08/11/2007

« Toucher aux droits des étrangers, c'est toucher à nos droits »

Lu dans les dna

La Cimade programme ce week-end à Strasbourg, "Votre voisin n'a pas de papiers", adaptée par la Cie Opsis du recueil de témoignages éponyme.

 Déléguée régionale Alsace de l'association, Françoise Poujoulet présente le projet.

DNA : Pourquoi la Cimade, une association spécialisée dans l'accueil et l'accompagnement des étrangers, programme-t-elle une pièce de théâtre ?
Françoise Poujoulet :
« Parce que nous sentons bien que les mentalités, sur la question des migrants, ont évolué. Quand je rencontre des gens hors du cadre professionnel et qu'on me demande dans quoi je travaille, il m'arrive de ne plus le dire, par crainte des discours entendus en retour. C'est un signe.
 Nous devons trouver de nouvelles façons de sensibiliser l'opinion. Nous voulons aussi rappeler aux gens que toucher aux droits des migrants, c'est toucher à nos droits. Quand la préfecture refuse de donner des papiers à la femme d'un étranger admis au séjour pour être soigné en France, il en va aussi du droit des malades en général. »
- Justement, est-ce que vous n'allez pas prêcher surtout des convertis ?
- « On verra, mais je ne pense pas. Le Réseau éducation sans-frontières a prouvé que l'on pouvait créer un mouvement citoyen d'ampleur qui mobilise en dehors des cercles militants traditionnels. Les gens sont encore attentifs au sujet. Mais il faut leur montrer, leur expliquer.
 C'est précisément ce que fait cette pièce. Le recueil dont elle est tirée alternait des extraits de texte de loi, de discours de politiques et des témoignages illustrant leurs effets concrets sur la vie de migrants.
 La compagnie Opsis et son metteur en scène, Peter Tournier, ont gardé cette construction. J'ai vu la pièce à Montbéliard, c'est très réussi. Sans complaisance, ni misérabilisme. »
- Est-ce que vous allez développer ce type d'actions ?
- « Nous sommes obligés d'innover. Sans parler des résistances dans l'opinion, aujourd'hui, sans médiatisation rien ne se passe. Nous devons adapter notre action sans délaisser nos missions d'origine. »

 

Propos recueillis par M. P.

Spécialisée dans l'accueil et l'accompagnement juridique des étrangers, la Cimade, service oecuménique d'entraide, est notamment la seule association présente dans les centres de rétention.Vendredi 9 novembre, à 20 h 30, au temple du Bouclier, 5, rue du Bouclier et samedi 10 novembre, à 20 h 30, en l'église Saint-Matthieu, au 97, bld d'Anvers, la Cimade et la Cie Opsis proposent la pièce Votre voisin n'a pas de papiers, tirée du recueil de témoignages éponyme paru en 2006 à La Fabrique (15 €). Entrée libre, plateau. Les fonds récoltés servent au paiement des frais, les comédiens jouent, en l'occurence, bénévolement.

LE SITE DE LA CIMADE >>>>>>

01/11/2007

Strasbourg: Formations sur le droit des étrangers

En droit des étrangers, les réformes se suivent à un rythme que même les Préfectures ont du mal à suivre… la liste des conditions à remplir pour accéder au séjour s’allongent, les moyens d’exercer des recours se compliquent, les restrictions s’ajoutent aux obstacles…

Chacun aura pu prendre conscience que pour orienter, accompagner ou conseiller un étranger dans son parcours juridico-administratif, il n’est plus possible de s’en sortir avec quelques notions de droit ou quelques arguments de bon sens… La dernière réforme de l’éloignement, qui crée « l’obligation de quitter le territoire français » est une illustration particulièrement significative de ce qu’est devenu le droit des étrangers aujourd’hui. A l’inflation législative et réglementaire en France (auquel correspond naturellement celle de la jurisprudence), s’ajoute le développement des sources européennes, dont l’incidence est croissante.

Le CLAPEST, avec Séverine RUDLOFF, juriste spécialisée en droit des étrangers, ayant exercé comme avocate pendant plusieurs années au Barreau de Strasbourg, vous propose un catalogue de formations couvrant une grande partie des thématiques du droit des étrangers.Nous pouvons aussi le cas échéant intervenir pour des formations à la demande répondant précisement aux attentes de votre structure. N'hésitez pas à nous contacter. 

Dan LIAU
responsable du pôle périscolaire et diversité culturelle
CLAPEST
2b, route d'Oberhausbergen
67200 Strasbourg
tél.: 03 88 35 72 44

LE SITE DU CLAPEST >>>>>>>>>>>>

LES AIDES  DU CLAPEST >>>>>>>>>>>>>>

28/10/2007

Strasbourg: Des précisions de Chantal CUTAJAR

46904b07616f63f7a6452c4e6d74a1c9.jpgLe cap des 10 000 visteurs/moi est franchi ! Vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog associatif qui se veut aussi un peu un wenzine de l'actualité de la justice, du droit, des droits de l'Homme, des campagnes de lutte contre les discriminations en tous genres et de la lente élaboration d'une Europe de la Justice. Nous vous remercions de votre fidélité et de votre confiance.

Par nature, DpJ est transpolitique et pluridisciplianaire, même si sa présidente est très ouvertement memebre du Modem.

Fondatrice du "Droit pour la Justice", Chantal Cutajar va abandonner la présidence de l'association par souci de clarté. Des  décions seront prises dans la semaine qui vient et seront bien sûr publiées sur ce site.

