« Europétition d'URGENCE pour le DARFOUR | Page d'accueil | Commémoration de la fin de l'esclavage »
08/05/2007
Peines de prison ferme pour des manifestants aniti-Sarko
A Lyon, quatre personnes, "essentiellement des jeunes majeurs", ont été jugées, mardi, en comparution immédiate pour des violences sur policiers et des dégradations, selon le parquet de Lyon. Deux d'entre elles ont été condamnées à des peines de six mois et trois mois de prison ferme pour des violences commises lors de la manifestation de dimanche soir. Les deux autres ont été condamnés à 120 heures de travaux d'intérêt général. Une dizaine de jeunes, arrêtés dans le cadre de la manifestation de lundi soir, doivent à leur tour être jugés en comparution immédiate mardi, a-t-on indiqué de même source.A Bordeaux, dix-huit personnes, interpellées dans la nuit de dimanche à lundi, doivent également comparaître, mercredi, devant le tribunal correctionnel pour outrage et rébellion. La moitié d'entre elles comparaîtront libres et l'autre moitié sera présentée, mardi, devant le juge des libertés et de la détention, le parquet ayant requis qu'elles comparaissent détenues, a-t-on précisé de source judiciaire.
LES INSTANCES ÉTUDIANTES VIGILANTES
Alors que des manifestations plus ou moins improvisées et des incidents se sont de nouveau produits, lundi soir, dans plusieurs grandes villes de France, une mobilisation au niveau étudiant est en train de prendre forme, notamment à Paris, où des petites assemblées générales se sont tenues, mardi, dans les universités de la Sorbonne et de Tolbiac. La Fédération syndicale étudiante (FSE), à l'origine de ces rassemblements, parle de cinquante à trois cents participants à ces réunions.
Les principaux syndicats étudiants et lycéens, dont l'UNEF et l'Union nationale lycéenne (UNL) ont, pour leur part, très vite pris leur distance avec ces actions. "Il n'y a aucune raison de contester cette victoire ou d'appeler à des assemblées générales dans les universités ou des manifestations qui n'auraient que pour seul but de contester la victoire de Sarkozy", a ainsi déclaré le président de l'UNEF, Bruno Julliard, qualifiant ces mouvements de "contre productifs", et risquant de faire apparaître les jeunes comme antirépublicains. La présidente de l'UNL, Floréale Mangin, a pour sa part indiqué que l'"UNL n'appelle pas à ces mouvements" et qu'elle "attend de voir comment vont se passer les concertations" tout en rappelant qu'elle "reste très vigilante".
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
730 voitures incendiées dans la "nuit des élections"
De nouveaux incidents se sont produits, place de la Bastille à Paris, lundi 7 mai, au terme d'une manifestation de quelques centaines de personnes après l'élection de Nicolas Sarkozy. Il en a été de même à Nantes et à Lyon. Mardi matin, 8 mai, vingt personnes, soupçonnées d'avoir participé aux incidents parisiens, étaient toujours en garde à vue.
Dans la nuit de dimanche à lundi, 730 voitures avaient été incendiées et 592 interpellations avaient eu lieu, dont 79 dans la capitale. La géographie des incendies est différente de celle habituellement constatée lors de violences urbaines. Les quartiers les plus sensibles d'Ile-de-France ont connu un nombre d'incidents comparable aux nuits du 14-Juillet ou du Nouvel An. Dans le Bas-Rhin, la préfecture n'a recensé que 21 incendies de véhicules et 11 feux de poubelles. Dans l'Essonne, 66 véhicules ont été brûlés et trois tentatives d'incendies d'écoles constatées. "La plupart des feux de voitures étaient isolés et ont eu lieu en dehors d'un contexte d'affrontement avec les forces de l'ordre", explique la préfecture. A l'inverse, l'Isère a été plus touchée qu'à l'habitude : 91 véhicules incendiés et 14 personnes interpellées. "Il y a eu deux aspects différents dans la soirée : des violences urbaines dans les quartiers et des violences provoquées par les mouvements anarchistes", analyse la préfecture, qui évoque un "noyau dur très actif" de 150 individus.
22:05 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, violences, justice, sarkozy








Les commentaires sont fermés.