20/11/2007
Journée(s) mondiale(s) pour l'élimination des violences à l'égard des femmes
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Le 25 novembre a été proclamé par l'ONU "Journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes". Un certain nombre d'associations à travers le monde organisent à cette occasion 16 jours d'action publique, du 25 novembre au 10 décembre (Journée internationale des droits de l'homme). C'est le cas d'Amnesty International. Nous vous proposons cette année d'agir en envoyant quelques lignes sur une simple carte postale de votre choix à 5 femmes ou associations qui défendent les droits des femmes. Un simple message de soutien peut faire beaucoup. | |
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| Dans le cadre de notre campagne "Soutenir les femmes Défenseures au Zimbabwe", nous vous proposons d'agir en faveur de :
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| Rendez-vous / Autres actualités majeures d'Amnesty International | |
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LIVRES: Les persécutions des femmes
Mariages forcés, grossesses ou avortements forcés, mutilations génitales, lapidations, défigurations à l’acide et autres crimes d’honneur, esclavages et violences domestiques sans recours, viols d’épurations ethniques, esclavage sexuel et prostitution forcée, privations traditionnelles ou politiquement tolérées de libertés et droits humains fondamentaux…Dans ce domaine, les travaux des sciences humaines et sociales n’ont généralement pas été produits en relation avec la problématique de l’exil et de la protection internationale des réfugiés. Ce point de vue spécifique permet de reconsidérer les données existantes sur la situation des femmes persécutées dans le monde et d’apporter des connaissances nouvelles qui permettent d’inaugurer une anthropologie des persécutions spécifiques aux femmes.
Les persécutions des femmes ne sont pas seulement des faits sociaux, elles sont aussi des causes de mobilisations sociales nationales et internationales. Le mouvement féministe participe, par ses actions, à la reconnaissance de ces persécutions mais demeure segmenté par les frontières nationales et par le fossé qui sépare le « nord » et le « sud » des conditions économiques et sociales : les « violences aux femmes » ici, sont peu reliées encore aux « persécutions des femmes » làbas.

SUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES, VOIR LE SITE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>
23:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, droits, violences, société, france, europe
16/11/2007
Pétition: AZZA doit rester en France
Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.
A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin
Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.
SIGNEZ LA PETITION >>>>>
Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.
20:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : immigration, politique, france, visas, doits de l'homme, femmes
07/11/2007
Associations: crise ouverte à "Ni putes ni soumises"
Vingt-six comités ont démissionné en bloc du mouvement fondé par Fadela Amara, reprochant à la direction une "remise en cause" de l'"indépendance" de l'organisation.

Fadela Amara lors d'une manifestation de "Ni putes ni soumises" (Sipa)
"Depuis l'entrée au gouvernement de Fadela Amara qui avait jeté le trouble chez beaucoup d'entre nous, l'actuelle direction menée par Sihem Habchi, présidente par intérim, n'a pas été capable de définir une ligne politique claire et indépendante", écrivent ces comités dans un communiqué.
"Aucun des engagements" tenu
"Une indépendance d'autant plus remise en question que Mohammed Abdi est maintenu au poste de secrétaire général du mouvement alors qu'il est aujourd'hui conseiller spécial auprès de Fadela Amara" et "seul dépositaire aujourd'hui de la signature des comptes et chèques de l'association", ajoutent-ils. L'actuelle direction "n'a tenu aucun des engagements qui lui avaient pourtant été clairement fixés" par le Conseil national de juin, organisé après l'entrée de Fadela Amara au gouvernement, reprochent les 26 comités démissionnaires, répartis un peu partout sur le territoire.
Selon eux également, "tout est entrepris pour faire taire toute voix dissonante".
Parmi les comités démissionnaires figurent les comités de Vitry-sur-Seine, Montreuil, Marseille Panier, Le Mans et Grenoble.