Par souci d'information et de transparence, nous reprenons ici  les précisions qui s'imposent après la publication d'un article paru sur le blog des dna...

Fait  à l'occasion d'une réunion  de synthèse des groupes de travail de l'association "Strasbourg je t'M" cet "article"  résume d'une étrange manière le parcours politique de celle qui incarne le mieux aujourd'hui, avec son équipe, l'esprit de l'udf "libre", du MoDem et de Cap 21, bref de ce "mouvement démocrate" qui peut et doit devenir le premier parti du XXI ième siècle (si les forces de régression ne mangent pas le bébé)...

 

Une confirmation préalable que je suis en mesure de faire en témoin privilégié; "Strasbourg je t'M" n'a pas été crée par Chantal Cutajar. c'est l'une des initiatives militantes qui ont été prises,( comme le forum de "et si j'étais maire", comme la boîtes aux lettres de l'association,comme des réunions de terrain) pour soutenir Chantal Cutajar et son équipe. Nuances... 

Autre précision; les dna ,dans un autre article, ont écrit que "Yveline Moeglen roule pour Chanatal Cutajar". Là encore, je témoigne:personne ne roule pour Chantal Cutajar. Pas plus Yveline que Pierre Henninger, ou René Eckhardt ou les 150 ahérents de "Strasbourg je t'M", connus moins connus ou qui mériteraient de l'être.

Tous roulent, travaillent, oeuvrent AVEC,en équipe, en peloton. Pas en porteur de canettes au service d'un leader ou d'un tandem.

Ce sont là deux détails,mais comme dit le proverbe alsacien, "le diable se cache dans les détails".... C'est aussi dans et par  les détails que l'on change les moeurs politiques!

Daniel RIOT,

Vice-Président de DPJ

 

A l’attention des lecteurs des Dernières Nouvelles d’Alsace

A la suite de l’article publié hier soir sur le blog des dna, je tiens à apporter les précisions suivantes. La première partie a été « postée » au dna.

« La réunion qui s’est tenue le 26 octobre à la Maison des associations avait pour objet d’échanger sur les travaux des groupes de travail thématiques mis en place dans le cadre de l’association Strasbourg je t’M.

Cette assemblée plénière n’était pas une réunion de militant ni une AG : elle réunissait des rapporteurs de la dizaine d’ateliers qui ont réunis  plus de 80 des 150 adhérents de cette association qui n’a pas été créée par moi, mais par de jeunes Modem dans le but de soutenir ma candidature qui est d’abord celle d’une équipe.

J’ai souhaité y convier la presse pour essayer de montrer qu’au Modem, nous savions faire autre chose que nous quereller. Qu’il y avait des fe mm es et des ho mm es mus par un idéal auquel ils essayaient de donner corps.  Résumé de la soirée : «  Chantal CUTAJAR , candidate quoi qu’il arrive » avec un résumé de mon parcours politique. C’est votre choix. Dont acte.

Je reviens sur ce parcours politique sur mon blog politique pour ne pas encombrer inutilement l’espace du blog des DNA. » 

   Chantal CUTAJAR

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Mon parcours politique,

par Chantal CUTAJAR

Mars 2001 : Je suis élue en troisième position sur la liste conduite par Fabien ne KELLER UDF . Comment une universitaire qui  n’est pas engagée en politique, ni même dans la vie associative en arrive-t-elle là ?

J’ai connu Fabienne KELLER alors qu’elle était conseillère régionale et qu’elle était déléguée par le Président du Conseil Régional pour représenter le Conseil régional lors de la rentrée des étudiants Erasmus, (étudiants venant d’un État membre de l’Union européenne et venant faire une année d’études à Strasbourg) dont j’avais la responsabilité à la Faculté de droit de Strasbourg. Nos relations se limitaient à cette rencontre annuelle avec les étudiants.

En novembre 1999 au moment de la négociation du traité de Nice, j’organisai avec les juges signataires de l’appel de Genève, avec des universitaires et la société civile un colloque sur le thème : « Le parquet européen, peut-on encore attendre ? ». Il s’agissait de tenter de mobiliser la société civile sur la nécessité de construire une Europe de la justice pour enrayer la mondialisation du crime.

Ce colloque a été présidé par le Maire de l’époque Catherine TRAUTMANN et une de mes étudiantes en thèse, proche de Fabienne KELLER me suggérait d’y inviter Fabienne KELLER.

Fabienne KELLER est venue et a passé toute l’après-midi et à participer aux travaux des ateliers. J’ai été séduite par cette femme qui paraissait réellement intéressée par la problématique dont nous débattions. Elle a d’ailleurs signé le Manifeste de Strasbourg par lequel nous demandions la création d’un parquet européen.

Puis, vers le mois de janvier 2000, au détour d’une conversation téléphonique avec mon étudiante, et, juste avant de raccrocher, pour une raison que je ne m’explique pas encore aujourd’hui je lui pose la question : « Est-il vrai que Fabien ne KELLER n’a pas encore bouclé sa liste ? ». Elle me répond : « C’est drôle que vous me posiez cette question, parce qu’hier j’étais avec elle et l’on se demandait de quel bord politique vous étiez ? ».

