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08/05/2007

Europétition d'URGENCE pour le DARFOUR

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 En ce moment des millions de personnes sont en train de se faire torturer et massacrer au Darfour et personne n'agit!
Les autorités parlent même du plus grand génocide ayant jamais existé!
C'est pourquoi nous devons tous agir pour essayer de faire bouger les choses et le premier geste à faire est de signer l'Europétition d'Urgence pour le Darfour.
Cette pétition a été mise en place au niveau européen et "il suffit" seulement de récolter 1 million de signatures en France avant le 1er juin (idem pour les autres pays européens) pour que l'ONU soit obligée de se rendre sur place afin de faire cesser les hostilités et d'amener des vivres et des  médicaments aux quelques rescapés qui arrivent à échapper aux massacres.
Prenez donc 2 minutes de votre temps pour signer cette pétition qui n'engage absolument à rien (vous pouvez même la signer anonymement)! Vous sauverez ainsi des milliers de personnes.

Transmettez également cette pétition à toutes les personnes de votre entourage,c'est très important!
    
www.europetition-darfour.fr 
     
    Merci

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Amnesty International accuse Khartoum, Pékin et Moscou de violer l'embargo sur les armes

Dans un rapport rendu public mardi 8 mai, Amnesty International accuse le Soudan d'enfreindre l'embargo sur les armes imposé au Darfour par les Nations unies. L'ONG va même plus loin en affirmant que la Chine et la Russie continuent d'approvisionner le régime de Khartoum en armes, qui sont ensuite distribuées aux milices janjawids, alliées à Khartoum.
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"Des armes, des munitions et des équipements (...) sont toujours transférés au Darfour, dans l'ouest du Soudan, pour des opérations militaires", affirme l'ONG de défense des droits de l'homme qui, pour étayer ses propos, publie une série de photographies d'appareils de fabrication russe, prises selon elle entre janvier et mars 2007 sur des bases aériennes du Darfour, et que la BBC a reprises. On y voit notamment un hélicoptère d'attaque Mi-24 et un avion de transport Antonov-26 peint aux couleurs de l'Union africaine (UA).

"DEUX MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ" PERMETTENT DES FLUX D'ARMES

En accusant le Soudan de violer l'embargo sur la vente et la livraison d'armes décrété par l'ONU en 2005, Amnesty International souhaite montrer "comment le gouvernement du Soudan camoufle certaines de ses opérations logistiques au Darfour, et quelles armes fournies par la Chine et la Russie ont été utilisées". L'ONG se déclare "profondément consternée" que "deux membres permanents du Conseil de sécurité permettent des flux continus d'armes [...] qui sont détournés vers le conflit au Darfour et utilisés là et au-delà de la frontière du Tchad".

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Selon le rapport, le Soudan a importé de Chine, en 2005, pour 24 millions de dollars d'armes et munitions et près de 57 millions de dollars de pièces et équipements pour avion. A la même période, la Russie a exporté vers le Soudan pour 21 millions de dollars d'équipement aérien (avions et hélicoptères) "ajoutant à ses importantes livraisons d'armes au cours des années précédentes", ajoute Amnesty.
 
DÉMENTIS DE LA RUSSIE ET DE LA CHINE

Les pays mis en cause dans le rapport ont immédiatement démenti les conclusions de ce rapport, estimant, à l'image de la Chine, que ces accusations sont "sans fondement". "Le gouvernement chinois a eu une attitude stricte et responsable dans le domaine des exportations d'armes", a déclaré une porte-parole du ministère des affaires étrangères, ajoutant qu'il "ne vend des armes qu'aux pays souverains, pas à des entités non étatiques ou à des individus".

De son côté, la diplomatie russe a affirmé n'avoir"fourni aucune arme au Darfour". "Nous respectons les clauses de la résolution de l'ONU qui interdisent les ventes d'armes au Darfour", a-t-on ajouté de même source. L'ambassadeur soudanais à l'ONU a estimé, pour sa part, que les accusations de l'ONG "n'avaient aucune base solide".

En conclusion de son rapport, Amnesty International appelle la communauté internationale à "immédiatement faire en sorte de renforcer la mise en œuvre" de l'embargo et à "endiguer le flux d'armes vers le Darfour dans le cadre d'un paquet de mesures immédiates pour protéger les civils".(Actualité publiée sur le Monde)

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Sommet tripartite en Libye concernant le Darfour

Les présidents de l'Egypte et du Tchad, Hosni Moubarak et Idriss Déby, sont arrivés, mardi 8 mai à Tripoli, pour s'entretenir avec le dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, sur la crise au Darfour. Selon des responsables libyens, les discussions porteront essentiellement sur les moyens de mettre un terme aux affrontements et aux violences dans la province. Souleiman Aouad, porte-parole de M. Moubarak, a précisé que le sommet tripartite de Tripoli aborderait la question d'une réconciliation globale au Soudan, qui passe par un règlement de la crise darfourienne, mais évoquerait également les préparatifs pour un sommet de l'Union africaine, prévu au Ghana cet été. -

