16/11/2007

Pétition: AZZA doit rester en France

Auteur : Jean-Paul Fuin, jeanpaul@barlefestival.com
C'est le compagnon d'Azza, expulsable de France après 11 ans passés dans ce pays.

A l'attention de : Préfecture du Bas-Rhin

Azza vit depuis onze ans en France, à Strasbourg. Nous, ses amis, ses connaissances, nous opposons à son expulsion de notre pays. Où irait-elle?
Au long de toutes ces années, Azza a su faire preuve d'une capacité d'intégration inouïe. Elle est engagée dans la vie de sa ville, elle bénéficie d'un réseau de relations sociales... Nous tenons tous à elle. Azza a trouvé, avec Jean-Paul, l'amour en France. Nous ne comprenons pas qu'on sépare un homme et une femme qui s'aiment. Ne vivons-nous plus dans le pays des Droits de l'Homme? Nous demandons la régularisation d'Azza.

SIGNEZ LA PETITION >>>>>


Ou rendez-vous sur le site http://www.mesopinions.com et tapez "azza" dans le moteur de recherche. C'est aussi la "pétition de la semaine" du site.

01/02/2007

Le combat contre la peine de mort continue....

Participation du Conseil de l’Europe au 3ème Congrès mondial contre la peine de mort

Fortement mobilisés contre la peine de mort, des représentants du Conseil de l’Europe, convaincus que « la peine de mort est une forme d’injustice fatale », participent au 3ème Congrès mondial contre la peine de mort qui se tient à Paris du 1er au 3 février 2007.

Le Président de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, René van der Linden, et le Commissaire aux Droits de l’Homme, Thomas Hammarberg, ont uni leurs voix à celle de la Coalition contre la peine de mort, en intervenant lors de la séance d’ouverture (jeudi 1er février, à 10h00). M. Hammarberg prendra également part à une table ronde dans l’après-midi.

medium_peine_de_mort_4.3.JPG

Le Secrétaire Général du Conseil de l’Europe, Terry Davis, fera quant à lui une allocution lors de la cérémonie solennelle qui se tiendra le samedi 3 février à l’Opéra Bastille.

Au cœur du fonctionnement du Conseil de l’Europe figure la Convention européenne des Droits de l’Homme (CEDH), adoptée en 1950 et qui protège toute personne se trouvant sur le territoire de l’un des États membres du Conseil de l’Europe. Le droit à la vie a été le premier article de fond de cette Convention disposant que le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi. Cet article a été complété par deux Protocoles à la CEDH.

En 1980, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe , composée de parlementaires de tous les États membres, lança une proposition qui a mené à l’introduction, en 1983, du Protocole n°6 à la CEDH qui abolit la peine de mort sans condition en temps de paix. Depuis 1994, l’Assemblée a fait de l’institution immédiate d’un moratoire sur les exécutions, accompagnée d’un engagement de signer et de ratifier ledit Protocole dans un délai de un à trois ans, l’une des conditions pour adhérer à l’Organisation. A la date du 10 janvier 2007, tous les États membres du Conseil de l’Europe, sauf la Russie, ont ratifié ce Protocole.

Lors de la Conférence ministérielle sur les droits de l’homme tenue à Rome en novembre 2000, les ministres des Affaires étrangères des États membres du Conseil de l’Europe ont adopté une résolution exprimant leur soutien à un nouveau protocole abolissant la peine de mort en temps de guerre. Le Protocole n°13 à la CEDH a ainsi été adopté et abolit la peine de mort en toutes circonstances. Le Protocole n°13 a été ratifié par 37 États membres : 8 États l’ont signé mais pas encore ratifié (Albanie, Arménie, Azerbaïdjan, Espagne, France, Italie, Lettonie, Pologne). La Fédération de Russie et l'Azerbaidjan ne l’ont pas encore signé. Les Etats-Unis d'Amérique et le Japon, tous deux États observateurs auprès du Conseil de l'Europe, sont encouragés par l'Organisation à abolir la peine de mort.

03/01/2007

Discriminations : la Halde deux fois plus saisie en 2006 qu'en 2005

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations a reçu 4.000 réclamations l'année dernière.

 

Louis Schweitzer, président de la Halde

Louis Schweitzer, président de la Halde (AP)

La Haute Autorité de lutte contre les discriminations (Halde) a reçu 4.000 réclamations pour discriminations en 2006, soit plus de deux fois plus qu'en 2005, a annoncé à l'AFP mercredi 3 janvier Louis Schweitzer, président de la Halde.
Depuis sa création le 30 décembre 2004, la jeune Halde, composée d'un collège de 11 membres, est progressivement montée en puissance. Elle a le pouvoir de donner suite à des signalements de discrimination, notamment en saisissant des procureurs après enquête.
"On a plus de deux fois plus de saisines en 2006 qu'en 2005. On a une montée de régime depuis la publication de notre premier rapport annuel qui a accru notre notoriété, mais aussi grâce à certaines décisions qui ont eu du retentissement", a expliqué à l'AFP Louis Schweitzer.
Par exemple, selon Louis Schweitzer, les prises de positions médiatisées de la Halde sur la carte famille nombreuse SNCF pour les étrangers, sur les problèmes d'accès aux soins pour les bénéficiaires de la CMU (couverture maladie universelle), ou encore les pensions des anciens combattants ont incité des victimes de discriminations à se manifester.
L'origine, la santé, le handicap, l'âge et le sexe

Depuis sa création, la Halde a ainsi reçu 5.400 réclamations dont 1.400 en 2005 et 4.000 en 2006, mais "les chiffres de 2006 ne sont pas définitifs car les réclamations sont arrivées à la Halde jusqu'au 31 décembre et nous ne sommes que le 3 janvier", a précisé le président de la Halde.
Il estime que "les gens commencent à avoir davantage conscience de leurs droits et (que) la tolérance à la discrimination diminue aussi".
En revanche, a indiqué Louis Schweitzer, la nature des réclamations est restée stable depuis la création de la Halde: 36% des réclamations concernent l'origine, 17% la santé ou le handicap, 6% l'âge et 5% le sexe.
Les discriminations à l'emploi restent la première cause de plainte (44%), selon des chiffres portant sur les deux années d'existence de la Halde.
Dix fois moins de chances pour un candidat d'aspect nord-africain

Le logement concerne seulement 5% des réclamations alors que, selon le président de la Halde, "dans le parc locatif privé nous avons fait un test de discrimination qui a donné des résultats très préoccupants".
Ces tests "font apparaître qu'un candidat d'aspect nord-africain a dix fois moins de chances, à revenu, emploi ou situation de famille égale, qu'un candidat dit de référence d'obtenir un logement".
Enfin, un tiers des cas pour lesquels la Halde a été saisie "se résout tout seul": "Dès lors que nous saisissons la personne qui est mise en cause dans une discrimination, celle-ci corrige le tir à la satisfaction de la personne qui nous a saisi", a expliqué Louis Schweitzer.