 De quel bord politique ? La question ne m’avait jamais vraiment beaucoup intéressée. J’avais un idéal, des convictions oui, mais de savoir si elles étaient de droite ou de gauche, je ne parvenais jamais vraiment à me situer dans un clan ou dans l’autre. Sans doute parce que je venais d’une famille où ma mère enseignante était, sur certains sujets sans doute plus à droite que mon père policier !!! Je lui réponds donc : « Je ne suis d’aucun bord politique. Vous connaissez mes engagements pour le droit et la Justice, pour une société où nous devons, chacun à la place qui est la nôtre, être acteur de son progrès ».  Elle me dit alors : « Cela vous intéresserait de faire partie de la liste ? ». Je me souviens lui avoir fait cette réponse sans y réfléchir : « Pourquoi pas ? ».

Une semaine plus tard, alors que j’avais totalement oublié cette conversation, Fabienne KELLER m’appelle pour me proposer une rencontre avec Robert GROSSMANN que je ne connaissais pas. Cette rencontre avec Fabienne KELLER et ROBERT GROSSMANN a été en tous points mémorable.

Je me présente,  décline mon parcours, mes compétences, mes convictions, mes idéaux. Robert GROSSMANN me dit alors : « vous êtes plutôt du bord politique de Fabienne ou du mien ? » Je lui réponds : « Je suis sans doute au point de jonction qui a fait que vous avez fait une liste commune ». Rires…

La troisième place m’a été proposée d’emblée. Je n’avais pas conscience alors que d’autres se battaient, presque au sens propre du terme, pour le numéro de la place sur la liste. J’ai été épargnée par cela. Dieu merci. Puis il y a eu la présentation de la liste. Je n’imaginai pas à quel point cette place que l’on m’avait donné avait pu généré autant de ressentiments chez certains. Je l’apprendrais bien assez tôt.

MARS 2001 : Nous gagnons les élections. Très vite, j’ai éprouvé   beaucoup de mal à comprendre le fonctionnement de ce qui allait devenir « le Tandem ». Il n’est nul besoin de revenir sur cet épisode dans les détails. Je crois que fondamentalement, j’ai une divergence avec Fabienne KELLER et Robert GROSSMANN sur les valeurs, sur la place de l’humain.

Nous étions venu avec un slogan : « la priorité c’est vous ». J’aimais ce slogan. J’avais le sentiment de le trahir. J’adorais enseigner à mes étudiants la théorie des baïonnettes intelligentes qui commande de passer au crible de sa conscience les ordres qui sont donnés par les supérieurs. Formidable rempart à l’exécution d’ordres illégaux. Mais ce que l’on attendait de nous c’était l’obéissance passive.

Ludmilla Hug-Kalinkova, elle, n’a pas supporté. Elle est partie. Elle a déposé ses délégations. Je suis restée parce que je pensais, que j’avais une responsabilité et une mission. Que j’étais plus utile à la place qui était la mienne. Je n’aime pas la démission. Cela aurait été une seconde trahison. Le constat d’un échec.

Au moment des présidentielles de 2002, Yves BUR quitte l’ UDF avec tous les grands élus strasbourgeois pour fonder le parti qui allait devenir l’UMP. L’UMP à ses débuts devait comporter des courants et les centristes devaient y tenir une place autonome. Yves BUR me dit : « Chantal, ils ne laissent rien faire. Viens à l’UMP et nous te confierons une co mm ission sur la justice européenne. Tu pourras faire avancer tes idées sur le parquet européen ».

J’accepte et j’adhère à l’UMP, je participe au congrès fondateur et suis aux côtés d’Yves Bur dans l’avion qui  nous conduit à Paris avec toute la délégation strasbourgeoise. Robert GROSSMANN est furieux : Je ne lui ai pas demandé l’autorisation !!! Je ne savais pas que je devais demander une autorisation ! Mais où était le mal, je n’avais pas adhéré à la LCR tout de même !!!

Moins d’une semaine après, j’apprenais par un journaliste, que l’on m’avait retiré mes délégations. Je ne m’étendrai pas sur la violence du procédé. Je n’ai jamais eu aucune explication.

Me voilà donc adjointe sans délégation mais toujours membre de l’UMP, et même du bureau politique puisque encore adjointe. Robert GROSSMANN n’a eu de cesse que d’obtenir ma tête à l’UMP.

Au cours d’une réunion de section à laquelle participaient nota mm ent Robert Grossmann, Fabienne Keller, Yves BUR, André Reichardt, André Schneider, Robert GROSSMANN demande un vote à main levée pour obtenir mon exclusion. J’assistais médusée à une mise à mort, la mienne.

André BUR tente de s’opposer : « Nous sommes un parti démocratique. Nous avons des règles. On ne peut pas demander de vote à main levée pour exclure quelqu’un ». Robert GROSSMANN n’en n’a cure. J’avais l’impression d’être dans un mauvais film de série B. A la sortie de la réunion, une femme tombe en pleurs dans mes bras : « Je suis désolée. J’étais assise au premier rang, je travaille à la CUS. J’étais obligée de lever la main, vous comprenez ? ».

Je l’ai consolée en lui disant de ne pas s’en faire. Que cela n’avait aucune valeur juridique.

De fait, je prends un avocat et décide de former un recours contre cet abus de pouvoir manifeste. Avec mon avocat, nous demandons à être entendu par la commission des recours et demandions l’application de la convention européenne des droits de l’homme : une procédure contradictoire et publique avec la possibilité d’être assistée d’un avocat.

Deux mois s’écoulent : Je questionne Yves BUR. Il me demande d’appeler le secrétaire général ce que je fais. « Il n’y a rien dans votre dossier, Madame CUTAJAR, qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ».

