06/12/2007

Un policier saisit la Halde pour discrimination au concours d'officiers

Abdeljalel El Haddioui s'estime victime de racisme lors de l'oral du concours d'officiers. "Votre femme porte-t-elle le voile?", "vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement avec des ministres arabes?", sont quelques unes des questions qui lui ont été posées.

(c) Reuters

Un policier français d'origine marocaine a saisi la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), car il estime avoir été éliminé du concours d'officier à cause de questions racistes, posées par le jury présidé par le préfet à l'Inspection générale de l'administration Jean-Michel Fromion. Celle-ci a donc adressé, mardi 5 décembre, une demande d'information au ministère de l'Intérieur.
"Faites-vous le ramadan?", "votre femme porte-t-elle le voile?", "votre avis sur la corruption des fonctionnaires de police marocains?", etc. Abdeljalel El Haddioui, 40 ans, est persuadé d'avoir été "éliminé" du concours d'officier par ce feu de questions discriminatoires.
"Le jury s'est basé sur mes origines arabo-musulmanes et ma confession pour m'éliminer", estime le gardien de la paix, recalé au concours interne d'officier de police 2007 après avoir reçu un 4 sur 20, éliminatoire, à l'épreuve d'entretien, dotée du plus fort coefficient.

"Est-ce qu'on demande aux autres s'ils fêtent Noël ?"

Aux six autres épreuves, ce gardien de la paix entré en 1998 dans la police, et en poste à la police aux frontières à Paris, a obtenu des notes supérieures à la moyenne. Une note de 8,6/20 lui aurait permis de figurer parmi les 20 admis sur 700 candidats de départ.
Seul candidat au patronyme maghrébin sur 50 admissibles à l'oral, cet homme disert et courtois est convaincu d'être la victime d'une "discrimination". Il "lance un appel" au président de la République, "qui a déclaré qu'il fallait combattre l'islamophobie comme l'antisémitisme", lundi à Alger.
Selon le policier, l'entretien avec le jury, fin septembre, a été "hors du commun", "porté de manière négative et subtile sur mes origines, mon quartier". "Est-ce qu'on a demandé aux autres s'ils fêtaient Noël ou la Toussaint et ce qu'ils pensaient de la discrimination positive?", s'interroge-t-il.

"Vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement avec des ministres arabes?"

La question "vous ne trouvez pas bizarre ce gouvernement de la France avec des ministres arabes et un président à moitié hongrois?" le laisse encore songeur.
Interrogé par l'AFP sur la véracité du contenu de l'entretien, le président du jury, le préfet à l'Inspection générale de l'administration Jean-Michel Fromion, se refuse à tout commentaire.
Une "demande d'information" a été adressée, mardi, par la Halde au ministère de l'Intérieur, où "une réponse est en préparation", a appris l'AFP auprès des autorités chargées du recrutement. "Dans ce type de dossiers, la difficulté est d'établir la preuve", prévient la Halde. Si l'entretien s'est déroulé comme l'affirme le policier, il illustre une dérive dénoncée fin 2004 par Azouz Begag.

Ethnicisation


Dans un rapport transmis au ministre de l'Intérieur, le sociologue, qui n'était pas encore ministre délégué à l'égalité des chances, déplorait les questions "tendancieuses" fréquemment posées aux jeunes issus de l'immigration voulant devenir gardien de la paix ou adjoint de sécurité, créant "une ethnicisation implicite".
Il s'appuyait sur une étude de 2001 de l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) consacrée aux mécanismes discriminatoires des procédures de recrutement.
Dans les entretiens, notait-il, "la subjectivité joue fortement" et les candidats maghrébins "doivent lever la méfiance qui pèse d'emblée sur eux en donnant des gages".

