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31/08/2007
Union européenne: Preserver l'unité de l'Espace de Liberté, de Justice, de Sécurité
Deux chercheurs du think tank bruxellois CEPS analysent les évolutions que devrait
connaître l'Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice. Selon eux, ce secteur est l'un de ceux où les réformes sont les plus urgentes. Or, le mandat confié à la Conférence intergouvernementale après le Conseil européen de juin apporte de nombreuses modifications à cette compétence de l'Union.
Sergio Carrera et Florien Geyer jugent que la fin du système des trois piliers est une innovation très positive qui permettra d'améliorer la sécurité juridique, d'uniformiser les actes, de mieux engager le Parlement européen dans la prise de décision et d'élargir les compétences de la Cour européenne de justice.
Ils notent également qu'il existe de nombreuses clauses d'opt-out qui permettraient à certains Etats de continuer à avancer dans la constitution de l'Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice, alors que d'autres en resteraient au stade précédent. Ils jugent qu'un tel fonctionnement pourrait entraîner une fragmentation de cette aire en plusieurs espaces qui n'avanceraient pas à la même vitesse. Pour eux, cette "différenciation" porte de nombreux inconvénients, dont une possible atteinte aux droits et sécurités légales des citoyens européens.
Ainsi, ils adressent quatre conseils aux dirigeants européens. Selon eux, les Etats membres doivent le plus possible essayer de trouver un consensus. Ils ne doivent en aucun cas abuser du "frein d'urgence". La Commission, le Parlement et la Cour de Justice devront veiller à ce que l'intérêt commun soit préservé et que l'unicité de l'Espace de Liberté, de Sécurité et de Justice soit préservée. Enfin, la Charte européenne des droits de l'Homme, ainsi que la Convention européenne des droits de l'Homme (une fois que l'Union aura adhéré au Conseil de l'Europe), devront constituer le socle commun d'éventuelles différenciations.
Lire l'analyse (pdf)
23:31 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, europe, politique
MIEUX LUTER CONTRE LA CRIMINALITE ORGANISEE DANS SA DIMENSION ECONOMIQUE ET FINANCIERE, par Chantal CUTAJAR
La criminalité économique et financière permet aux organisations criminelles de prospérer. Malgré le développement d’arsenaux juridiques de plus en plus sophistiqués élaborés tant à l’échelle interne des États, qu’à celle internationale, force est de constater qu’elle ne cesse de prospérer. Pour la contrer il faut de la volonté politique pour mettre en place une véritable politique de lutte efficace. Celle-ci repose sur trois axes : mieux appréhender le phénomène (I), améliorer la prévention (II) et adapter la répression (III).LIRE: CC article aout 07.doc
02:53 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, économie criminelle, société, argent sale
France: l'indépendance de la justice menacée?

La ministre de la Justice, Rachida Dati (Reuters)
La Garde des Sceaux doit visiter ce vendredi un centre pour criminels dangereux à Rotterdam-Keijvelanden, en vue de créer en France des hôpitaux fermés pour criminels sexuels, décision prise le 20 août par le président Nicolas Sarkozy à la suite de l'enlèvement et du viol d'un petit garçon à Roubaix (Nord).
"Une opération médiatique"
Trois organisations syndicales, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire), le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) et FO-magistrats ont été invités à participer à ce voyage mais l'USM et le SM ont décliné l'invitation.
Dans un communiqué, le SM "refuse de s'associer à un voyage d'étude qui s'apparente avant tout à une opération médiatique".
Il semble que c’est à la suite de l’émoi d’une député UMP de Nancy que la décision de convoquer M. Nativel a été prise.
Cette convocation qui s’effectue en dehors de tout cadre procédural précis constitue une atteinte inacceptable au principe de la liberté de parole à l’audience du ministère public consacré par l’article 33 du Code de procédure pénale.
Elle marque une volonté de soumettre les magistrats à une pression hiérarchique incompatible avec leur mission constitutionnelle de gardien des ibertés individuelles qui suppose justement d’appliquer la loi avec discernement.