Yves  BUR toujours pas convaincu me donne le numéro personnel du Président de la Co mm ission des recours, Jean-Pierre FOURCADE en me demandant de l’appeler. A nouveau la même réponse : « Il n’y a rien dans votre dossier qui justifie que vous soyez exclue de l’UMP ». Je réponds : « C’est parfait. Pourrais-je avoir une lettre me le spécifiant » ? « Mais c’est inutile, chère Madame, il n’y a aucune procédure contre vous. Vous êtes toujours membre de l’UMP et vous n’avez jamais cessé de l’être ».

Toujours membre de l’UMP mais dans l’impossibilité d’assister à aucune réunion parce que dès que j’étais là, Robert GROSMMANN mettait un veto : « Si elle reste, je m’en vais ». Je n’ai jamais pu travailler à la construction de l’Europe de la justice comme me l’avait promis Yves BUR…

Je crois que j’étais sur le point de quitter ce monde politique qui décidément ne me réussissait pas, lorsqu’au moment des sénatoriales de 2004, je reçois un appel téléphonique de Pierre MARMILLOD , maire de Pfaffenhoffen UDF me demandant de venir en quatrième position sur sa liste.

Je lui réponds que j’appréciais beaucoup sa démarche, que sur le plan des idées je me sentais très proche de lui mais qu’il me paraissait difficile, pour des raisons de lisibilité politique, après m’être battue pour rester à l’UMP, de venir sur une liste UDF . Et là encore, sans vraiment réfléchir je lui dit : « il n’y a qu’une chose qui pourrait me faire changer d’avis, c’est si François BAYROU me demande de rejoindre l’ UDF  ». 

Trois jours après nous avions rendez-vous avec François BAYROU. J’ai adhéré à l’ UDF , figuré en quatrième position de la liste des sénatoriales UDF . Depuis lors, je n’ai cessé de décliner, ici, à Strasbourg, la stratégie initiée à Paris par François BAYROU. Non pour suivre Bayrou. Mais parce que je retrouvais  dans les idées de Bayrou mes propres idées et dans sa volonté d’organiser un « parti au penser libre » ma propre conception de l’action politique.

 Depuis j’ai été une militante udf « libre » respectueuse de la « ligne Bayrou ». C’est à la demande de M. Marmillod et de la direction départementale de l’udf que j’ai crée un groupe d’opposition UDF au sein du conseil municipal. J’ai organisé les colloques pour le projet présidentiel. Et j’ai mené, sur internet  et sur le terrain, une campagne que les strasbourgeois ont pu et su apprécier. 

J’ai été candidate UDF MODEM à l’élection législative sur la première circonscription de Strasbourg. En faisant mienne la plate-forme de l’udf/modem et en totale cohérence avec la « stratégie Bayrou »

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Je brigue aujourd’hui l’investiture du MODEM pour conduire la liste des « démocrates » aux municipales, avec la chance d’être entourée d’une équipe composée  de gens de qualité, riches d’expériences diverses, de compétences complémentaires et qui sont unis par la volonté d’appliquer localement, concrètement la philosophe d’action du MoDem de François Bayrou et de Corinne Lepage : éco-économie, démocratie sociale, approfondissement démocratique, respect des valeurs proclamées.

Ce ne sont pas là des mots creux, mais des têtes de chapitres d’un « projet pour Strasbourg » qui deviendra programme et engagement ferme. Que ce « Pacte démocratique » soit jugé sur pièces : c’est pour l’heure mon seul vrai souci.

Chantal CUTAJAR

 

16/10/2007

Ouverture du procès en appel du crash du Mont Sainte-Odile


 

Le crash d'un A320 avait provoqué la mort de 87 personnes. Six prévenus comparaissent pour homicides et blessures involontaires devant la cour d'appel de Colmar.

L'Airbus 320 après le crash (Sipa)

L'Airbus 320 après le crash (Sipa)

Le procès en appel de la catastrophe aérienne du Mont Sainte-Odile s'ouvre, mardi 16 octobre, devant la cour d'appel de Colmar (Haut-Rhin) qui siégera dans la cour d'assises. Il se déroulera pendant sept semaines, jusqu'au 29 novembre, soit une durée à peu près équivalente à celle du procès devant le tribunal correctionnel en mai et juin 2006.
Près de 16 ans après l'accident de l'A320 d'Air Inter Lyon-Strasbourg, le 20 janvier 1992, qui avait provoqué la mort de 87 personnes, et fait neuf blessés, les circonstances et les causes présumées seront à nouveau évoquées. L'appareil s'était écrasé le Mont Sainte-Odile alors qu'il se trouvait en approche de l'aéroport militaro-civil de Strasbourg-Entzheim.

Homicides et blessures involontaires

Six prévenus (cinq responsables d'Airbus, d'Air Inter et de la direction générale de l'aviation civile et un contrôleur aérien) comparaissent pour homicides et blessures involontaires, devant la cour d'appel de Colmar qui siégera dans la cour d'assises.
Ils ont tous été relaxés en première instance par le tribunal correctionnel de Colmar alors que le ministère public avait requis des peines de prison avec sursis pour quatre d'entre eux et suggéré la relaxe pour deux autres. Le tribunal avait, en revanche, retenu la responsabilité civile d'Airbus et Air France (pour Air Inter), les deux sociétés devant indemniser les victimes.
Très insatisfaites de ce jugement, Echo, l'association qui regroupe nombre de familles de victimes, Airbus et Air France ont fait appel sur le plan civil, pas pour les mêmes raisons, bien sûr.
Par ailleurs, seul habilité à le faire, le parquet avait fait appel sur le volet pénal.