"Geste d'intégration républicaine"

Universitaire de formation, Abdeljalel El Haddioui, "fils d'un tirailleur marocain de l'armée française", naturalisé français, est devenu policier, explique-t-il, "pour que mes enfants soient fiers de moi, par geste d'intégration républicaine". Le policier, qui vit en banlieue parisienne, a le sentiment d'une profonde "injustice".
Il déposera un recours en référé dans les jours à venir devant le tribunal administratif, avec le soutien du Mouvement contre le racisme et l'amitié entre les peuples (Mrap). Il a aussi décidé de postuler de nouveau au rang d'officier. Il se présentera aussi, par défi, au concours de commissaire

29/07/2007

Homophobie: Obsénité ou discrimination? Le baiser du Colisée...

12cb59ea1848ad36f1de5c6adc4b597f.jpgCOMMENTAIRE RELATIO: Un baiser homosexuel devant le Colisée trouble l'Italie. Obsénité ou discrimination? Un kiss hétéro, cela attendrit, mais un baiser homo, cela révolte les carabiniers... Au fait, dans l'antiquité romaine... Avant les décrets de Théodose, en 390.?.. 

Ne plaisantons pas: la justice romaine doit savoir qu'il existe des textes (du Conseil de l'Europe et de l'Union européenne notamment) qui imposent le respect des choix ou des pratiques sexuelles. Ce n'est pas en italie qu'ils posent le plus de problèmes, mais en Pologne. Dur combat des droits de l'homme, du respect des "différences". 

Tout, bien sûr dépend de ce que sous-entend l'expression "au-delà du baiser". L'atteinte à la pudeur est une chose, l'interdiction dictée  par  le prisme déformant de préjugés (ou de fantasmes ) en est une autre... Que ce soit devant une "merveille du monde" ou ailleurs... Le Colisée en a vu d'autres. Ne lâchons pas les lions...

Devant le Colisée

Devant le Colisée

LES FAITS; b82b3b80a425bf064b3995f2f27d38e4.jpgDeux hommes ont été arrêtés pour obscénité après s'être embrassés devant le Colisée, à Rome, vendredi 27 juillet. Les carabiniers affirment que les gestes d'affection du couple allaient au-delà du baiser, tandis que les associations de défense des droits des homosexuels crient à la discrimination.

Après avoir passé la nuit dans les bars gays d'une rue proche du Colisée, Roberto L. and Michele M., âgés respectivement de 27 et 28 ans, se sont embrassés, rapporte l'association Arcigay, qui a fourni un avocat au couple.

Ils ne faisaient pas "que s'embrasser", a pour sa part affirmé le colonelc7f94729c37581f805e68ba2c75dc7bd.jpg Alessandro Casarsa, responsable des carabiniers. Il a confirmé que les deux hommes avaient été maintenus en garde à vue pendant environ 40 minutes, avant d'être relâchés.

Les carabiniers "ont agi parce qu'un couple était en train de commettre un acte obscène devant l'un des monuments les plus visités d'Italie", a assuré le colonel Casarsa. "Nous appliquons la loi de la même façon pour tous, hommes et femmes".

S'ils sont reconnus coupables d'obscénité publique, les deux amoureux risquent jusqu'à deux ans de prison."Roberto et Michele n'ont fait que s'embrasser. Toutes les autres déclarations sont fausses", clame Arcigay dans un communiqué. Accusant la police de discrimination, l'association appelle à une manifestation, un "kiss-in" public, jeudi prochain près du Colisée.

La communiste Vladimir Luxuria, premier député travesti italien, va demander au gouvernement de s'expliquer devant le parlement. "Il est inquiétant qu'un geste d'affection soit considéré comme un crime", a-t-elle déclaré au quotidien La Repubblica.

>>>> La dernière résolution du Parlement européen >>>>>

>>>> LA lutte contre l'homophobie en Europe >>>>>

>>>> A LIRE SUR RELATIO >>>>>>>>>

9f4df0cfb3b970ea28691f6960cf322b.jpgStatue romaine àla glaoire du die Pa et de Dephnis

 

Le témoignage de Michele M. sur le site de La Repubblica

Le site d'Arcigay (en italien)

La situation des homosexuels en Italie (Wikipédia)

Le site de Vladimir Luxuria

Un article sur Vladimir Luxuria

"Les papes homosexuels" d'après "Homosexuels et bisexuels célèbres" de Michel Larivière

L'histoire du Colisée

Que sont les carabiniers ?

