10/12/2007
Lutte contre le blanchiment des capitaux
Rapport de synthèse du Colloque sur
la transposition de la 3ème directive
blanchiment du 20 novembre au Sénat.
par Chantal CUTAJAR, Directeur du Grasco, Directeur du Master Prévention des fraudes et du Blanchiment, Université Robert Schuman
L’ensemble des professionnels assujettis au dispositif préventif de lutte contre le blanchiment réaffirme leur attachement à la nécessité de lutter efficacement contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dont il est avéré qu’il déstabilise le secteur privé, porte atteinte à l’intégrité des marchés financiers, entraîne à terme la perte de contrôle de la politique économique et peut avoir des effets sur les monnaies et les taux d’intérêt.
La lutte contre le blanchiment constitue un axe essentiel de la lutte contre les organisations criminelles parce que, sans le blanchiment, elles ne pourraient pas réintroduire dans le système financier les masses considérables de capitaux provenant des trafics d’êtres humains, d’organes, de drogue, de la contrefaçon, de la corruption etc. De fait, sans le blanchiment, les organisations criminelles ne pourraient pas prospérer.
C’est la raison pour laquelle le principe de la directive du 26 octobre 2005 qui fait table rase du dispositif antérieur a été arrêté au lendemain des attentats de Madrid avec l’objectif affiché de « porter un coup » à la criminalité et au terrorisme.
LIRE LE DOCUMENT RAPPORT DE SYNTHESE.doc
00:50 Publié dans conférence | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, police, justice, blanchiment, terrorisme, banditisme
13/11/2007
Internet: Le Forum sur la Gouvernance de Rio
La sociéte de l'information et les droits de l'homme:Une priorité pour le Conseil de l'Europe | ||
Quelque 2 000 représentants de 100 pays, issus des gouvernements, du secteur privé, de groupes d’experts et d’ONG, assisteront au second Forum sur la gouvernance de l'Internet (FGI), organisé d'aujourd'hui 12 novembre au 15 novembre à Rio de Janeiro (Brésil). Dans sa contribution qu’il a transmise au Forum, le Conseil de l'Europe met en avant son point de vue sur les avantages et les défis de cet important outil pour la croissance économique et le développement social. Il souligne la valeur de service public de l'Internet et place les droits des utilisateurs - notamment la liberté d’expression - et la sécurité au premier plan. La Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels se situe au centre de la contribution de l'Organisation. Ouverte à la signature des Etats européens et non Européens, cette convention oblige les Etats à criminaliser tout comportement comme l’accès en toute connaissance de cause à des sites de pornographie infantile sur l’Internet et la sollicitation d’enfants à des fins sexuelles. Signée le 25 octobre à Lanzarote par 23 Etats membres, elle entrera en vigueur dès sa cinquième ratification. ![]() Par ailleurs, la Convention sur la cybercriminalité -et son Protocole additionnel relatif à l'incrimination d'actes de nature raciste et xénophobe- sont les seuls traités internationaux qui traitent de manière globale les infractions commises sur, via ou contre l’Internet et créent un système général de coopération internationale. D'autres conventions du Conseil de l'Europe relatives à la prévention du terrorisme, à la traite des êtres humains et au traitement automatisé des données à caractère personnel s’appliquent également à l’Internet. Ces instruments offrent un cadre pour examiner les responsabilités et orienter les politiques de l'Etat.
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VOIR LE SITE SPECIAL DU CONSEIL DE L'EUROPE >>>>>>>>>>>>
SUR RELATIO: PROTEGER LES ENFANTS >>>>>>>>>>
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02:02 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, droit, cybercriminalité, europe, strasbourg
11/11/2007
Les listes noires de terroristes à l'index: Nouveau cri d'alarme du Conseil de l'Europe sur le non-respect du Droit
Etabli par Dick Marty le rapporteur du Conseil de l'Europe sur des activités illicites de la CIA, le texte (publié demain) estime que "la pratique actuelle des listes noires bafoue les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme".
Il dénonce (entre autres) l'absence de "droits de la défense" pour les personnes listées.