- La liste des comités "Ni putes ni soumises"
- Présentation et histoire du mouvement
- La biographie de Fadela Amara
- Fadela Amara sur Wikipedia
- Interview de Fadela Amara après son entrée au gouvernement sur le site Winrak
- Le blog officiel de Fadela Amara
- Fadela Amara sur le site "politique.net"
- Interview de Sihem Habchi (2004)
23:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vie associative, femmes, égalité, droits de la femme, immigration amara, politique
29/10/2007
Violences faites aux femmes: «A la première baffe, barrez-vous»
Une vingtaine de personnalités ont dénoncé la violence faite aux femmes, hier, sur le parvis de l'Hôtel de ville de Paris, lors d'une manifestation organisée par un collectif qui représentait près de 600 associations.

Ce rassemblement, qui a attiré environ 400 personnes sous un ciel gris, était organisé à l'initiative de la productrice Catherine Maheo. En présence d'Anne Hidalgo, adjointe PS au maire de Paris, Nadine Trintignant a donné en quelques mots les raisons de cette manifestation: «dire notre colère de voir encore aujourd'hui des femmes insultées, harcelées, battues, mutilées, tuées par celui qui disait les aimer.»
«Elles ne sont pas seules»
«Nous sommes rassemblées pour que ces femmes battues qui vivent dans la peur sachent qu'elles ne sont pas seules», a déclaré Nadine Trintignant, dont la fille Marie a été victime à l'été 2003 des coups mortels de son compagnon Bernard Cantat, qui vient d'être libéré de prison.
Outre Catherine Jacob, Maria de Medeiros ou Lambert Wilson qui ont lu des textes, Guy Bedos a livré un témoignage très personnel. «J'ai failli moi-même tomber dans l'extrême violence car je me baladais dans la maison avec un couteau quand j'entendais ma mère hurler sous les coups de son mari. J'en plantais la lame dans les portes plutôt que de le planter dans son ventre», a lancé le comédien que l'on entend rarement sur ce registre.

Pour une «tolérance zéro»
La réalisatrice Coline Serreau a souhaité que la violence faite aux femmes devienne une «grande cause nationale». «Que l'on soit marié ou non, le corps de l'autre ne vous appartient pas», a-t-elle lancé. «Il est souverain, il a droit au plaisir et à la liberté», a-t-elle souligné. «A la première baffe, barrez-vous», a-t-elle dit avant de lire un message d'Antoinette Fouque, cofondatrice de Mouvement de Libération des Femmes en France en 1968, qui demande une «tolérance zéro» pour ces violences.
«Si commettre un crime sur la femme qu'on aime est moins grave que de la commettre sur un étranger, alors je ne comprends pas bien comment fonctionne la justice», s'est interrogée Carole Bouquet. «Certains femmes pensent que par amour elles vont guérir celui qui les maltraite», a-t-elle poursuivi.
«Certaines se sentent coupables parce qu'elles pensent que leur amour n'est pas assez grand pour le soigner de ses souffrances. C'est à ce moment que vous avez besoin des autres parce qu'il faut que quelqu'un vous éclaire, vous protège et vous raconte de nouveau comment fonctionne ce que c'est que d'aimer», a-t-elle conclu sous les applaudissements.
VOIR LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>
14:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, femmes, violences, société, droits, droits de l'homme
10/08/2007
La justice italienne absout la charia en famille
Un père musulman acquitté malgré les violences infligées à sa fille Fatima.
Les combats contre les femmes battues et les violences domestiques menés par des ONG, des gouvernements, des villes avec le soutien actif du Conseil de l’Europe sont décidément bien difficiles. En Italie, c’est la Justice qui absout la charia en famille… Lu dans LIBERATION, un article d’ Eric Jozsef
« Les coups portés à Fatima, les mauvais traitements, la séquestration ? «Prouvés» reconnaît la Cour de cassation. Les juges italiens ont pourtant acquitté en fin de semaine dernière ses parents et son frère, d’origine maghrébine, provoquant un vif émoi dans la péninsule et relançant les polémiques sur la politique d’intégration du pays.