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MIEUX COMPRENDRE LA SITUATION AU DARFOUR >>>>>>>>>>>>>>>

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LA FRANCE ET LE DARFOUR >>>>>>>>>>>>>>>>>>>

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L’Union Européenne ne

 

 

 peut plus faire

 

l’impasse sur le Darfour

 

 

Pat Cox*

Tageblatt, 04 Mai 2007

La politique de l’Union européenne vis-à-vis du Darfour touche honteusement le fond, surtout lorsque les ministres de Affaires étrangères déclarent en substance, lors de leur dernière réunion, que le Darfour « n’est pas leur problème ».
Il est évident que l’Europe peut -et doit- mettre plus en œuvre pour aider à mettre fin à la terrible violence perpétrée par le gouvernement soudanais à l’égard de son propre peuple.

A l’occasion de leur rencontre du 23 avril dernier, les ministres des Affaires étrangères européens ont émis une nouvelle déclaration au sujet de la crise. La vingtième en trois ans. Ont-ils soutenu la proposition du premier ministre britannique Tony Blair concernant une zone de non-vol pour renforcer l’interdiction de 2005 par le Conseil de sécurité de l’ONU de tout survol militaire du Darfour ? Non. Ont-ils donné suite à la déclaration de la chancelière allemande Angela Merkel lors du sommet européen de mars 2007 et envisagé des sanctions strictes à l’égard de Khartoum ? Non. Ont-ils fait le moindre progrès par rapport aux dix-neuf déclarations précédentes qui se sont avérées inutiles ? Tristement, non.

Au contraire, ils passent la main, quittent le terrain et déclarent que “le Conseil [des ministres des Affaires étrangères] réitère son soutien en faveur d’une prise en considération urgente par le Conseil de sécurité [des Nations Unies] des mesures à prendre ultérieurement.» En d’autres mots : « laissons les Nations Unies s’en charger. »
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Bien sûr, des mesures efficaces prises au niveau international seraient idéales, mais tout progrès de ce côté s’est avéré terriblement lent. Il n’existe aucune raison pour laquelle l’Union européenne ne pourrait pas venir compléter les efforts des Nations Unies.

En août 2006, le Conseil de sécurité a appelé au déploiement d’une force onusienne de maintien de la paix forte de 20 300 hommes, mais cette résolution demandait le « consentement » préalable de Khartoum. Un accord qui n’est jamais parvenu. Les autorités soudanaises et les Nations Unies se sont mises d’accord en novembre sur le principe d’une force hybride composé de troupes de l’ONU et de l’Union Africaine dont le déploiement se ferait en trois phases. Depuis lors, Khartoum n’a cessé de le retarder par d’innombrables manœuvres diplomatiques et de désistements. Neuf mois après la résolution des Nations Unies et six mois après l’accord sur la force hybride, nous sommes toujours loin d’un soutien significatif de l’ONU aux forces de l’Union Africaine au Darfour. Et ce, en majeure partie, à cause de l’obstruction du gouvernement soudanais et d’une approche internationale morcelée.

L’Union européenne et ses pays membres ont un rôle clef à jouer pour augmenter la pression sur Khartoum dans le but mettre fin à ses atermoiements, en faisant payer aux leaders soudanais le prix de leur constante intransigeance. Le gouvernement américain travaille de plus en plus dans ce sens, mais n’obtiendra seul que peu de résultats. Il existe des mesures pratiques que l’Union européenne pourrait mettre en place et qui pourraient très certainement améliorer l’efficacité des efforts entrepris par les Nations Unies.
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Premièrement, les ministres des Affaires étrangères devraient donner suite à l’appel du Parlement européen et imposer des sanctions ciblées à l’égard du gouvernement soudanais. Ces sanctions devraient également viser les personnes associées au gouvernement et qui ont été identifiées par la Commission d’enquête et le panel d’experts de l’ONU comme étant responsables de crimes contre l’humanité au Darfour. Leurs avoirs en Europe devraient être gelés, ainsi que toute autorisation de voyage dans l’Union. Ces dispositions sont d’ailleurs déjà d’application pour certaines personnes responsables de viols massifs des droits de l’homme dans d’autres pays tels le Myanmar et l’Ouzbékistan. Sans oublier le Zimbabwe pour lequel les ministres des Affaires étrangères européens ont décidé ce mois-ci d’allonger la liste des personnes interdites de voyage en Europe.