Dick Marty (Reuters)
"La pratique actuelle des listes noires bafoue les droits fondamentaux et décrédibilise la lutte internationale contre le terrorisme", estime-t-il dans un rapport devant être présenté lundi devant une commission du Conseil de l'Europe.
Le sénateur suisse dénonce l'absence de "droits de la défense" pour les personnes listées contrairement aux conventions internationales et européennes ratifiées par les pays concernés.
Etablir une procédure de "dé-listing"
Le rapport suggère que les "listés" soient avisés et informés des accusations portées, qu'ils puissent assurer leur défense et saisir une instance indépendante et enfin être indemnisés en cas de violation injustifiée de leurs droits.
Il propose aussi une procédure de "dé-listing" permettant, en cas d'innocence, de retirer un nom de la liste. "Or, et c'est franchement un comble, une telle procédure n'existe pas", observe Dick Marty.
Actuellement, "il reste presque impossible de se faire retirer d'une liste noire", une situation "illégale et inacceptable" selon le rapport.
362 personnes et 125 entreprises listées
La liste de l'ONU comporte les noms de 362 personnes et de 125 entreprises ou organisations, selon des chiffres fournis récemment par le sénateur suisse.
Contrairement au Conseil de Sécurité de l'ONU, le Conseil de l'Union européenne, qui a établi une liste noire séparée, s'est engagée à envoyer aux personnes et groupes y figurant une lettre pour leur expliquer pourquoi ils s'y trouvent.
Cette liste comprend 26 individus et 28 organisations, comme les Moudjahidine du peuple, le mouvement islamiste radical palestinien Hamas et l'organisation basque ETA
15:55 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : international, liberté, droit, justice, europe, strasbourg, CIA
04/11/2007
WEB: Halte aux proxénètes de l'info-intox!
DESINFORMATION : Confidences en guise
de Défense et illustration de… Sarkozy.
« Sarko, l’Américain » : un « agent » de l’Oncle Sam ?
Le « réseau Voltaire » devrait avoir la décence de changer de nom…
RUE89 éprouve le besoin de s’étendre, pour les leur tordre le cou, sur des fausses infos diffusées par le « réseau Voltaire », l’un des champions toutes catégories de l’intox sur internet, et reprises sur d'innombrables blogs. Un réseau qui devrait avoir la décence de changer de nom, tant il insulte ce philosophe que l’on devrait tellement relire en cette période liberticide et lâche.
Voici une preuve de plus de l’extrême difficulté de lutter contre les effets pervers d’Internet « grande machine à rumeurs ». Sarkozy se voit d'avoir été "formé" par les Américains, voire d'être un "agent" américain. Du coup, l’effet boule de neige du web en folie, accrédite cette connerie immonde !
A la base de cette accusation, un voyage d'étude aux Etats-Unis effectué par Nicolas Sarkozy dans les années 80 alors qu'il était maire de Neuilly, à l'invitation du département d'Etat dans le cadre de son Programme d'invitation de personnalités étrangères.
SIX SEMAINES QUI VALENT DES ANNEES
Et alors ? Confidence : ce programme, j’en ai bénéficié aussi. Et je ne regrette en rien d’avoir grâce à lui passé six semaines (plus que la norme de ce type de bourse) à sillonner les Etats-Unis, à rencontrer des membres du Congrès, des conseillers de la maison Blanche, des responsables du département d'etat,et les meilleurs chercheurs, experts ou acteurs des domaines qui m’intéressaient : la presse et le média (bien sûr), les minorités (Noirs , Portoricains,Indiens, Amish, Mexicains, Chinois, "Français" de Louisiane), les rouages du complexe militaro-industriel et les multinationales...