Déjà l’an passé, le meurtre d’une jeune Pakistanaise de Brescia, Hina Saleem, égorgée par son père parce qu’il ne tolérait plus son mode de vie «à l’occidentale», avait provoqué une forte indignation et une vague d’interrogations. Cette fois, l’affaire apparaît encore plus déconcertante. Car ce sont des magistrats qui ont estimé que les sévices subis par la jeune femme étaient en substance «pour son bien» et que ses parents souhaitaient, en toute bonne foi, la punir «pour son style de vie non conforme à leur culture».
Le cas de Fatima R., une adolescente musulmane de Bologne, avait été porté en 2003 devant le tribunal local. En première instance, ses parents avaient été condamnés pour séquestration et mauvais traitements. Avant que la cour d’appel ne renverse le jugement en septembre 2006. La semaine dernière, la Cour de cassation a confirmé l’absolution. Les juges ont en effet considéré que la jeune fille avait été frappée «non pour des motifs vexatoires ou par mépris». Qui plus est, a estimé la cour, les violences n’étaient pas habituelles : son père ne l’aurait frappée «qu’à trois reprises durant toute sa vie», de surcroît au motif «que les comportements de la fille avaient été jugés incorrects».
«Automutilation». Le procureur de Bologne qui avait déposé un recours contre l’acquittement en appel a rappelé que Fatima avait été séquestrée et attachée à une chaise, «puis libérée uniquement pour être brutalement battue par ses parents, qui voulaient la punir de sa fréquentation avec un ami et plus généralement pour son style de vie».
En vain. La Cour de cassation a jugé qu’aucun délit ne peut être relevé étant donné «qu’au cours des débats, il est apparu avec certitude que la jeune fille était terrorisée face aux possibles réactions de ses parents. Elle ne s’était pas rendue à son travail préférant retrouver un homme et avait en conséquence menacée de se suicider.» En clair, les juges ont conclu que son père, sa mère et son frère avaient été contraints de l’attacher pour éviter que l’adolescente ne commette des «actes d’automutilation».
«C’est une honte, s’insurge Souad Sbai, présidente de l’Association des femmes marocaines en Italie, c’est une décision digne d’un pays arabe où serait en vigueur la charia. Au nom du multiculturalisme et du respect des traditions, les juges appliquent deux types de règles, l’une pour les Italiens, l’autre pour les immigrés. Un père catholique, qui se serait comporté de la sorte, aurait été durement condamné.»
Dans la classe politique aussi, la décision de la Cour de cassation a suscité désarroi et incompréhension. La ministre (centre gauche) pour l’Egalité des droits, Barbara Pollastrini, s’est déclarée «blessée» par la sentence et a admis «qu’il est urgent d’affronter la question de la tutelle et des droits de très nombreuses immigrées dans notre pays. Une adoption rapide de la loi contre la violence sur les femmes est nécessaire.» «Doit-on attendre que dix femmes soient lapidées sur la place publique pour que la politique se mobilise ?» s’est exclamée la parlementaire de droite, Daniela Santanché, qui vit depuis deux ans sous escorte après avoir été durement attaquée par un imam milanais, qui l’avait traitée «d’ignorante» pour ses positions en faveur de l’interdiction du voile islamique sur le modèle de la loi française. «Le verdict de la cassation légitime des systèmes éducatifs qui n’ont rien à voir avec notre culture et qui ne s’insèrent pas dans notre cadre institutionnel», a pour sa part expliqué la vice-présidente des parlementaires Verts, Luana Zanella.
Alors que l’Italie a connu tardivement le phénomène de l’immigration, «on constate une tolérance excessive envers certains comportements», estime néanmoins Souad Sbai, «à droite et encore plus à gauche, très souvent c’est le politically correct qui prévaut. Il faut faire respecter la loi italienne», insiste-t-elle. «Surtout en défense des femmes, investir de l’argent pour l’intégration des parents qui sont souvent illettrés, renforcer les centres d’accueil des femmes victimes de violences.» Le nombre de jeunes musulmanes battues par leurs parents parce qu’elles adoptent le mode de vie occidental et fréquentent des Italiens serait en forte augmentation. Le procès à l’encontre du père d’Hina Saleem, qui «ne voulait pas qu’elle devienne comme les autres», débutera en septembre. Mais selon l’Association des femmes marocaines, ce ne sont pas moins de neuf musulmanes qui auraient été retrouvées mortes en Italie, au cours de la dernière année, victimes des brutalités de leurs proches. Le problème est d’autant plus brûlant que certains responsables politiques soufflent sur les braises.