Deuxièmement, l’Union européenne devrait cibler les revenus du régime soudanais et les afflux d’investissements étrangers dans le pays. Il est crucial que l’Union et ses pays membres mettent en place des législations permettant d’interdire aux entreprises basées dans leur pays de participer directement dans le secteur pétrolier soudanais et les industries associées, tout en prévoyant des dispositions permettant un soutien alternatif au gouvernement autonome du Sud Soudan.

Troisièmement, l’Union européenne devrait mener sa propre enquête dans les comptes offshore des entreprises soudanaises et des avoirs économiques liés au Parti du congrès national, qui détient le pouvoir à Khartoum. Ceci ouvrirait la voie à des sanctions à l’égard des entités commerciales du régime, lesquelles représentent la source principale de financement des milices mandatées par le gouvernement et qui sont responsables d’atrocités au Darfour.
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Aucune de ces mesures ne minerait, en aucune manière, les tentatives d’action au niveau des Nations Unies. Ces sanctions ne feraient pas non plus obstacle aux efforts faits par l’ONU pour relancer le processus de paix entre le gouvernement soudanais et les groupes rebelles ou pour donner une autre chance au dialogue politique. Au contraire, cette double approche pourrait générer un véritable élan en faveur du processus de paix : cela augmenterait la pression sur Khartoum pour qu’il s’engage sérieusement dans les pourparlers de paix et lancerait simultanément un message clair en direction de la communauté internationale - les crimes contre l’humanité perpétrés par Khartoum au Darfour ne seront pas tolérés. Des sanctions ciblées sont les meilleures armes pour dissuader le gouvernement de continuer dans sa quête de victoire militaire, et pour faire de la paix la meilleure option disponible à toutes les parties.

Malgré son jeu de bluff, Khartoum est connu pour répondre à la pression internationale et pour s’engager de fait dans une solution politique. On notera par exemple son adhésion à l’Accord de paix global en 2005 qui mit fin à 20 ans de guerre avec le Sud, au moment même où les demandes de la communauté internationale ont été soutenues par des menaces sévères de sanctions, comprenant entre autres des restrictions de voyage pour les autorités soudanaises et des sanctions à l’encontre de Sudan Airways.

Le désistement perpétuel de l’Union européenne ne fait cependant qu’encourager Khartoum. A l’occasion de leur prochaine réunion les 14 et 15 mai prochains, les ministres des Affaires étrangères européens ont une 21e chance de retenir la leçon et d’appliquer la pression nécessaire pour aider les Nations Unies à mettre fin à l’horreur.

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*Pat Cox, ancien Président du Parlement européen, est membre du Comité de direction de l’International Crisis Group, www.crisisgroup.org

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JUSTICE POUR LES FEMMES AU DARFOUR
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RAPPEL
François BAYROU  était le seul candidat aux Présidentielles française à s'être rendu au DARFOUR.
Voici l'une de ses prises de position:
 

« Les plus graves crimes contre l’humanité se répètent sous nos yeux au Darfour. Il faut un engagement international pour imposer la paix. »

Les coprésidents du Parti démocrate européen, François Bayrou et Francesco Rutelli, se sont rendus au Darfour en février 2005 – malgré un premier refus de visa par le gouvernement du Soudan. François Bayrou a mesuré l’ampleur du drame, et appelé à un engagement international pour imposer la fin du conflit.

« Plus de 200 000 civils morts, 2 millions de personnes parquées dans des camps à l’intérieur du Darfour, 200 000 hommes, femmes et enfants réfugiés au Tchad ! Deux millions et demi de personnes dépendent de l’aide internationale pour l’alimentation et les soins médicaux !

C’est une obligation humanitaire, politique et morale pour les gouvernants français, européens, de faire cesser le martyre du Darfour.

Le refus par le gouvernement soudanais d’accepter l’intervention de soldats de l’ONU, et la poursuite d’opérations militaires extrêmement dures, exigent que la France agisse.

Il faut faire véritablement respecter l’exclusion aérienne (des attaques aériennes précèdent souvent les raids djandjawids). Des appareils radars Awacs et quelques chasseurs y suffiront.

L’Europe doit aussi accroître significativement son aide humanitaire et permettre aux ONG de travailler librement et en sécurité dans les zones de conflit. Elle doit obtenir du gouvernement soudanais qu’il cesse son offensive armée et accepte le déploiement d’une opération de maintien de la paix de l’ONU, afin de mettre un terme à la violence.

Et elle doit obtenir la réouverture en urgence de négociations afin d’aboutir à un accord politique. Cet accord devra prévoir la représentation des Darfouriens aux différents niveaux du gouvernement soudanais, une garantie réelle de désarmement, et une garantie de sécurité au retour, pour les déplacés et les réfugiés.

Nous avons le devoir de faire quelque chose pour mettre fin à cette horreur. » 


 

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