06/12/2007

RAPPEL: SOUTENIR AZZA, la Strasbourgeoise

Pétition: AZZA doit rester en France

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

SIGNEZ LA PETITION >>>>>


Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.

20/11/2007

ALLEMAGNE: Des parrains bénévoles pour les enfants issus de l'immigration

Info Relatio, l'Europe en revue

UNE BELLE INITIATIVE:  Nouveau coup de pouce aux jeunes issus de familles immigrées en Allemagne : la Deutsche Bank vient d'offrir plus de 100.000 euros pour qu'ils puissent être accompagnés tout au long de leur scolarité par des parrains éducatifs bénévoles. La banque allemande apporte ainsi son soutien à une idée de Maria Böhmer, la ministre allemande déléguée à la migration, aux réfugiés et à l'intégration. Celle-ci entend créer un réseau de parrains couvrant tout le pays.
Le projet avait été choisi comme thème de charité pour la traditionnelle Nuit annuelle des éditeurs, organisée à l'initiative de l'Association allemande des éditeurs de magazines (VDZ). La Deutsche Bank avait installé pour l'occasion un immense panneau de deux mètres de haut représentant son logo. Pour chaque signature, elle s'était engagée à verser un don de 100 euros. Plus de mille invités se sont prêtés au jeu, dont l'ancien chancelier Helmut Kohl.

AL

Plus d'informations (en allemand) :
www.bundesregierung.de/nn_774/Content/DE/Artikel/2007/11/...

16/11/2007

Pétition: AZZA doit rester en France

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

SIGNEZ LA PETITION >>>>>


Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.

24/10/2007

La nouvelle loi sur l'immigration votée par le Parlement

Le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration a été définitivement adopté mardi soir par le Parlement, avec son dispositif autorisant les tests ADN comme preuve de filiation dans la procédure de regroupement familial, après un ultime vote du Sénat.  Un peu plus de trois heures après les députés, les sénateurs ont donné leur aval par 185 voix contre 136 au texte élaboré en commission mixte paritaire (CMP) par 14 députés et sénateurs, après une première lecture dans chacune des deux chambres du Parlement.

L'objet principal de ce projet de loi est de tirer les conséquences de la création d'un "ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du codéveloppement", auquel ont été dévolues plusieurs compétences attribuées traditionnellement aux Affaires étrangères ou à l'Intérieur.

Il répond aussi à la promesse électorale de Nicolas Sarkozy de "mieux encadrer le regroupement familial" en prévoyant pour les candidats de moins de 65 ans une évaluation, dans leur pays d'origine, de leur degré de connaissance du français et des "valeurs de la République".

Aucun des 44 articles du texte définitif n'a trouvé grâce auprès de la gauche PS et PCF, qui a mobilisé sept orateurs sur dix dans la discussion générale pour en dénoncer toutes les dispositions, en particulier l'article sur les tests ADN.Les UDF Michel Mercier et Pierre Fauchon se sont ralliés à la rédaction de cet article, estimant qu'elle mettait désormais les étrangers à égalité avec les Français, que la législation autorise à recourir aux tests génétiques pour prouver ou nier leur filiation.

L'ancien ministre PS Louis Mermaz a reconnu que les modifications apportées à cet article au Sénat puis en CMP avaient abouti à en "rendre la procédure inopérante" mais, a-t-il dit, "il n'en reste pas moins que l'atteinte à des principes fondamentaux est perpétrée". Eliane Assassi pour le PCF a résumé sa pensée en proposant par dérision que le texte soit rebaptisé "projet de loi de lutte contre le regroupement familial et le droit d'asile".

17/10/2007

RESF 67 - APPEL AU RASSEMBLEMENT A STRASBOURG LE 20 OCTOBRE

Dans le contexte du débat sur les lois relatives aux étrangers et aux immigrés, nous voulons opposer une résistance à la politique inquiétante du gouvernement. Afin de manifester leur désaccord et  en rejoignant l'appel de trois collectifs (UCIJ, RESF, CSP), les organisations signataires ci-dessous souhaitent apporter une contribution à cette mobilisation nationale du 20 octobre par un appel à un Rassemblement  à Strasbourg  place Gutenberg à 14h30.

ASTTu-RACORT, MRAP, CLAPEST, ASTI, Théâtre du Potimarron, Porte Ouverte, LDH, PasSages, Migrations Santé Alsace, IDD Alsace, ATTAC Strasbourg, AMSED, Solidaires Alsace, CIMADE, CASAS,  Mémoire et Citoyenneté, PCF 67, PRS, LCR, Les Verts Alsace, Justice & Libertés, PS 67, RESF 67, UJFP,

____________________________________________

--
http://sdfalsace.blogspirit.com/
La neutralité n'existe pas.