Fanatiques. Depuis des années, des parlementaires xénophobes de la Ligue du Nord mènent en particulier une croisade contre l’immigration musulmane. Lundi soir, devant la mosquée de Segrate, dans la banlieue de Milan, la voiture d’un imam a été incendiée par un cocktail Molotov. «C’est un épisode qui couronne les attaques que nous subissons depuis longtemps», a commenté l’imam modéré et président du centre islamique de Milan, Abu Shwaima. «On veut faire croire que toutes les mosquées sont des repaires de terroristes». Les risques de dérapage se multiplient. En juin, une jeune militante musulmane, Dounia Ettaib, a été agressée par deux fanatiques parce qu’elle manifestait en hommage à Hina Saleem.
Plus généralement, l’Association des femmes marocaines dénonce le nombre de plus en plus important de jeunes filles contraintes, «dès l’âge de 8 ou 12 ans», de porter le voile en public et celui d’adolescentes fuyant le domicile familial. «Nombre d’entre elles cherchent à trouver refuge en France», affirme Souad Sbai. Agée de 19 ans, Fatma R. se trouverait aujourd’hui dans un centre social accueillant les femmes battues.
Eric Jozsef (Libération)
10:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femmes, violences, charia, religion, justice
12/07/2007
SELECTION DU JOUR SUR RELATIO
Au menu du site de l'Europe en revue
>>> Concurrence : « Bruxelles » paiera…
>>> Quelle Union méditerranéenne ?
>>> DSK, candidat européen au FMI
>>> Djibouti : Des vérités « sales »
>>> L’Europe coquine : "Spécial femmes"
>>> MODE: Images de défilés
04:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, femmes, mode, concurence, FMi, sarkozy, web
03/06/2007
STRASBOURG: EN FINIR AVEC LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES
Une journée européenne de confrontations d'expériences et de réflexions pendant laquelle Daniel RIOT, journaliste et vice-president de DpJ, animera une table ronde
CAMPAGNE DU CONSEIL DE L’EUROPEA L’EGARD DES FEMMES,
Y COMPRIS LA VIOLENCE DOMESTIQUE
Palais de l’Europe Salle 1
Strasbourg, 5 juin 2007 (DE 9HEURES A 16 HEURES)
LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES:UNE AFFAIRE QUI CONCERNE LES HOMMES. A LA MAISON, AU TRAVAIL, DANS LA RUE ET AILLEURS...
Au cours de cette journée, Daniel RIOT de RELATIO (et vice-président de DpJ) animera une table ronde avec:
· Mme Gemma GALLEGO-SANCHEZ, Juge, Madrid, Espagne
· Mme Funmi JOHNSON, Ministère public (Crown Prosecution Service), Royaume-Uni
· M. André KONZE, Chef du Programme « Police et Droits de l’Homme au-delà de 2000 » du Conseil de l’Europe et ancien Chef de la Police de la ville de Hagen, Allemagne
· Mme Rosa LOGAR, Centre d’intervention contre la violence domestique (Vienne, Autriche) et réseau WAVE, membre de la Task Force du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique
· Mme Tracy MORRISON, Chef de Programme, Tribunal spécialisé en matière de violence domestique, Her Majesty’s Courts Service, Royaume-Uni
· Mme Angela NAKE, Association européenne des femmes juristes, Compagnie juridique Menz et associés, Allemagne
LA CAMPAGNE DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>
En Europe, 12% à 15% des femmes sont quotidiennement victimes de violences domestiques
Le Conseil de l’Europe, organisation pionnière dans le domaine des droits de l'homme en Europe, a décidé qu'il était temps que cela cesse. Il a lancé une campagne dans ses États membres pour criminaliser la violence domestique, garantir un soutien aux victimes et favoriser un changement de mentalité afin que les violences conjugales à l’encontre des femmes ne soient plus tolérées. Nous avons tous un rôle à jouer. Ce site illustre ce qui se fait et les endroits où la violence contre les femmes peut être combattue. Cela vous concerne, vous aussi.