18:19 Publié dans Commentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, information, rumeur, sarkozy, diffamation, media, web
01/11/2007
Strasbourg: Formations sur le droit des étrangers
En droit des étrangers, les réformes se suivent à un rythme que même les Préfectures ont du mal à suivre… la liste des conditions à remplir pour accéder au séjour s’allongent, les moyens d’exercer des recours se compliquent, les restrictions s’ajoutent aux obstacles…
Chacun aura pu prendre conscience que pour orienter, accompagner ou conseiller un étranger dans son parcours juridico-administratif, il n’est plus possible de s’en sortir avec quelques notions de droit ou quelques arguments de bon sens… La dernière réforme de l’éloignement, qui crée « l’obligation de quitter le territoire français » est une illustration particulièrement significative de ce qu’est devenu le droit des étrangers aujourd’hui. A l’inflation législative et réglementaire en France (auquel correspond naturellement celle de la jurisprudence), s’ajoute le développement des sources européennes, dont l’incidence est croissante.
Le CLAPEST, avec Séverine RUDLOFF, juriste spécialisée en droit des étrangers, ayant exercé comme avocate pendant plusieurs années au Barreau de Strasbourg, vous propose un catalogue de formations couvrant une grande partie des thématiques du droit des étrangers.Nous pouvons aussi le cas échéant intervenir pour des formations à la demande répondant précisement aux attentes de votre structure. N'hésitez pas à nous contacter.
Dan LIAU
responsable du pôle périscolaire et diversité culturelle
CLAPEST
2b, route d'Oberhausbergen
67200 Strasbourg
tél.: 03 88 35 72 44
02:05 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, droit, étrangers, associations
31/10/2007
Prostitution: Le Conseil de l'Europe met en place un nouvel organe pour accroître la lutte contre l'exploitation des êtres humains
STRASBOURG:L'année prochaine, le Conseil de l'Europe mettra en place le groupe d'experts sur la lutte contre la traité des êtres humains (GRETA), mécanisme indépendant de suivi des droits de l'homme. Cet organe quasi-judiciaire suivra la mise en œuvre de la Convention du Conseil sur la lutte contre la traite des êtres humains.

La composition et les méthodes de travail du GRETA feront l'objet d'une conférence à haut niveau qui se tiendra à Strasbourg les 8 et 9 novembre et à laquelle prendront part les Etats membres du Conseil de l'Europe, les pays observateurs, d'autres organisations internationales (OSCE, ONU et Commission européenne) et des ONG (Anti-Slavery International et Amnesty International).
La Convention du Conseil de l'Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains (STCE n° 197) entrera en vigueur le 1er février 2008 à la suite de sa ratification par un dixième pays au début du mois. L'Albanie, l'Autriche, la Bulgarie, la Croatie, Chypre, le Danemark, la Géorgie, la Moldova, la Roumanie et la Slovaquie ont à ce jour ratifié la convention qui a été signée par 27 pays supplémentaires.

Notes
* La traite des êtres humains est un phénomène mondial souvent lié à la criminalité organisée. Dans le cadre de cette forme moderne d'esclavage, les êtres humains sont traités comme un bien aux fins d'exploitation sexuelle ou de travail forcé. D'après l'Organisation internationale du Travail, jusqu'à 2,45 millions de personnes dans le monde sont victimes de la traite chaque année. Les profits illicites de ce commerce s'élèvent à 33 milliards de dollars par an, ce qui en fait la troisième activité criminelle la plus lucrative après le trafic de drogues illicites et celui des armes.
* Les 27 Etats membres qui ont signé la Convention mais ne l'ont pas encore ratifiée sont les suivants : Allemagne, Andorre, Arménie, Belgique, Bosnie-Herzégovine, " l'ex-République yougoslave de Macédoine ", Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Monténégro, Norvège, Pays-Bas, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Saint-Marin, Serbie, Slovénie, Suède et Ukraine.
13:59 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prostitution, trafics, droit, europe, droits de l'homme
25/10/2007
Europe: La Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels signée par 23 pays
Vingt-trois Etats membres du Conseil de l'Europe ont signé aujourd’hui la Convention sur la protection des enfants contre l’exploitation et les abus sexuels qui représente une avancée très importante dans la prévention des infractions sexuelles contre les enfants, la poursuite des auteurs et la protection des victimes.