16/10/2007

Rachida Dati estime que le test ADN n'est "pas contraire à la dignité"

Rachida Dati (Sipa)

Rachida Dati (Sipa)

Le recours à des tests ADN pour établir une parenté en cas de regroupement familial respecte "la dignité", a affirmé la garde des Sceaux, Rachida Dati, lundi 15 octobre sur France 3. Députés et sénateurs se retrouvent en commission mixte paritaire mardi pour rédiger un compromis sur le projet de loi sur l'immigration, source de polémiques à répétition. Ils devraient maintenir les tests ADN malgré les différentes protestations.
"Ce test ADN permettra d'établir le lien de filiation dans le respect de la dignité, et je le rappelle, sous le contrôle d'un juge", a insisté Rachida Dati.
"Il ne faut pas perdre de vue l'objectif de ce test sur l'immigration : il s'agit de lutter contre les filières clandestines et de sans-papiers parce que c'est exploiter la misère humaine", a-t-elle ajouté.
La ministre de la Justice a précisé que le texte législatif, "tel qu'il est rédigé et encadré aujourd'hui" correspondait à "des recommandations du Haut commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés".

Fadela Amara est "libre dans ses propos"

L'article instituant ces tests ADN pour les candidats au regroupement familial en cas de doute sur leurs papiers, très décrié, y compris au sein de la majorité, a été modifié par le Sénat, qui l'a strictement encadré, mais sans en modifier la philosophie.
Interrogée ainsi sur les déclarations de Fadela Amara, qui avait trouvé "dégueulasse" d'"instrumentaliser" le dossier de l'immigration, Rachida Dati a estimé qu'il s'agissait de "son point de vue". "Elle est tout à fait libre dans ses propos et dans sa pensée, et elle l'a exprimée", a-t-elle conclu

10/10/2007

Mémoire de l'immigration: point de vue d'historiens

LU DANS LE MONDE


a Cité nationale de l'histoire de l'immigration ouvre ses portes sans tambour ni trompette, comme si les plus hautes autorités de l'Etat cherchaient aujourd'hui à minimiser l'événement. Et, pourtant, l'ouverture de ce lieu de mémoire marque un moment important dans la vie politique et culturelle française. Le rôle majeur joué par l'immigration dans l'histoire contemporaine de la France est enfin reconnu par la communauté nationale.

En mai, nous avons démissionné du conseil scientifique de la CNHI, en dépit de notre attachement à ce projet, parce que la création du "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", par son intitulé même, contredit les objectifs civiques que poursuit la Cité. Cette association de mots ne pouvait que conforter les stéréotypes et les préjugés qui existent aujourd'hui en France sur l'immigration.

Quatre mois après la création de ce ministère, nous constatons, hélas, que nos craintes étaient fondées. Les immigrés sont présentés, désormais, comme une menace pour l'identité nationale, comme des fraudeurs en puissance, des suspects qui doivent recourir à des tests ADN pour prouver leur bonne foi et leur bon droit. L'histoire de l'immigration est fréquemment mobilisée pour justifier ces mesures, dans des discours opposant les "bons" immigrés d'hier, respectueux des "valeurs républicaines" et qui "ont fait l'effort de s'intégrer", aux "mauvais" d'aujourd'hui.

Le projet défendu par la CNHI va à l'encontre de ces stéréotypes. Ceux qui l'ont conçu et porté ont toujours refusé de les cautionner, de même qu'ils ont toujours refusé d'entrer dans les polémiques stériles opposant les adeptes de la repentance et les tenants de l'antirepentance. La CNHI est un établissement culturel qui a une vocation éducative. Sa principale mission est de faire mieux connaître l'histoire des migrations pour combattre les contre-vérités et les fantasmes ; c'est la seule façon de former des citoyens un peu plus tolérants et respectueux des autres.

En dépit des difficultés qui ont jalonné sa mise en place, cette Cité est le résultat d'un travail collectif auquel ont contribué associations, chercheurs et acteurs de la vie publique, tous convaincus, au-delà de leurs divergences de vues, qu'il fallait changer le regard sur l'immigration. A contre-courant de l'offensive actuelle, on peut faire le pari que cette idée reste et sera partagée par un très grand nombre de Français. Pour toutes ces raisons nous souhaitons longue vie à la CNHI. Mais nous appelons à la vigilance pour éviter que ce lieu de mémoire soit détourné de sa fonction première.

 


Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne Paris-I ;Geneviève Dreyfus-Armand, historienne ;Nancy L. Green, historienne EHESS ;Gérard Noiriel, historien EHESS ;Patrick Simon, démographe INED ;Vincent Viet, historien IDHE ;Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne Patrick Weil, historien CNRS-Paris-I.


Article paru dans l'édition du 10.10.07

09/10/2007

La Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration ouvre demain

A l'occasion de son ouverture, l'institution qui veut "faire connaître et reconnaître l'apport de l'immigration en France" accueillera gratuitement le public jusqu'au dimanche 14 octobre.  