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Les Parlements unis L’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et les parlements nationaux s’engagent dans la campagne. Des parlementaires de votre pays coordonnent et mettent en œuvre diverses initiatives. Pour savoir comment votre parlement national participe à cette campagne, visitez notre site.
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Les gouvernements des Etats membres du Conseil de l’Europe ont adopté en 2002 une Recommandation sur la protection des femmes contre la violence. En outre, ils ont mis en place en 2006 une Task Force afin d’évaluer les progrès accomplis au niveau national et de formuler des propositions d’action dans ce domaine.
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Villes et régions d’Europe mobilisées Le Congrès du Conseil de l’Europe contribue, par sa dimension locale et régionale, à la campagne. L’objectif principal est d’associer de manière active les villes et les régions à la lutte contre la violence domestique. Pour savoir comment votre municipalité ou région peut participer à cette campagne, visitez le site.
23:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, femmes, violences, droits, justice
07/05/2007
Strasbourg: Les hommes contre la violence domestique
Un séminaire du Conseil de l'Europe en Croatie
La terrible épreuve que vivent les victimes de la violence domestique est un phénomène répandu et largement étudié: entre un cinquième et un quart des femmes ont été victimes de violences physiques une fois au moins au cours de leur vie adulte, et plus du dixième ont subi des violences sexuelles comportant l’usage de la force.
Et si l’on mettait fin à la violence domestique en sollicitant à cette fin la perspective masculine ?
Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe, et Rachel Mayanja, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, rencontreront des représentant(e)s de haut niveau du gouvernement croate lors d’un séminaire international organisé sur le thème « Participation active des hommes à la lutte contre la violence domestique », afin d’examiner les origines de la violence domestique et de déterminer comment le fait d’inscrire cette question dans une perspective masculine peut contribuer à prévenir la violence contre les femmes.
Ce séminaire de deux jours – qui se tiendra les 9 et 10 mai à l’Hôtel international, (Miramarska 24), et sera ouvert à la presse – réunira des intervenant(e)s de haut niveau des Nations Unies, des spécialistes dans le domaine des droits de la personne humaine ainsi que des représentants de neuf États membres du Conseil de l'Europe et d’ONG.
Les points suivants figurent à l’ordre du jour :
comment les hommes peuvent-ils argumenter de façon convaincante pour en dissuader d’autres de se livrer à la violence domestique ? ;
les mesures d’éducation préventive pour les jeunes garçons et les adolescents ;
la formation spécialisée des professionnels en contact avec des victimes de la violence domestique ;
les programmes d’intervention auprès des auteurs d’actes de violence domestique afin de protéger les femmes qui en sont victimes.

Une conférence de presse aura lieu à l’hôtel le mercredi 9 mai à 10h50, avec :
- Jadranka Kosor, Vice-Première Ministre de la République de Croatie (et Ministre de la Famille, des Anciens Combattants et de la Solidarité intergénérationnelle) ;
- Maud de Boer-Buchicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe ;
- Rachel Mayanja, Secrétaire Générale Adjointe des Nations Unies, Conseillère spéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme ;
- Dubravka Šimonivić, Vice-Présidente de la « Task Force » du Conseil de l’Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique ;
- Carina Hägg (Suède) Présidente de la Sous-commission de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe sur la violence à l’égard des femmes ;
- Dr Ivanka Novak (Croatie), membre de la Commission pour la Cohésion sociale ainsi que de la Chambre des Régions, Congrès des Pouvoirs locaux et régionaux, Conseil de l’Europe.

Le Conseil de l'Europe a prévu de tenir en 2007 cinq séminaires régionaux portant sur plusieurs thématiques de la Campagne du Conseil de l'Europe pour combattre la violence à l’égard des femmes, y compris la violence domestique. Le premier séminaire régional, qui avait trait aux mesures juridiques visant à combattre cette violence, s’est tenu à La Haye en février dernier.