Depuis quelques années, les tentatives de pression sur les magistrats se multiplient. Déjà, votre prédécesseur, Pascal Clément avait ordonné la convocation d’une magistrate de la Cour d’Appel de Colmar, Josiane Bigot, lui reprochant des prises de position dans le cadre de sa vie privée. Nous ne pouvons tolérer de telles atteintes au statut de la magistrature. Les magistrats du parquet sont certes soumis au principe hiérarchique, mais ils doivent pouvoir exercer leur mission constitutionnelle dans la sérénité. Leur fragilisation renforcée sans cesse par la pratique du passer-outre des avis négatifs du Conseil supérieur de la magistrature, devenue systématique, illustre la dépendance de la magistrature vis-à-vis du pouvoir politique en terme de carrière."
"La mise en cause de notre collègue par la Chancellerie (...) limiterait radicalement le principe de notre liberté de parole à l'audience qui a été respectée jusqu'à ce jour et confirmée par la jurisprudence constante du Conseil supérieur de la magistrature", a conclu le président de la conférence
- Qu'est-ce qu'un procureur?
- Le tribunal correctionnel sur le site du TGI de Nancy
- Le parquet en droit français, sur Wikipédia
- La loi sur la récidive adoptée et le dossier de Legifrance
- Communiqué du ministère de la Justice du 27 juin sur le projet de loi
- Chronologie relative aux peines et aux prisons en France
- Des alternatives à la prison sur le site de la Ligue des droits de l'homme de Toulon
- Les cahiers de doléances des états généraux de la condition pénitentiaire
02:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, justice, magistats, sarkozy, politique
La France et l’Europe doivent se donner les moyens de combattre la délinquance en cols blancs
Commentaire RELATIO par Daniel RIOT : Décidément, Sarkozy éprouve des difficultés avec les magistrats. Il est vrai que sa conception de la réforme de la Justice ne répond ni aux exigences républicaines ni aux impératifs qui devraient être prioritaires.
Sur les affaires, deux infos et deux dossiers pour Rachida Dati, la ministre la plus sollicitée par Sarkozy…
>>>L’une est plutôt rassurante : la fin de la prise en compte (par le fisc, notamment) des dénonciations anonymes. Cette pratique, qui a fait tant de ravages sous l’Occupation, c'est-à-dire au temps de la Collaboration, reste ancrée dans les mœurs française d’une façon détestable, même si elle peut jouer un rôle positif dans des affaires mafieuses ou dans la lutte contre la criminalité économique, un secteur où Sarkozy a fait peur de promesses, en dépit de l’ampleur du fléau…
>>> L’autre inquiète légitimement les magistrats. Redonner «le goût du risque» ou protéger les malversations? Là est la question…. Nicolas Sarkozy a affirmé devant le Medef vouloir «mettre un terme» à la pénalisation du droit des affaires. Qu’est-ce à dire ?
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur», a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines). Comment «rendre aux Français le goût d'entreprendre» si «au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?», s'est demandé le chef de l'Etat.
Déplorant que «tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal», le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait «très rapidement des propositions».
Les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude. Le Syndicat de la magistrature (gauche) a estimé que le président avait «choisi le camp des patrons indélicats». La pénalisation du droit des affaires ne vise «rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société», a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, «atterrée» par les propos présidentiels.
Selon elle, le chef de l'Etat «durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel».
Moins sévère, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une «régulation pénale» du monde des affaires «afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés». Son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas «que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises».
Un constat : si bien des abus de procédures peuvent entraîner bien des injustices et freiner bien des élans « créateurs », bien des « fraudeurs » prospèrent en raison de la faiblesse des moyens d’investigation des juges (rares) spécialisés dans les affaires financières. Or, la délinquance économique coûte plus cher à la collectivité que toutes les autres délinquances (si dénoncées) et la lutte contre l’économie criminelle devrait constituer une priorité nationale et européenne. Ce n’est pas seulement affaire de morale, mais d’efficacité économique et de justice sociale… La première victime des fraudeurs, c’est le consommateur-citoyen.
DR
02:50 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, droit, économie, affaires, sarkozy
La France et l’Europe doivent se donner les moyens de combattre la délinquance en cols blancs
Commentaire RELATIO par Daniel RIOT : Décidément, Sarkozy éprouve des difficultés avec les magistrats. Il est vrai que sa conception de la réforme de la Justice ne répond ni aux exigences républicaines ni aux impératifs qui devraient être prioritaires.