Déterminer la cause principale

En appel, les circonstances de l'accident seront à nouveau analysées pour tenter de déterminer la cause principale. La cour devra analyser les différents éléments dont la conjonction semble avoir provoqué la catastrophe.
Elle étudiera successivement la composition de l'équipage qui n'avait guère de contact humain et était novice sur ce nouvel appareil, puis la trajectoire modifiée en cours de vol sur la piste à emprunter à l'aéroport militaro-civil de Strasbourg-Entzheim. Puis, ce sera le fonctionnement des systèmes VOR-DME (balise terrestre en liaison avec du matériel embarqué) qui attirera l'attention.

Pas d'alerte suffisante

Le point le plus sensible concerne l'ergonomie du tableau de commandes. Le pilote aurait, en effet, affiché 3.300 pieds/minute (4 fois supérieur à la normale) en croyant programmer une descente de 3,3 degrés. Un même bouton permettait d'afficher, selon son emploi, deux modes de descente, en angle ou en vitesse. Ce système a été changé après l'accident. De plus, il apparaît qu'il n'y avait pas d'alerte suffisante pour un équipage en situation d'erreur.
Enfin, la cour devra aussi établir si l'absence du système d'alerte de proximité du sol, le GPWS (Ground proximity warning system) non obligatoire à l'époque, constituait une erreur d'appréciation de la part de la compagnie. L'Airbus avait frôlé la cîme des sapins avant de s'écraser au lieu-dit la Bloss

30/08/2007

Un des profanateurs du cimetière juif d'Herrlisheim avoue un meurtre

Emmanuel Rist, un agent de sécurité de 38 ans qui sera jugé le mois prochain pour la profanation du cimetière d'Herrlisheim (Haut-Rhin) en 2004, a avoué aux gendarmes de la section de recherches de Strasbourg, mercredi, avoir commis un meurtre resté jusqu'alors inexpliqué, a-t-on appris de source judiciaire.

Le meurtre de Mohamed Madsini, un marchand de tapis de 47 ans habitant Nanterre (Hauts-de-Seine), s'était déroulé à Gundolsheim (Haut-Rhin) le 22 mai 2001. La victime, sans histoire, avait été mortellement atteinte par une balle dans la tête dans le centre de la commune.

Les enquêteurs ont fait un rapprochement avec la destruction par explosif d'une cabane de jardin à Rouffach, tout prêt de là, qui était déjà reprochée à Emmanuel Rist, soupçonné de tentative de meurtre sur le propriétaire de cette cabane, un retraité marocain.

Considéré comme un "idéologue" néo-nazi par les enquêteurs, arrêté en janvier 2006, il a reconnu la profanation du cimetière d'Herrlisheim (Haut-Rhin) pour laquelle il doit être jugé le 10 septembre avec deux autres acolytes, Laurent Boulanger et Laurent Peterschmitt. Lionel Lezeau, présenté d'abord comme l'un des profanateurs, a bénéficié d'un non-lieu au mois de juin. Il est totalement étranger à cette affaire.

Emmanuel Rist a été condamné en octobre dernier à 700 euros d'amende par le tribunal d'instance de Colmar pour avoir écrit au consistoire israélite du Haut-Rhin: "Juif égale Ziklon B".

17/07/2007

Profanation de Herrlisheim: trois renvois, un non-lieu

Trois hommes, aux sympathies néo-nazies, ont été renvoyés devant le tribunal correctionnel de Colmar pour répondre de la profanation du cimetière juif de Herrlisheim-près-Colmar, dans le Haut-Rhin. Un militant du Front National, Lionel Lezeau, qui avait été d'abord mis en examen dans cette affaire, sur la seule foi d'expertises graphologiques, a bénéficié d'un non-lieu.

Les ordonnances du juge d'instruction Christelle Roulin sont conformes aux réquisitions du parquet, a précisé le procureur adjoint de Colmar, Claude Palpacuer. Les trois prévenus, Emmanuel Rist, un agent de sécurité de 37 ans, Laurent Boulanger, 26 ans, et Laurent Peterschmitt, 28 ans, devront répondre de "profanation de stèles funéraires, provocation à la haine raciale et dégradation de biens d'utilité publique". Ils reconnaissent les faits.

Identifiés en raison de leurs antécédents
Emmanuel Rist et Laurent Boulanger avaient par ailleurs déjà été mis en examen en janvier 2006 pour tentative de meurtre et destruction de bien par explosif avec circonstance aggravante lié au caractère raciste de l'acte. Ils sont accusés d'avoir blessé un ouvrier marocain en déposant une bombe artisanale dans son cabanon de jardin, en septembre 2005 à Rouffach. Ce geste, qui devrait leur valoir les assises, avait mis les enquêteurs sur leur piste pour l'affaire de Herrlisheim-près-Colmar.

Des croix gammées et des slogans antisémites avaient été inscrits à la peinture sur 127 tombes, dans la nuit du 29 au 30 avril 2004. La profanation, qui s'était déroulée à la date-anniversaire de la mort d'Adolf Hitler, avait suscité une vive émotion. Le ministre de l'Education de l'époque, François Fillon, et de hauts représentants des cultes juif, chrétien et musulman s'étaient déplacés dans le cimetière pour une cérémonie oecuménique.

