, par ailleurs, portée à l'avenir des femmes et des jeunes filles. Elles seront encouragées, tandis que seront combattus les mariages forcés et les violences à domicile.
Il y a quelques jours, certaines associations turques ont décidé de boycotter le deuxième sommet pour protester contre l'adoption récente nouvelle loi sur l'immigration . La modification législative relève à 18 ans l'âge minimal pour rejoindre son conjoint en Allemagne(ce qui est fait pour lutter contre les mariages forcés) et impose une connaissance rudimentaires de l'allemand ("200 à 300 mots") avant le départ. La ministre déléguée à la migration, aux réfugiés et à l'intégration, Maria Böhmer, a opposé une fin de non recevoir aux revendications des associations visant ces dispositions. Ces mesures visent à faciliter l'intégration des candidats à l'entrée sur le territoire allemand, et cela est dans l'intérêt de tous, a-t-elle expliqué à la télévision.
Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2007/07...
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