Maud de Boer-Buquicchio, Secrétaire Générale Adjointe du Conseil de l'Europe, a déclaré : « La nouvelle convention peut vraiment faire une différence dans la protection des enfants – mais elle doit impérativement entrer en vigueur ». Elle s’est montrée satisfaite par le nombre de signatures le premier jour et elle a encouragé les autres pays, qu’ils soient membres ou non du Conseil de l'Europe, à leur emboîter le pas aussitôt que possible.

L’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, la Finlande, la France, la Grèce, l’Irlande, « l’ex-République yougoslave de Macédoine », la Lituanie, la Moldova, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Roumanie, Saint-Marin, la Serbie, la Slovénie, la Suède et la Turquie ont signé la Convention au début de la 28e Conférence des ministres européens de la Justice qui se tient les 25 et 26 octobre à Lanzarote. La convention entrera en vigueur lorsqu’elle aura été ratifiée par cinq Etats.

Pour la première fois, un traité international sanctionne pénalement la maltraitance à caractère sexuel, infraction généralement commise par des personnes connues des victimes – parfois au sein de la famille – et qui est l’une des plus préjudiciables aux enfants. Parmi les mesures préventives mentionnées dans la convention, on peut citer la sélection, le recrutement et la formation des personnes travaillant au contact des enfants, la sensibilisation des enfants aux risques et l’éducation des enfants pour leur apprendre à se protéger, ainsi que des mesures de suivi des délinquants et des délinquants potentiels.
La convention instaure aussi des programmes d’aide aux victimes, encourage les gens à signaler les cas de suspicion d’exploitation et d’abus sexuels, et elle prévoit la création de lignes d’assistance par téléphone et par Internet pour les enfants.

Elle prévoit aussi que certaines formes de comportement soient qualifiées d’infractions pénales, par exemple le fait de se livrer à des activités sexuelles avec un enfant d’âge inférieur à la majorité sexuelle, la prostitution enfantine et la pornographie enfantine. La convention érige aussi en infraction pénale l’utilisation des nouvelles technologies – notamment Internet – pour maltraiter sexuellement des enfants, par exemple par la manipulation psychologique (le « grooming »), phénomène de plus en plus inquiétant qui concerne les enfants soumis à des violences sexuelles après avoir rencontré des adultes dont ils avaient préalablement fait la connaissance sur Internet, dans le cadre de forums de discussion de sites de jeux.

Afin de lutter contre le tourisme sexuel impliquant des enfants, la convention permet de poursuivre des personnes pour certaines infractions même quand l’acte est commis à l’étranger.Ce nouvel instrument juridique assure aussi aux enfants victimes une protection pendant la procédure judiciaire, par exemple en ce qui concerne leur identité et le respect de leur vie privée.

LA CONFERENCE DE LANZAROTE >>>>>>>>>>
DOSSIER SUR L'EXPLOITATION SEXUELLE DES ENFANTS >>>>>>>
LE TEXTE DE LA CONVENTION >>>>>>>>
LES LEGISLATIONS NATIONALES >>>>>>>>>
21:11 Publié dans Jeunesse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, enfants, conseil de l'europe, violences sexuelles, europe, société
14/10/2007
L'opposition aux tests ADN
"Touche pas à mon ADN". De nombreuses personnalités de droite, mais surtout de gauche ont manifesté dimanche leur opposition à l'amendement ADN lors d'un meeting organisé au Zénith de Paris, au cours duquel le socialiste François Hollande a salué "l'ouverture" ainsi faite autour des "choses essentielles".
"Cette mobilisation dépasse les clivages", a constaté le premier secrétaire du Parti socialiste, présent à la même tribune que le député UMP François Goulard ou le fondateur du MoDem François Bayrou. "Nous, nous sommes pour l'ouverture chaque fois qu'il faut défendre les choses essentielles", a-t-il ironisé devant quelque 6.000 spectateurs, selon les organisateurs.
"Ce soir, un combat commence", a-t-il lancé, "tant qu'il ne sera pas victorieux, nous serons toujours mobilisés". Le responsable socialiste a assuré que si l'amendement n'était pas retiré lors de l'examen de la loi Hortefeux, mardi par les parlementaires la Commission mixte paritaire, il serait renvoyé devant le Conseil constitutionnel. "Si nous revenons aux responsabilités, nous supprimerons, si ça ce n'a pas été fait, les tests ADN en matière d'immigration", a-t-il promis.