15/04/2007

Un site internet pour les Malgré-nous

Avec plus de 5 000 connexions, le site vise les « Malgré-nous » et leurs descendants, familiers de l'informatique, ainsi que les étudiants et scolaires. Docteur en histoire, Nicolas Mengus ne s'est longtemps intéressé qu'au Moyen Age. Sa thèse de doctorat, il l'a d'ailleurs consacrée à la famille noble des Andlau et il vient de cosigner une BD sur le château du Haut-Koenigsbourg. Mais cet historien de 38 ans employé à « L'Ami-Hebdo / Ami du Peuple » a fini par être rattrapé par cette réalité encore largement méconnue qu'est l'incorporation de force de 130 000 Alsaciens-Mosellans dans les armées du IIIe Reich. Le site internet, relooké par Matthieu Hilbert, veut autant réunir des données que promouvoir la connaissance historique.

Un outil pour le recensement

 Le Mémorial de l'Alsace-Moselle à Schirmeck veut recenser les incorporés de force (DNA du 31/03/07), une opération également lancée en Moselle. Parallèlement aux recherches menées dans les archives, le site propose un formulaire à renseigner par les Malgré-nous ou leurs proches : « Notre avantage à nous, c'est qu'on touche les particuliers. Avec ces fiches que nous transmettrons à l'équipe du recensement, nous rédigeons de courts portraits pour L'Ami-Hebdo et le site », explique Nicolas Mengus pour qui le support écrit et le site internet sont complémentaires.
 Facilement accessible, la liste des rubriques du site va de l'actualité aux témoignages en passant par les documents. Comme cette « Postausweiskarte » avec timbre de Hitler d'un Alsacien devant recevoir du courrier de la France occupée. Les portraits d'Alsaciens et de Mosellans incorporés de force sont de plus en plus nombreux. A la longue bibliographie, de la Libération à aujourd'hui, viennent de se rajouter des « avis de recherche ». Un petit-fils voudrait en savoir plus sur son grand-père disparu en janvier 1945, un historien voudrait contacter les survivants d'une embuscade tendue à la Wehrmacht en août 1944 en Haute-Saône, un autre s'intéresse au sort d'une Malgré-elle... mais « la plupart des questions concernent des informations sur des hommes tués sur le front russe. »
 Peut-il y avoir un écho, vu le fossé générationnel, les décès et la difficulté à évoquer des souvenirs douloureux ? « Moins il y a d'incorporés de force, plus ceux qui restent veulent parler. Ils n'ont pas peur et n'ont plus honte de ce qu'ils ont vécu.» Les recherches sont toujours ouvertes dans ce domaine et Nicolas Mengus en est conscient. Avec André Hugel, président de la société d'histoire et d'archéologie de Riquewihr, il recueille les récits d'incorporés de force dans les Waffen SS et la classe 26 « sans jugement, commentaire ou censure ». Pour ce livre, « la majorité de ces hommes acceptent de témoigner sans anonymat, n'ayant rien à cacher. » Une façon de contribuer à la rédaction de l'histoire
contemporaine.

 

M. B-G (DNA)

http://www.blogspirit.com/admin/blog/www.malgre-nous.eu

12/03/2007

STRASBOURG: Manifestation mardi 13 mars à partir de 12 h 00 contre la venue du député européen Maciej Giertych

 

 DpJ s'associe à cette manifestation contre le racisme et l'antisémitisme

Condamnant fermement l’ouvrage raciste et antisémite « Civilisations at war in Europe » publié par le député européen Maciej Giertych (Pologne) et jugé particulièrement intolérable, le Comité de vigilance et d’action contre le racisme et l’antisémitisme appelle à une grande manifestation mardi 13 mars à partir de 12h devant l’entrée principale du Parlement européen (Allée du printemps – Côté Wacken).

Le Comité de vigilance et d’action contre le racisme et l’antisémitisme, qui regroupe dans le Bas-Rhin de nombreuses associations, ainsi que des personnes physiques de tous horizons, de toutes confessions et opinions politiques, entend faire savoir au député européen Macief Giertych que ses idées et ses propos ne sont pas bienvenus à Strasbourg.

Le Comité de vigilance et d’action contre le racisme et l’antisémitisme appelle solennellement les autorités françaises, belges et polonaises à engager des poursuites judiciaires contre les propos écrits et soutenus par Maciej Giertych. Il demande aux députés européens de lever son immunité parlementaire.

Face à la montée de l’extrémisme en France et en Europe, le Comité de vigilance et d’action contre le racisme et l’antisémitisme souhaite par ailleurs interpeller les Etats membres et les députés européens qui se doivent de mettre en œuvre les principes issus de l’article 6 du traité de l’Union européenne, pour lutter contre toutes dérives racistes et antisémites.

Le Comité de vigilance et d’action contre le racisme et l’antisémitisme appelle les citoyens bulgares et roumains à se mobiliser contre l’extrême droite à l’occasion des élections du mois de juin prochain, lors desquelles ils auront à élire leurs députés européens.

Maciej Giertych

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Maciej Giertych
Maciej Giertych

Maciej Giertych (24 mars 1936 à Varsovie) est un homme politique polonais.

C'est un homme politique polonais de droite nationaliste avec des positions conservatrices sur la société et en faveur de l'intervention de l'État dans l'économie. Membre du Sejm (entre 2001 et 2004) et membre du Parlement européen (depuis 2004). Il est également le candidat du Liga Polskich Rodzin aux élections présidentielles de 2005 en Pologne.