28/07/2007

L'Europe face au racisme: Les leçons du "scandale Angelica", la petite équatorienne de Belgique...

Information RELATIO

effa14fb7b8e984470a05fb364d471c1.jpgL'événement se déroule en Belgique. Et il est connu... Il aurait pu se dérouler ailleurs. Sans être révélé. Limites des lois anti-immigrés, des des pratiques de délation et de dénonciations et pièges du "délit de sale gueule", illégal partout, mais pratiqué partout dans cette Europe où les Droits de l'homme nécessitent vigilance permanente et mobilisation constante. Les faits, repris dans LE SOIR!

"L'incarcération au centre pour illégaux 127 bis de la fillette équatorienne de 11 ans, Angelica Cajamarca, et de sa maman ne résulte ni d'une « rafle » commanditée par l'Office des étrangers ni d'une action proactive de la police de Dilbeek qui les a arrêtées le 30 juin dernier à un arrêt de bus. Elle est la conséquence d'une dénonciation raciste opérée auprès de sa police locale par un habitant de Dilbeek, qui a cru utile de dénoncer auprès des forces de l'ordre la présence dans sa rue de « deux Gitanes », soupçonnées, du fait de la couleur de leur peau, d'être des « voleuses » ! Un délit de « sale gueule » Sans cette dénonciation fallacieuse et xénophobe, Angelica et sa maman seraient toujours dans leur appartement de Saint-Josse, coulant des jours paisibles dans l'attente d'une rentrée scolaire que la fillette  attendait avec impatience" LIRE LA SUITE >>>>>>>

Où est le pire des scandales? Que des racistes puissent détourner, exploiter utiliser des lois pour ariver à leurs fins, servor leur idéologie, assouvir leurs haines de l'Autre. LE SOIR y a consacré son éditorial. C'est juste et pertinent!

"Même si leur situation juridique (nonobstant le scandale que représente l’incarcération d’une enfant) est difficilement défendable, il nous semble que l’offense raciste faite à Angelica et sa maman mériterait au moins des excuses du gouvernement et une annulation des effets qui en découlent. Une administration, comme une justice, qui légitime l’application de la loi par des dénonciations racistes se disqualifie et ne peut inspirer que la plus vive inquiétude.", écrit Marc Metdepenningen. LIRE LA SUITE >>>>>>>

12/07/2007

L'Allemagne lance son grand plan national pour l'intégration

Tous unis pour l'intégration. A l'occasion du deuxième sommet national sur l'intégration, une centaine de responsables politiques, de représentants syndicaux et patronaux, et d'acteurs sociaux et associatifs ont lancé aujourd'hui à Berlin un vaste plan national pour améliorer l'intégration des étrangers. Ils ont pris une série d'engagements - près de 400 au total, dont 150 pour le seul gouvernement fédéral. Les mesures mettent l'accent sur la maîtrise de l'allemand, l'égalité des chances à l'école, la formation et l'emploi. Des mesures qui vont dans le sens des campagnes lancées au niveau européen, par L'Union et par le Conseil de l'Erope.

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Le gouvernement d'Angela Merkel a programmé quelque 750 millions d'euros de dépenses par an d'ici à 2011 pour favoriser l'intégration. A ses yeux, cela passe d'abord par la maîtrise de l'allemand. En collaboration avec les Länder et les communes, il entend donc, premièrement, renforcer les cours d'intégration dispensés aux étrangers. Le nombre d'heures passera de 600 à 900. Les cours seront mieux ciblés en fonction des publics. Ils comprendront des offres spécifiques pour les jeunes, les femmes et les personnes analphabètes. Les enfants de migrants seront, par ailleurs, aidés dès le plus jeune âge dans l'apprentissage de la langue allemande.