Site Internet : Campagne pour combattre la violence contre les femmes, y compris la violence domestique
13:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, europe, femmes, violences, droits de l'homme
15/03/2007
Violences conjugales : lancement du 3919
Le gouvernement a mis en place un numéro de téléphone destiné aux victimes et aux témoins de violences conjugales. Une campagne choc de promotion à la télévision est prévue.

Extrait d'un spot télévisé consacré aux victimes de violences conjugales
La ministre déléguée à la Cohésion sociale Catherine Vautrin a lancé mercredi 14 mars un nouveau numéro, plate-forme téléphonique unique, le 3919, dédié aux victimes de violences conjugales.
Partant des chiffres toujours aussi alarmants du décès d'une femme sous les coups tous les trois jours en France, le gouvernement se mobilise avec le slogan "Violences conjugales, parlez-en avant de ne plus pouvoir le faire. Appelez le 3919". Ce numéro, au coût d'un appel local, "est destiné aux victimes et témoins de violences conjugales pour améliorer l'écoute, l'information et l'orientation" des victimes", précise le ministère.
Accessible du lundi au samedi, de 8h à 22h, et de 10h à 20h les jours fériés, il "garantit une qualité de la réponse apportée, uniforme sur tout le territoire, avec une écoute professionnelle, anonyme et personnalisée". "Et le cas échéant, une orientation adaptée".
"Entre 11 à 23 écoutantes, formées et spécialisées dans l'accueil et l'écoute des femmes victimes de violences conjugales, seront mobilisées pour répondre aux demandes", indique le ministère de Mme Vautrin. Les écoutantes sont "des travailleuses sociales aux profils variés: assistantes sociales, éducatrices spécialisées, psychologues formées à la spécificité des violences au sein du couple".
Ce numéro sera promu également par la diffusion d'un spot télévisé sur toutes les chaînes à partir de samedi. Intitulé "Anne Leroy", il montre l'image d'une tombe avec une voix off racontant les violences d'un homme contre sa compagne avec comme chute "depuis 15 jours, c'est enfin terminé".
Sera également diffusé un film adapté à la diffusion sur Internet sur plusieurs sites et portails (MSN, Yahoo!, auféminin, doctissimo, Le journal des femmes).
Des documents plus ciblés comprenant une affiche sur le 3919, un dépliant sur les démarche à entreprendre en cas de violences et un aide-mémoire sur les informations à connaître pour lutter contre ces violences seront disponibles dans tous les lieux susceptibles d'accueillir des victimes (associations, services administratifs, services médicaux et services publics
01:28 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violences, femmes, politique, justice
08/03/2007
La condition féminine : Un combat permanent qui exige de rompre avec le machisme politique et législatif.
L'éditorial de Chantal CUTAJAR
Le combat ne date pas d’aujourd’hui. Et il doit continuer. Non contre les hommes, mais avec les hommes. Non le temps d’une journée mais tout le temps, en permanence, dans tous les domaines, dans toutes les contrées, sous toutes les latitudes.

« L’égale Dignité », l’égale Liberté, l’égale Fraternité, l’égal Respect, l’égalité en droit et en fait en tout et pour tout dans le respect des différences, le refus de la marchandisation des corps et des esprits, le refus de l’exploitation de l’humain par l’humain, le refus de toutes les discriminations fondées sur le sexe ou les pratiques sexuelles…Ce ne sont pas là des expressions vides de sens : ce sont des règles à faire accepter, des normes à faire appliquer, des mots d’ordre pour des luttes quotidiennes, des sources d’inspiration pour les Législateurs.
DISCRIMINATION ET VIOLENCES
En Europe, grâce aux retombées nationales des valeurs fondatrices de la « construction européenne » et aux combats menées depuis longtemps, parfois durement, toujours patiemment, bien des progrès ont été accomplis. Progrès de la civilisation contre la barbarie, victoires de la Personne contre l’espèce, défaites des réflexes archaïques devant les réflexions authentiquement libérales.