Biographie [modifier]

Il est le fils de Jedrzej Giertych, un des idéologues de l'extrême-droite polonaise des années 30. En 1945, sa famille quitte la Pologne pour l' Allemagne et finalement se rend au Royaume-Uni. En 1954 Giertych a passé ses examens finaux d'école et a été accepté à l'université d'Oxford. Il a reçu une licence en arts et un master en arts. Entre 1958 et 1962 il a effectué des études universitaires supérieures à l'université de Toronto, où il a reçu une thèse pour des études sur la physiologie de l'arbre. En 1962 Giertych est revenu en Pologne, où il a accompli ses qualifications pour être professeur auxiliaire à l'institut de Dendrologie de l'Académie polonaise des sciences à Kórnik près de Poznań. En 1964, il se marie avec Antonina née Janik. En 1970, il lui est attribué une habilitation pour ses études sur la génétique forestière à l'Université agricole de Poznań. En 1976, il donne des conférences à l'Université Nicolas Copernic de Toruń. Depuis lors il a également édité plus de 200 travaux et études, la plupart du temps sur divers sujets connexes à la forêt. La même année, il est également devenu un membre du Comité des sciences de la forêt. En 1981 on lui attribue le statut de professeur. En décembre 1981, il soutient la décision de l'imposition sur la Pologne de la loi martiale par le général Jaruzelski. En 1986, il rejoint le comité consultatif (Rada Konsultacyjna) constitué par le chef des autorités communistes, Wojciech Jaruzelski. Ce conseil met en avant plusieurs Polonais comme Marek Kotanski, Krzystof Skubiszewski et Kazimierz Dejmek. En 1986, il est également devenu le représentant polonais à l'union internationale des organismes de recherches de la forêt. Il était défenseur de renforcer les liens avec l'Union soviétique selon l'idéologie de Dmowski, tout en critiquant quelques dissidents qui travaillant avec les politiciens occidentaux, compromettraient les frontières occidentales du pays. Après la chute du régime communiste en Pologne en 1990, il revient aux études scientifiques et entre en 1993 et 2000 comme un conseiller au Ministère de l'environnement. En 1990, il fait partie d'un parti politique nationaliste mineure, le Stronnictwo Narodowe (Parti National de la Pologne), qui deviendra par la suite la Ligue des familles polonaises. Le 23 septembre 2001, Giertych a été élu au Sejm pour le collège électoral de Poznań. Le 16 juin 2004, il devient membre du Parlement européen pour la législature 2004-2009 en tant que représentant de la Ligue des familles polonaises (LPR). Il y fait parti des non-inscrits . Giertych vient d'une famille politique polonaise connue liée à Narodowa Demokracja (Mouvement national pour la démocratie): il est le petit-fils de Franciszek Giertych et le fils de Jedrzej Giertych, et le père de Roman Giertych, actuellement président de la Ligue des familles polonaises et ministre de l'éducation au gouvernement conservateur de Jarowsław Kaczyński. Maciej Giertych fut candidat aux élections présidentielles en Pologne de 2005.

Point de vue de Maciej Giertych [modifier]

Il veut imposer l'interdiction de l'achat de terre en Pologne par des étrangers (ce qu'il explique par la crainte de la réapparition du colonialisme allemand). Il veut défendre l'industrie polonaise notamment en s'opposant aux investissments des compagnies occidentales qu'il accuse des pratiques injustes. Il était opposé à l'entrée de la Pologne dans l'union européenne, se prononce en revanche pour des liens plus étroits avec la Russie et les pays de l'Europe de l'Est. Il est également contre la constitution européenne.

Le 15 novembre 2005, il a organisé au Parlement européen à Strasbourg une exposition de photographies hostile à l’IVG. L’une des affiches représentait des enfants derrière des barbelés à Auschwitz. Les panneaux ont été retirés par les services du Parlement en raison du scandale provoqué par la comparaison de l’avortement à la Shoah.

Maciej Giertych prône les idées créationnistes. En octobre 2006, il a remis en cause publiquement, lors d'une conférence de presse, le darwinisme.

Le 14 février 2007, il publie ce que la presse et de nombreux hommes politique en Europe ont qualifié de pamphlet antisémite : (par exemple : Le Monde du 16 février 2007, « Un pamphlet antisémite publié par l'eurodéputé polonais Maciej Giertych »). Il y affirme que "les juifs, volontairement, préfèrent vivre une vie séparée de celle des communautés environnantes […]. Les juifs ne représentent pas une race spécifique […] mais le fait qu'ils aient leur propre civilisation, qu'ils vivent séparément, a eu pour résultat qu'ils ont développé des différences biologiques". Selon le Congrès juif européen, qui dénonce cette publication dans un communiqué, M. Giertych utilise un langage rappelant "les théories raciales qui ont mené à l'Holocauste". Cet opuscule, Civilisations en guerre en Europe est estampillé du logo du Parlement européen mais l'auteur lui-même précise "que ses vues ne représentent pas la position officielle du Parlement européen". Les services du Parlement européen ont publiquement démenti que l'institution ait financé cette brochure.Mais le Parlement ne peut nier que Maciej Giertych a bel et bien utilisé ses infrastructures pour sa conférence de presse de présentation et pour distribuer son livre (Libération du 17 février)