"Je ne suis pas d'accord avec tout ce que j'ai entendu jusqu'à présent (...), mais il y a des choses qui nous dépassent", a ensuite appuyé l'ancien ministre délégué à la Recherche François Goulard, député UMP et seul élu du parti majoritaire présent. "Il y a en particulier ce qui appartient (...) à tous les hommes et les femmes de notre planète: cela s'appelle les droits de l'Homme. Rien ne nous fera y renoncer."
Le fondateur du MoDem François Bayrou a de son côté dénoncé la volonté affichée de maintenir dans le projet de loi Hortefeux cet amendement ADN, dont l'application a été extrêmement encadrée lors de la discussion au Sénat. "C'est qu'ils voulaient le maintenir dans l'esprit (...) pour que ça soit étendu un jour à d'autres cas", a-t-il mis en garde.
Ce meeting-concert gratuit était organisé par SOS-Racisme et les journaux "Libération" et "Charlie-Hebdo". Il a rassemblé de nombreuses personnalités politiques, des artistes (Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Stomy Bugsy, Fellag, Renaud, Sanseverino) et des intellectuels, dont Bernard-Henri Levy ou Axel Kahn, qui a dénoncé une loi "immorale" "indigne de la France".
A cette occasion le Réseau éducation sans frontières et le collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, qui regroupe plusieurs centaines d'organisations, ont appelé à une journée de mobilisation nationale le 20 octobre "pour dire non à Sarkozy, non à Hortefeux, oui à la résistance et à la solidarité!". A Paris, une manifestation sera organisée à 14h30 dans le quartier de Belleville
22:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : adn, manifestation, éthique, droits de l'homme, morale, droit
Dépénalisation des affaires: Le réquisitoire du Juge Halphen
Après avoir été l'un des principaux critiques du précédent président de la République, le juge Halphen s'en prend à Nicolas Sarkozy. Dans un entretien au Parisien, le vice-président du tribunal de Paris dénonce la volonté du président de dépénaliser le droit des affaires. "On ne peut pas à la fois parler de tolérance zéro à l'égard des délinquants de droit commun et favoriser l'impunité à l'égard des patrons et des politiques", dit-il. "Ou alors que les choses soient claires : Nicolas Sarkozy veut enterrer définitivement les affaires", affirme le juge, évoquant notamment celle d'EADS ou l'enquête préliminaire sur l'Union des industries des métiers de la métallurgie.
"Nicolas Sarkozy veut-il remercier les patrons qui l'ont porté au pouvoir" s'interroge-t-il, car "il ne faudrait pas que le projet de réforme vise, au nom de ces intérêts-là, à empêcher les juges de faire leur travail". Pour le juge Halphen, "la justice, en France, est plus clémente à l'égard des puissants".
Le groupe de travail installé par la garde des sceaux, jeudi 4 octobre, doit rendre fin janvier un rapport consacré à la dépénalisation du droit des affaires. Lors de sa mise en place, Rachida Dati a dénoncé "un risque pénal excessif qui entrave l'activité économique", dans des termes identiques à ceux employés par Nicolas Sarkozy.
A la question de savoir s'il se sentait "mis au placard" dans ses fonctions actuelles (chargé des indemnisations des victimes d'accidents de la route), le juge répond : "Il est clair qu'on ne m'a pas affecté ni à l'instruction, ni aux affaires financières..." Ancien juge anti-corruption, Eric Halphen a notamment instruit l'affaire des HLM de Paris. Il a quitté la magistrature en 2002 pour se consacrer à une carrière politique et d'écrivain. Il a finalement repris ses fonctions de juge au début de l'année 2007.
00:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, politique, halfen, pénal, droit, lois, france
07/10/2007
POUR OU CONTRE la dépénalisation du droit des affaires
21:40 Publié dans Initiatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : affaires, droit, justice, sondage, web, blogs, opinion