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Le gouvernement veut ensuite renforcer l'égalité des chances à tous les niveaux. A l'école, les enfants de migrants bénéficieront de projets-pilotes visant à les réintégrer dans la scolarité, et à réduire l'échec scolaire dont ils sont plus souvent victimes que leurs camarades. Les organisations issues de la communauté turque (Communauté turque d'Allemagne - TDG - et Fédération des associations de parents turcs), se sont engagées, de leur côté, à agir auprès des parents pour qu'ils s'investissent dans la réussite de leurs enfants. Le gouvernement créera aussi un réseau de "parrains" éducatifs pour apporter aux jeunes un soutien à l'école et durant leur formation.
A l'entrée sur le marché du travail aussi, les participants au sommet veulent ouvrir des portes aux jeunes issus de l'immigration. Avec plusieurs partenaires, l'Association des Chambres de commerce et d'industrie allemandes (DIHK) a promis la création de 10.000 places d'apprentissages d'ici à 2010 dans les entreprises dont le propriétaire est d'origine étrangère. Les jeunes issus de familles immigrées auront aussi plus facilement accès aux aides à la formation professionnelle et aux bourses d'étude.

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La présentation du plan national pour l'intégration couronne un an de travail, entamé par tous les partenaires lors du premier sommet national sur l'intégration, en juillet 2006, à l'appel de la chancelière Angela Merkel. Tous les secteurs de la société se sont véritablement mobilisés. Les chaînes de télévision publique ARD et ZDF ont décidé de mettre davantage en valeur le thème de l'intégration. Le Comité olympique allemand souhaite former plus de migrants aux fonctions de préparateur physique, et accroître l'offre sportive dans les zones sensibles. La ligue nationale de football s'apprête à créer un réseau et à nommer un chargé de mission consacré à l'intégration. Le gouvernement se joindra à leurs efforts en lançant un programme et une campagne d'intégration par le sport. Une attention particulière est, par ailleurs, portée à l'avenir des femmes et des jeunes filles. Elles seront encouragées, tandis que seront combattus les mariages forcés et les violences à domicile.
Il y a quelques jours, certaines associations turques ont décidé de boycotter le deuxième sommet pour protester contre l'adoption récente nouvelle loi sur l'immigration . La modification législative relève à 18 ans l'âge minimal pour rejoindre son conjoint en Allemagne(ce qui est fait pour lutter contre les mariages forcés) et impose une connaissance rudimentaires de l'allemand ("200 à 300 mots") avant le départ. La ministre déléguée à la migration, aux réfugiés et à l'intégration, Maria Böhmer, a opposé une fin de non recevoir aux revendications des associations visant ces dispositions. Ces mesures visent à faciliter l'intégration des candidats à l'entrée sur le territoire allemand, et cela est dans l'intérêt de tous, a-t-elle expliqué à la télévision.

Plus d'informations :
www.bundesregierung.de/nn_1264/Content/DE/Artikel/2007/07...

06/07/2007

Discrimination raciale à l'embauche

PARIS (Reuters) - La société Garnier, filiale du géant mondial des cosmétiques L'Oréal, a été condamnée à 30.000 euros d'amende dans un dossier visant une discrimination raciale à l'embauche en 2000.

La cour a infirmé le jugement de première instance qui avait relaxé la société. L'ancien patron français de Garnier Laurent Dubois est relaxé.

Adecco, spécialiste du travail intérimaire, jugé pour les mêmes faits, et son partenaire de communication Ajilon (ex-Districom) sont condamnés à 30.000 euros d'amende chacun. Une ancienne employée d'Adecco Thérèse Coulange est condamnée à trois mois de prison avec sursis.