SUR LE BLOG DE JEAN QUATREMER

L'antisémitisme de Giertych embarrasse la Pologne

Maciej_giertych Israël a fermement condamné, tout à l'heure, la brochure antisémite publiée par Maciej Giertych (photo) sous le logo du Parlement européen. "Cette publication contient des stéréotypes antisémites que toute civilisation doit rejeter clairement et fermement", affirme le ministère des affaires étrangères israélien dans un communiqué dont rend compte l'AFP. L'ambassadeur israélien en Pologne a rencontré mercredi le vice-ministre des affaires étrangères "qui a exprimé le rejet par le gouvernement et le peuple polonais de ce publication", ajoute ce communiqué qui note que le Président Lech Kaczynski a aussi condamné ce livre. Israël "attend du gouvernement polonais qu'il exprime officiellement cette condamnation". On attend toujours une réaction du Parlement européen et surtout de son Président qui, pour l'instant, joue profil bas. Pourquoi ne pas porter plainte au pénal contre Giertych, en France, où a été commis le délit? Un peu de courage, M. Pöttering! Ce qui vient de se passer engage la responsabilité du Parlement européen dans son ensemble.

(photo: PAP)

 

Le Président polonais condamne Maciej Giertych

La condamnation est chrétienne et nationaliste, mais sans appel: "publiée par les soins de l'auteur, laKaczynski_1 brochure de Maciej Giertych "la guerre des civilisations en Europe" m'a sérieusement inquiété", affirme  dans une déclaration écrite Lech Kaczynski, le Président polonais. "C'est avec stupéfaction que j'ai lu ses conclusions selon lesquelles la civilisation juive née de la Torah ne peut coexister avec la civilisation chrétienne en Europe. La thèse de l'eurodéputé est contraire à l'enseignement du grand Polonais Jean-Paul II". Le père du vice-premier ministre polonais et ministre de l'éducation, Roman, tous deux membres fondateurs de la Ligue des familles polonaises (LPR), doit commencer à se sentir bien seul. Manifestement, il a franchi une ligne rouge en essayant de faire endosser par le Parlement européen les thèses antisémites de son parti. Le tollé international causé par cette affaire -révélée ici-même- aura eu un effet positif en obligeant Kaczynski à prendre ses distances avec son encombrant partenaire d'extrême droite.

(photo AP)

02/02/2007

A nos lecteurs: Merci! 6000 visiteurs en janvier 2007

DpJ est une association et ce blog n'est qu'associatif... En Janvier 2005, date de son lancement, ce blog n'avait eu que ...50 visiteurs. EN janvier 2007, vous avez été quelque 6000 à visiter ce site . Et à vous y attarder ((près de 22 000 pges lues). Merci à vous. merci , aussi, à Blogspirit, sans lequel ce blog n'aurait pas vu le jour. Nous ferons en sorte de mériter votre confiance en étant plus que jamais le journal de l'actualité du droit,de la justice, des actions contre les discriminations  en tous genres, de l'Europe de la Justice et de la lutte contre "l'argents sale". De l 'Europe de la Mémoire" aussi, celle qui nous fait combattre tous les totalitarismes. Et nous fait militer  pour un approfondissement de la démocratie, au-delà des clivages politiques. DpJ, une Association transpolitique, interdisciplinaire et trasngénérationnelle.Merci de votre fidélité. Et merci de faire mieux connaître le Droit pour la Justice.

01/02/2007

Contre les discriminations:la force des lois et les vertus du RESPECT

 

 

Droit au

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Une grande opération de DpJ, le Droit pour la Justice, dans les bars, les boîtes et les établissements strasbourgeois qui s’engagent à respecter les lois contre les discriminations et les Droits de l’homme et à prôner le RESPECT de soi, des autres et des lois

PREMIERE: LE 15 FEVRIER AU GOLDEN BAR, A STRABOURG

 

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Liberté                        

Diversité 

Egalité

Justice

Fraternité

 

 

Combattre la discrimination « ordinaire », « au quotidien ». DpJ lance une grande opération « DROIT AU CŒUR ». Pour que le « Vivre ENSEMBLE » repose sur le RESPECT, de soi, des autres et des règles de droit. Les racismes, la xénophobie, l’antisémitisme, les discriminations en tous genres (sexes, couleurs de la peau, sexualité, mœurs, religions, nationalités, âges, langues, conditions sociales, positions sociétales…) ne constituent  pas que des fautes morales : ils et elles  sont des délits.

medium_discrimination_1.jpgDes actions de sensibilisation se dérouleront dans des bars, des boites de nuits, des restaurants, des établissements strasbourgeois fréquentés par des jeunes et des moins jeunes.

Les recettes d’une ou de plusieurs soirées seront affectées à l’association qui a vocation à mener à la fois des actions de terrain et des réflexions de fond.

Le Droit pour la Justice décernera aux établissements qui s’engageront  à appliquer les lois contre les discriminations dans leur lettre et leur esprit le label « RESPECT » de DpJ. Oui aux tenues et aux conduites « correctes », NON aux discriminations ! Cette opération s'inscrit évidemment dans le droit fil des campagnes menées par le Conseil de l'Europe et l'Union européenne.

La première soirée « DROIT AU CŒUR » se déroulera le 15 février à partir de 22 Heures au GOLDEN BAR, 63 Rue  du Fossé des Tanneurs 67000 Strasbourg. (entrée 3€. Tenue correcte exigée, bien sûr. Pas de vestiaire.)

medium_discrimination_3.jpgLe conseil d’administration de DpJ remercie celles et ceux qui ont préparé et animent cette opération « DROIT AU CŒUR », en particulier KAREN

Pour tout renseignement complémentaire, n’hésitez pas à nous contacter:

mailto:ledroitpourlajustice@danielriot.com