La Cité nationale de l'Histoire de l'Immigration doit ouvrir ses portes au public mercredi 10 octobre, au Palais de la Porte Dorée à Paris (XIIe), pour "faire connaître et reconnaître l'apport de l'immigration en France".
A l'occasion de son ouverture, la Cité de l'Histoire de l'Immigration accueillera gratuitement le public du mercredi 10 octobre au dimanche 14. Ce sera ainsi l'occasion de parcourir l'exposition permanente du musée, "Repères", qui met en perspective l'histoire collective et individuelle de deux siècles d'immigration en France.
Au travers de documents d'archives, d'images, d'oeuvres d'art, d'objets de la vie quotidienne et de témoignages visuels et sonores, l'exposition permanente "valorise la part prise par les immigrés dans le développement économique, les évolutions sociales et la vie culturelle de la France".

Sous Jospin, Chirac…

La Cité de l'immigration, qui a statut de musée national et dont la présidence est assurée par Jacques Toubon et Jean-François Roverato, a mis des années à voir le jour.
L'idée en avait été lancée il y a une quinzaine d'années par une poignée d'historiens et de militants associatifs, avant d'être sérieusement envisagée par Lionel Jospin, alors Premier ministre. Elle a ensuite été inscrite dans le programme du candidat Chirac en 2002.
Le projet a été concrétisé en juillet 2004 par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui a annoncé sa création sur le site du Palais de la Porte Dorée.

Du musée des colonies au quai Branly

Bâtiment de pur style art déco, construit à l'occasion de l'exposition coloniale de 1931, le Palais a changé plusieurs fois de noms: musée des colonies puis musée de la France d'outre-mer en 1935, avant de devenir celui des Arts africains et océaniens. En 2003, il a fermé ses portes et ses collections ont été transférées au musée du quai Branly.

06/10/2007

« Touche pas à mon ADN ! » : Une pétition de Résistance., par Daniel RIOT

Il n’y a qu’un problème avec la pétition lancée par Charlie Hebdo et SOS Racisme : le site www.touchepasamonadn.com,   est trop sollicité…Déjà 100 000 signatures à l'heure où j'écris cette note ! Prenez patience, donc, si vous voulez y aller ! Et « rechargez la page » à plusieurs reprises s’il le faut.

Car cette pétition, il faut la signer : elle est une mesure de salubrité civique. Et une bouffée d’oxygène dans un air bien pollué par une perverse imbécillité. « Un détail », ose dire Fillon à propos d’un amendement que même Pasqua a, dans un mouvement réprimé, trouvé indigne des combats menés en d’autres temps contre le fascisme.Le mot "principe" ne doit pas devenir politiquement incorrect! Le mot "valeur", si chanté, doit recouvrer du sens. 

fe6223f4d930a0f7ecd2486b24d0df8a.jpg 

Plus cette pétition recueillera de signatures, plus on pourra garder espoir dans la perfectibilité démocratique. Et plus nous pourrons avoir confiance dans la capacité de RESISTANCE des Personnes aux forces terribles de ce « mimétisme de masse » qui entraîne l’humanité vers des catastrophes collectives quand la légende du joueur de flûte et des rats devient réalité.

C'est tout le sens aussi de la pétition lancée par le collectif "Sauver la recherche" qui a recueilli plus de 44 000 signatures: les chercheurs comme les médecins (et les juges!) dignes de ce nom savent où peut mener une conception exclusivent biologique de la nature humaine....

85dac30d42009b902647955ba314d604.jpg

Cet amendement parlementaire à un texte déjà chargé de germes d’inhumanité est en effet honteux en tant que tel, par son  texte (même  mal corrigé) et par son contexte. Par son texte : «cet amendement est la porte ouverte à une classification biologique des personnes, dont les implications vont au-delà des questions d'immigration», écrit justement Philippe Val, le directeur de Charlie.

Par son contexte : les dérives droitières extrêmes en ce pays de « droit du sol » où l’on combattait le « doit du sang » deviennent banales, trop banales. C’est ce qui les rend dangereuses.

C’est la banalité des dérives accumulées qui enfante ce « fascisme ordinaire » toujours condamné trop mollement et trop tardivement quand il imprègne une société.