Sur les affaires, deux infos et deux dossiers pour Rachida Dati, la ministre la plus sollicitée par Sarkozy…
>>>L’une est plutôt rassurante : la fin de la prise en compte (par le fisc, notamment) des dénonciations anonymes. Cette pratique, qui a fait tant de ravages sous l’Occupation, c'est-à-dire au temps de la Collaboration, reste ancrée dans les mœurs française d’une façon détestable, même si elle peut jouer un rôle positif dans des affaires mafieuses ou dans la lutte contre la criminalité économique, un secteur où Sarkozy a fait peur de promesses, en dépit de l’ampleur du fléau…
>>> L’autre inquiète légitimement les magistrats. Redonner «le goût du risque» ou protéger les malversations? Là est la question…. Nicolas Sarkozy a affirmé devant le Medef vouloir «mettre un terme» à la pénalisation du droit des affaires. Qu’est-ce à dire ?
«La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur», a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'université d'été du mouvement patronal à Jouy-en-Josas (Yvelines). Comment «rendre aux Français le goût d'entreprendre» si «au risque financier s'ajoute systématiquement le risque pénal? Si la moindre erreur de gestion peut vous conduire en prison?», s'est demandé le chef de l'Etat.
Déplorant que «tant et tant de contentieux qui pourraient être réglés au civil viennent embarrasser nos juridictions correctionnelles et notre droit pénal», le président a annoncé que la ministre de la Justice Rachida Dati ferait «très rapidement des propositions».
Les principaux syndicats de magistrats n'ont pas caché leur inquiétude. Le Syndicat de la magistrature (gauche) a estimé que le président avait «choisi le camp des patrons indélicats». La pénalisation du droit des affaires ne vise «rien d'autre que des fraudes à la loi, lorsqu'un chef d'entreprise agit contre les intérêts de sa société», a insisté la présidente du syndicat, Emmanuelle Perreux, «atterrée» par les propos présidentiels.
Selon elle, le chef de l'Etat «durcit sans cesse son propos et la législation contre les plus faibles, mais a la plus grande mansuétude envers les patrons qui auraient détourné l'intérêt social de leur entreprise au profit de leur intérêt personnel».
Moins sévère, l'Union syndicale des magistrats (USM, majoritaire) a plaidé pour le maintien d'une «régulation pénale» du monde des affaires «afin que ceux qui franchissent la ligne rouge soient sanctionnés». Son président, Bruno Thouzellier, a espéré que cela ne signifie pas «que la justice n'a plus à se mêler du monde des entreprises».
Un constat : si bien des abus de procédures peuvent entraîner bien des injustices et freiner bien des élans « créateurs », bien des « fraudeurs » prospèrent en raison de la faiblesse des moyens d’investigation des juges (rares) spécialisés dans les affaires financières. Or, la délinquance économique coûte plus cher à la collectivité que toutes les autres délinquances (si dénoncées) et la lutte contre l’économie criminelle devrait constituer une priorité nationale et européenne. Ce n’est pas seulement affaire de morale, mais d’efficacité économique et de justice sociale… La première victime des fraudeurs, c’est le consommateur-citoyen.
DR
02:49 Publié dans Réflexions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, droit, économie, affaires, sarkozy
30/08/2007
Un des profanateurs du cimetière juif d'Herrlisheim avoue un meurtre
Emmanuel Rist, un agent de sécurité de 38 ans qui sera jugé le mois prochain pour la profanation du cimetière d'Herrlisheim (Haut-Rhin) en 2004, a avoué aux gendarmes de la section de recherches de Strasbourg, mercredi, avoir commis un meurtre resté jusqu'alors inexpliqué, a-t-on appris de source judiciaire.
Le meurtre de Mohamed Madsini, un marchand de tapis de 47 ans habitant Nanterre (Hauts-de-Seine), s'était déroulé à Gundolsheim (Haut-Rhin) le 22 mai 2001. La victime, sans histoire, avait été mortellement atteinte par une balle dans la tête dans le centre de la commune.
Les enquêteurs ont fait un rapprochement avec la destruction par explosif d'une cabane de jardin à Rouffach, tout prêt de là, qui était déjà reprochée à Emmanuel Rist, soupçonné de tentative de meurtre sur le propriétaire de cette cabane, un retraité marocain.