Mais les faits et les chiffres sont là, terribles et terrifiants : emplois, salaires, promotions, responsabilités, sous représentation politique et syndicale, violences verbales et physiques, viols, exploitations de toute nature, inégalité dans le travail comme dans les « sphères domestiques », esclavagisme, harcèlements, injures, menaces, chantages …
En France un rapport de l’INSEE publié ce matin est (parmi bien d’autres études) un vrai réquisitoire .En Europe le fléau de la violence touche 20 à 25 des femmes… Et ne parlons pas de ce qui se passe dans la majorité des pays du monde ! Les études de l’OMS font honte aux défenseurs des droits de l’Homme.
OUI A L’APPEL DES MAMANS DES CITES
Ce 8 mars, ce « jour international de la femme » qui existe depuis près de 100 ans, a le mérite de mettre en lumière ces réalités scandaleuses. Des campagnes internationales menées par le Conseil de l’Europe et d’organisation ont le mérite de combattre en permanence ces fléaux. Des actions associatives aboutissent à des résultats appréciables.
En ce 8 mars 2007, « ni putes ni soumises », par exemple, vient de lancer l“appel des 343 mamans des cités” pour demander aux politiques de donner aux mères de ces quartiers les moyens de leurs émancipation. Un appel qui mérite notre soutien actif.
« Au moment des violences urbaines, les parents et surtout les mères ont été mises sur la sellette et rappelées à leur responsabilité éducative (…) mais n’est-il pas temps de s’intéresser à elles? », interroge Fadela Amara, présidente de Ni putes ni soumises. Cet appel se réfère au “manifeste des 343 salopes”, lancé en avril 1971 dans Le Nouvel Observateur par des femmes qui déclaraient avoir avorté, alors que la loi interdisait encore l’interruption volontaire de grossesse.
Les “mamans des cités” demandent avant tout de “mettre un terme aux conventions bilatérales qui préservent les lois d’origine et qui les exposent aux violences de la polygamie, de la répudiation et du mariage forcé”.

“On exige beaucoup des mamans, juge Fadela Amara, mais à aucun moment on ne leur reconnaît un rôle central. Ce sont pourtant elles qui tricotent la paix sociale et il faut les aider à leur émancipation”. Pour assurer cette cohésion sociale, elles souhaitent “les moyens de leur émancipation” : des places en crèches et en garderies “pour cesser d’être cantonnées dans la sphère privée”, des transports publics pour pouvoir “sortir des ghettos où les seuls endroits de rencontres sont des cafés réservés aux hommes”, et l’accès à la culture pour pouvoir apprendre le français. Beaucoup de ces mères, pourtant installées en France depuis des années, maîtrisent mal la langue ».
Très juste. Ces revendications doivent trouver des réponses rapidement et sur l’ensemble du territoire. C’est « le Vivre ensemble » qui est en jeu autant que l’amélioration de sorts individuels.
NON AUX EXPLOITATIONS POLITICIENNES
Autant ce type d’initiatives vaut d’être encouragé, autant certaines exploitations politiciennes de la femme en cette année électorale, attristent et choquent. Hypocrisies en tout genre : comment, par exemple, écouter sans grimacer les belles déclarations faites par des leaders-candidats sur l’égalité hommes-femmes en politique alors que leurs partis (l’UMP, en l’occurrence) préfèrent inscrire dans leur budget les amendes à payer pour non respect de la parité que d’appliquer la loi ? Scandaleux !
Scandaleuses aussi, toutes les opérations médiatiques qui transforment cette « journée de la femme » en fête de la « femme alibi ». Mais là nous ne sommes plus dans le Droit, mais dans la politique....
Chantal CUTAJAR
13:55 Publié dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droits de l'homme, femmes, strasbourg, cutajar








25 novembre - 10 décembre 2007 : Action de solidarité
L'Observatoire national de la délinquance a publié le 12 novembre les résultat d'une enquête menée avec l'INSEE concernant les violences physiques ou sexuelles commises en France en 2005 et 2006.
Pour connaître les rendez-vous d'Amnesty International près de chez vous :
2008 approche !
LE PROGRAMME >>>>>>>>>