1807d4421c80bc1faee721b1550121db.jpg

Lier « adn » et « immigration », donc adn et « étrangers », c’est contraire à la loi républicaine. C’est sortir de ce qui était une règle morale et éthique française : « l’adn » est réservée à des fins scientifiques et judiciaires. Et c’est réduire la filiation aux liens de sang. La nature humaine n’est pas qu’un paquet de viande, d’os et d’eau…

Un argument avancé est irrecevable : « ce texte n’est pas contraire au droit européen ». Ce n’est pas un juge qui l’a dit : c’est le Commissaire chargé de la Justice qui se prend pour le ministre de l’intérieur de l’UE, Franco Frattini , l’homme qui rêve  d’une Europe où la droite polonaise ferait figure de force « progressiste »…

Le recours à l’adn est effectivement déjà utilisé à des fins de « regroupement familial » dans sept pays de l’Union, mais il n’est pas appliqué dans le même esprit,  il n’y a aucune norme communautaire en la matière et toutes les recommandations du Conseil de l’Europe en bioéthique ne confondent pas l’identité et le groupe sanguin…

Un argument n’est jamais avancé, en revanche, mais il pèse lourd. Il suffit de surfer un peu sur internet, et vous le découvrirez : des esprits entreprenants et imaginatifs voient dans le recours systématique aux tests adn un champ d’action juteux...

 

ea79d9cf915f9d64afe38029d55d14ee.jpg

Cette pétition, demande le retrait pur et simple de l’amendement Mariani. Cela s’impse en effet d’autant plus qu’elle est incohérente avec le but avoué de cette loi (la Xième sur la maîtrise de l’immigration) qui est de limiter les regroupements familiaux, ces regroupements autorisées sous Giscard et reconnus comme légitimes dans les accords internationaux qui engagent la France.

Une remarque, au passage : c’est terrible de voir qu’une telle pétition est lancée par un journal dit satirique…Dans les pays qui souffre d’ « inforexie » et d’un système d’information apathique, seuls les organes de presse anticonformistes font sinon avancer les choses, du moins freiner les régressions. Merci à Philippe Val !

Daniel RIOT

Parmi les premiers signataires de la pétition initiée par Dominique Sopo (SOS-Racisme), Philippe Val (Charlie) et Bernard-Henri Lévy entre autres, on compte notamment l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin, le président du Modem François Bayrou, le Premier secrétaire du PS François Hollande, le généticien Axel Kahn, le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault et les actrices Jeanne Moreau et Isabelle Adjani. On retrouve également le chanteur Akhénaton, l'ensemble de l'équipe de Charlie Hebdo et la secrétaire nationale du PCF Marie-Georges Buffet

05/10/2007

Sans-papiers privés d'hébergement d'urgence : Hirsch s'indigne

Les voix opposées aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial continuent à se faire entendre.

 

Martin Hirsch, le Haut Commissaire aux solidarités actives et ancien président d'Emmaüs, a estimé vendredi 5 octobre que le dispositif voté dans la nuit au Sénat, qui vise à exclure les sans-papiers de l'hébergement d'urgence, n'était "pas acceptable".
"Les centres d'hébergement doivent être là pour héberger ceux qui en ont besoin", a déclaré Martin Hirsch sur Europe 1, jugeant que "le texte, tel qu'il a été voté pose problème".
L'ancien président d'Emmaüs a ajouté s'être "entretenu avec Brice Hortefeux pour trouver une solution", précisant: "On va se concerter, a-t-il dit, pour trouver autre chose qu'un système qui serait discriminatoire".
Le dispositif, a-t-il souligné, "n'est pas acceptable (...) On ne va pas faire quelque chose qui rende le travail des associations impossible ou plus difficile ou contradictoire".
"Il faut arriver à trouver quelque chose, soit par suppression de cette disposition, soit par une autre disposition qui permettra que les associations puissent travailler dans des conditions conformes à leurs valeurs", a dit Martin Hirsch qui a confié: "Je serai à l'aise quand on aura trouver une solution".

Selon le texte adopté dans la nuit par le Sénat, la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable prévoit de réserver ces mesures si la personne "peut justifier de la régularité de son séjour sur le territoire dans des conditions définies par décret en Conseil d’État".

Tests ADN autorisés

Le projet de loi adopté autorise par ailleurs un recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, et ce malgré l'avis défavorable du Conseil national d'éthique.
188 sénateurs contre 135 ont voté en faveur du texte. Le PS, le PCF et les Verts ont voté contre.
Le Comité national d'éthique avait donné, jeudi un avis négatif à la disposition sur les tests ADN, l'estimant "en contradiction avec l'esprit de la loi française". Mais cet avis n'est que consultatif.
L'Assemblée nationale a déjà adopté ce texte, qui sera soumis à une Commission mixte paritaire composée de sept sénateurs et sept députés, avant un vote définitif.

Connaissance de la langue


Ce
projet est le premier texte présenté par le ministre de l'Immigration. Il entend "mieux encadrer le regroupement familial", dont il durcit les conditions. Il prévoit également la mise en place, dans le pays d'origine, d'une "évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République" et impose des conditions de ressources pour le regroupement familial.
Le texte prévoit aussi de nouvelles mesures en matière de droit d'asile, avec notamment le transfert de la tutelle de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) des Affaires étrangères au ministère de l'Immigration.

Toutes les notes