Considéré comme un "idéologue" néo-nazi par les enquêteurs, arrêté en janvier 2006, il a reconnu la profanation du cimetière d'Herrlisheim (Haut-Rhin) pour laquelle il doit être jugé le 10 septembre avec deux autres acolytes, Laurent Boulanger et Laurent Peterschmitt. Lionel Lezeau, présenté d'abord comme l'un des profanateurs, a bénéficié d'un non-lieu au mois de juin. Il est totalement étranger à cette affaire.
Emmanuel Rist a été condamné en octobre dernier à 700 euros d'amende par le tribunal d'instance de Colmar pour avoir écrit au consistoire israélite du Haut-Rhin: "Juif égale Ziklon B".
02:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, fait divers, justice
"Made in China": un label de dangers? "206 problèmes" recensés en six mois par l'Expansion
Sont particulièrement incriminés des colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, des moisissures cancérigènes sur des fruits secs, des résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, des traces de mercure sur des anguilles ou encore des stocks de nouilles incluant des composants génétiquement modifiés... Une trop longue liste des ingrédients impropres à la consommation relevée par le magazine. Ainsi, pour les aliments, 263 notifications pour produits dangereux ont été relevées en 2006, selon le réseau d'alerte rapide de la Commission européenne. Et, au cours des sept premiers mois de l'année 2007, L'Expansion fait état de "209 problèmes". C'est beaucoup, beaucoup trop. Inadmissible, sandaleux et ,parfois, criminel.
"MANQUE INCROYABLE DE FORMATION ET D'ÉDUCATION"
Et ce n'est pas tout. Dans le panier des enquêteurs, les ustensiles de cuisine en provenance de Chine détiennent eux aussi leurs lots de produits insalubres. On y trouve sur divers articles des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments.
Deux facteurs principaux expliquent ces problèmes de qualité :
>>>d'une part, la Chine, devenue au fil des années le "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par tous les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas.
>>>d'autre part, on relève en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente dans l'étude Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.
CRIME ORGANISÉ ET BLANCHIMENT
Face à la psychose qui s'installe vis-à-vis des produits chinois, le gouvernement de la Chine populaire a décidé de prendre le taureau par les cornes en collaborant notamment avec les Américains pour "améliorer la sécurité de ses aliments", affirme le magazine. Il dénonce égalment des campagnes de dénigrement "non justifiées"... Seriosn-nous victime de l'intox de fausses infos plus que de l'intoxication possible des produits. Des experts au-dessus de tout soupçons sont formels, et leurs études sucitent de légitimes inquiétudes.
"Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20 % venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman de l'Organisation mondiale des douanes, cité dans l'étude de l'Expansion. Un fléau particulièrement préoccupant qui, selon L'Expansion, sert de plus en plus à financer les réseaux du crime organisé. Ces derniers considèrent ce moyen de blanchiment de l'argent sale comme "moins risqué que les filières bancaires ou immobilières". Ils ne semblent ps être les seuls, d'ailleurs... L'alimentation est une arme, ce n'est pas nouveau. Elle est aussi une arme de l'économie souterraine, cela se développe.
02:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Rachida Dati: La valse des collaborateurs continue...Et de cinq!
Michel Marquer, chef de cabinet de la ministre de la Justice, a quitté ses fonctions la semaine dernière, ce qui porte à cinq en deux mois les départs au sein du cabinet de Rachida Dati.
"Ca s'inscrit dans le cadre de la réorganisation générale du cabinet. Il n'est pas parti sur un désaccord mais parce qu'il souhaitait rejoindre un poste au ministère de l'Intérieur", a déclaré mercredi le porte-parole du ministère, Guillaume Didier.
Michel Marquer, administrateur civil, a été remplacé par Yannick Imbert, qui a pris ses fonctions la semaine dernière.
En juillet, le précédent directeur de cabinet de Rachida Dati Michel Dobkine avait quitté ses fonctions, suivi quelques jours plus tard par trois magistrats recrutés comme conseillers, Philippe Lagauche, conseiller pour les questions pénales, Xavier Samuel, conseiller pour les libertés publiques et Françoise Andreo-Cohen, chargée du droit des mineurs.
La place Vendôme a démenti l'existence de conflits ou de divergences au sein de l'équipe de la ministre, parlant de "raisons personnelles" pour Michel Dobkine. Des sources dans la magistrature font état de vives tensions au sein du cabinet de Rachida Dati, qui est taxée d'autoritarisme.