Garnier était accusé d'avoir demandé d'exclure les candidates d'origine arabe, africaine ou asiatique d'emplois d'animatrices en grandes surfaces, lors d'une campagne promotionnelle en 2000 dans la région parisienne pour les produits "Fructis Style".

Cette procédure visant de grandes sociétés cotées en Bourse est une première judiciaire en France, où les poursuites pénales pour racisme dans le monde du travail sont rares.

Les personnes physiques encouraient en théorie jusqu'à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, les sociétés une amende allant jusqu'à 220.000 euros.

10/03/2007

Autisme: procès pour discrimination

L'association de parents d'enfants autistes "Léa pour Samy", a porté plainte contre l'Etat pour "discrimination" en raison d'un handicap. Ils pointent du doigt le manque de structures adaptées.

 

 

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Une plainte déposée fin septembre 2006 par l'association de parents d'enfants autistes "Léa pour Samy" contre l'Etat pour "discrimination" en raison d'un handicap pourrait bientôt déboucher sur l'ouverture à Paris d'une information judiciaire, a-t-on appris vendredi 9 mars.
L'association accuse les "pouvoirs publics" d'avoir "mis en place sciemment une discrimination" des enfants autistes en négligeant la création de services adaptés, en les plaçant dans des hôpitaux psychiatriques ou en obligeant les parents à les placer dans des Institutions spécialisées et privées en Belgique.
Avec cette plainte, l'association "Léa pour Samy - La voix de l'enfant autiste" souhaite interpeler l'opinion publique sur les problèmes de prise en charge des autistes en France et de leur non-scolarisation. Selon l'association, une dizaine de familles sont prêtes à se joindre à cette procédure. 

Convocation de hauts fonctionnaires

L'association a notamment émis le souhait que le juge d'instruction "convoque des hauts fonctionnaires du ministère de la Santé et de hauts responsables de l'Etat pour rendre compte".
Selon une étude d'avril 2005 du ministère de la Santé, seulement 10 % des enfants autistes en âge d'aller à l'école "bénéficient d'une intégration scolaire ou d'une formation professionnelle en milieu ordinaire".

01/11/2006

Sélection Dpj sur "20 minutes": Une histoire strasbougeoise....

Le 30 juillet 2005, Jamel Rouchdi, conducteur-receveur à la Compagnie des transports strasbourgeois (CTS), récupère au restaurant d'entreprise une bouteille d'eau avant sa prise de service « comme il en a le droit en période de canicule », indique son avocat Me Raphaël Nisand. C'est alors que Jamel Rouchdi a une altercation verbale avec un cuisinier, à la suite, semble-t-il, d'un malentendu concernant le paiement de ladite bouteille.

Présente sur les lieux, une cadre de la CTS – qui a depuis quitté l'entreprise – aurait alors tenu des propos discrimatoires à l'égard de Jamel Rouchdi. Me Nisand estime que le fait que son client n'ait pas toléré les propos dont il affirme avoir été victime, a joué contre lui. La CTS aurait ainsi pris comme prétexte l'incident avec le cuisinier pour le licencier, après de nombreux rebondissements dont un blâme. L'avocat a donc saisi les Prud'hommes pour demander, notamment, l'annulation du licenciement « pour motif discriminatoire » et la réintégration de Jamel Rouchdi. L'audience de conciliation doit se dérouler le 20 novembre à Strasbourg. Me Nisand précise également avoir déposé, le 2 octobre dernier, « une plainte pénale pour licenciement discriminatoire ».

Me Bernard Alexandre, l'avocat de la CTS, indique pour sa part que l'entreprise de transport « ne tolère en aucune façon de quelconques propos ou actes racistes, qui sont sanctionnés lorsqu'elle en connaît les auteurs. Le fait est que M. Rouchdi a contesté le blâme dont il a fait l'objet, puis son licenciement le 22 août 2006, suite à un conseil de discipline paritaire [moitié de représentants des salariés et de la direction] qui a considéré qu'il y avait eu faute ».

Ludovic Meignin (20 minutes)