La loi instaurant des peines minimales pour les récidivistes a été très critiquée dans la magistrature, de même que les projets lancés la semaine dernière, à la demande de l'Elysée, concernant les procès pour les criminels déclarés irresponsables et l'hospitalisation obligatoire des délinquants sexuels à leur sortie de prison
01:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, rachida dati, sarkozy, gouvernement
Procureur convoqué au ministère :les magistrats de Nancy indignés

(Reuters)
Les magistrats de Nancy, réunis en intersyndicale (USM-SM), se sont indignés mercredi 29 août de la convocation à la chancellerie du vice-procureur de Nancy Philippe Nativel, qui avait requis lundi une peine sous plancher à l'égard d'un dealer récidiviste.
La convocation de Philippe Nativel auprès du Directeur des services judiciaires, qui intervient dans le cadre d'une "succession récente de mise en cause de magistrats", relève d'"un processus d'intimidation inacceptable" portant "gravement atteinte à l'indépendance de la justice", ont dénoncé les magistrats du TGI de Nancy et du ressort de la Cour d'appel de Nancy dans un communiqué.
Philippe Nativel avait requis lundi un an de prison - contre quatre prévus par la loi du 10 août 2007 instaurant des peines planchers pour les récidivistes - à l'égard d'un homme pris en flagrant délit de trafic de stupéfiants dans un centre commercial alors qu'il avait été condamné à deux ans de prison, dont un ferme, l'an dernier pour des faits de même nature.
Le prévenu, un commercial de 27 ans, avait expliqué qu'il avait recommencé à dealer sans prendre de commission pour rembourser son ancien fournisseur qui menaçait sa famille.
"Je ne requerrais pas cette peine plancher de quatre ans car les magistrats ne sont pas les instruments du pouvoir. Ce n'est pas parce qu'un texte sort qu'il doit être appliqué sans discernement", avait souligné le vice-procureur de Nancy lors de ses réquisitions.
Le tribunal, tenant compte de la "personnalité du prévenu, de sa volonté d'insertion et des circonstances de l'infraction", l'avait finalement condamné à huit mois de prison ferme.
"Ce magistrat n'a fait qu'user du pouvoir conféré par la loi du 10 août 2007 permettant de déroger à l'application des peines planchers, seule condition à la constitutionnalité de ladite loi", ont commenté les magistrats nancéiens.
Le vice-procureur bénéficie en outre du "principe fondamental de la liberté de parole à l'audience des magistrats du parquet", ont-ils rappelé.
01:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : justicen maigistrats, recidive
29/08/2007
Les incidents racistes sont en augmentation dans l'Union européenne

Un rapport relate une augmentation des crimes et des violences racistes dans huit pays de l'UE (Reuters)
Davantage de progrès sont également nécessaires pour combattre la discrimination raciale en matière d'emploi, de logement et d'éducation, estime également l'organisation. Il s'agit de son premier Rapport sur le racisme et la xénophobie dans les États membres de l'UE depuis sa création en mars 2007.
FRA signale une hausse des crimes et violences racistes en 2005 et 2006 dans huit des onze pays ayant fourni des données judiciaires en la matière: Allemagne, Danemark, Finlande, France, Grande-Bretagne, Irlande, Slovaquie et Pologne.
Les règles communautaires sur l'égalité raciale non appliquées
Le rapport regrette en général un manque de statistiques pénales de la part des 27 Etats membres, inexistantes dans cinq d'entre eux.
Toutefois, dans un communiqué, "l'Agence constate que la législation communautaire sur l'égalité raciale se traduit progressivement par une évolution positive", "la classe politique, les médias et l'opinion publique étant mieux sensibilisés aux questions de discrimination".
Mais "fin 2006, un grand nombre de pays n'avaient toujours pas mis en oeuvre l'intégralité des règles communautaires en matière d'égalité raciale. De plus, les contrevenants échappaient à toute sanction dans environ la moitié des États membres".
Le rapport pointe une autre faiblesse. Selon un récent sondage Eurobaromètre, à peine 32 % des citoyens de l'UE affirment connaître leurs droits au cas où ils seraient victimes de discrimination ou de harcèlement.
00:42 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : racisme, xénophonie, violences raciales







